31/07/2026 palestine-solidarite.fr  3min #321848

Le ministère de la Vérité arrive en France : la chasse aux Français libres est ouverte

L'affiche électorale d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2022
[photo d'illustration] - Source: Gettyimages.ru

Par Karine Bechet

Source :  RT

Le 22 juillet, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déposé un projet de loi devant soi-disant protéger la sincérité du scrutin contre les ingérences étrangères. Pour Karine Bechet, ces mesures, qui remettent en cause la liberté d'expression, dépassent le cadre électoral et relèvent d'une véritable logique de contrôle total de la société.

Comme l'a déclaré le Premier ministre, Sébastien Lecornu, en répondant à un sénateur : "La période électorale a quelque chose de sacré dans une démocratie ;  elle mérite une protection particulière."

L'élection est la pierre angulaire de tout système démocratique, car elle permet au peuple, détenteur de la souveraineté, de choisir ses représentants afin qu'ils gouvernent en son nom et dans son intérêt. Dans ce cas, et uniquement dans ce cas, c'est-à-dire quand le pays est gouverné dans l'intérêt de la majorité, les institutions étatiques sont légitimes.

Or, depuis des années, le principe a été inversé : nous sommes gouvernés par une minorité contre la majorité, au service d'intérêts extérieurs.

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Les mécanismes électoraux, sans être parfaits, prévus pour faire émerger la volonté de la majorité, deviennent dès lors problématiques pour ces élites globalistes qui occupent nos pays. Elles ne peuvent ouvertement les remettre en cause sans perdre toute légitimité dans un système démocratique ; elles ne peuvent remettre en cause le système démocratique sans devoir assumer leur caractère totalitaire. Et l'abstentionnisme, gagné à force de discréditer les élections, ne suffit plus à les maintenir au pouvoir avec assurance.

Il faut donc manipuler les esprits et limiter la liberté d'expression, puisque toute critique risquerait de leur faire perdre les élections, chaque candidat rivalisant avec l'autre par son impopularité réelle. Un peuple, une élite, une voix. Et surtout, aucune réflexion.

Le gouvernement s'y emploie. Ses prédécesseurs avaient déjà voulu "protéger" les élections en prévoyant des amendes en cas de diffusion de "fausses nouvelles", dont la définition est particulièrement subjective, car fondamentalement politique. Mais le texte n'avait pu aller assez loin.

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