01/08/2026 french.presstv.ir  4min #322045

Un général américain avertit que Washington ne dispose plus des moyens suffisants pour défendre Israël face à l'Iran

Un haut responsable militaire américain a averti que son commandement ne dispose plus d'un nombre suffisant de destroyers pour protéger le régime israélien contre les missiles lancés par l'Iran et ses alliés.

Dans un rapport exclusif publié ce samedi 1ᵉʳ août, le Washington Post révèle que le général Alexus Grynkewich, commandant du Commandement européen des États-Unis (EUCOM), a adressé un avertissement écrit au Pentagone, l'informant que les forces navales placées sous son autorité ne disposent plus des moyens suffisants pour poursuivre la défense d'Israël contre les missiles balistiques entrants.

Le quotidien cite des responsables américains, s'exprimant sous couvert d'anonymat, qui indiquent avoir consulté la correspondance confidentielle échangée entre le général Grynkewich et le département américain de la Guerre.

Dans cette lettre, le général prévient que, sans le déploiement d'un destroyer supplémentaire de l'US Navy, son commandement sera contraint de donner la priorité à la défense du territoire des États-Unis plutôt qu'à celle du régime israélien.

Le général Grynkewich dirige le Commandement européen des États-Unis, chargé de coordonner les opérations militaires en Méditerranée orientale, où des destroyers et d'autres moyens navals américains sont mobilisés depuis plusieurs années dans le but de défendre Israël.

Dotés de radars de haute performance et équipés de divers systèmes de missiles, les bâtiments de guerre américains sont déployés afin d'intercepter les missiles visant les territoires palestiniens occupés, qu'ils soient tirés par la République islamique d'Iran ou par le Yémen.

 La crainte d'une "réduction dangereuse" des stocks américains de missiles intercepteurs aurait éloigné la perspective d'une offensive de grande ampleur contre l'Iran.

Le Commandement européen est aussi chargé de préparer la défense des territoires couverts par l'OTAN contre une éventuelle attaque russe, Moscou disposant lui aussi de missiles de longue portée capables d'atteindre le territoire continental des États-Unis.

Cet avertissement intervient alors que plusieurs rapports indiquent que les forces armées américaines connaissent une pénurie croissante de munitions, en particulier des missiles intercepteurs, pour faire face aux missiles et drones iraniens visant les bases américaines de la région en riposte aux attaques américaines contre l'Iran.

Une étude publiée par le Centre d'Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS), basé à Washington, indique que les stocks américains de missiles intercepteurs Patriot ont continué de diminuer après l'effondrement du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, suivi de la rupture du mémorandum d'entente conclu à la mi-juin.

Selon cette étude, une précédente évaluation publiée en avril affirmait que 55 % des stocks américains de missiles intercepteurs Patriot ont été déjà consommés. Le rapport le plus récent indique que ce niveau a encore diminué de 10 %.

 La Chambre des représentants des États-Unis a rejeté un projet de loi visant à supprimer l'aide militaire annuelle de 3,3 milliards de dollars accordée à Israël.

Dans une autre analyse, l'Institut de recherche en politique étrangère (Foreign Policy Research Institute) estime que les États-Unis ne produisent qu'environ 600 missiles intercepteurs Patriot par an, tout en soulignant que les stocks existants ont été déjà fortement entamés par les livraisons destinées à l'Ukraine.

Ces évaluations tombent alors que plusieurs analystes estiment que Washington cherche désespérément une issue à la guerre d'agression coûteuse et infructueuse menée contre l'Iran, cinq mois après son déclenchement, marqué par des attaques visant de hauts responsables politiques et militaires iraniens.

Le manque de moyens navals au sein du Commandement européen intervient alors que le Pentagone a concentré près de deux douzaines de navires de guerre dans les eaux situées au sud de l'Iran et à proximité du Yémen, dans une tentative vaine de briser le contrôle exercé par l'Iran et le Yémen sur les principales voies maritimes de ces régions, à savoir le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb.

 Alors que l'Iran a réaffirmé son attachement au principe de "l'engagement contre l'engagement", les États-Unis poursuivent la violation du mémorandum d'Islamabad.

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