Les forces armées yéménites ont lancé une frappe sur une installation stratégique située à l'intérieur de l'aéroport régional de Najran, dans le sud de l'Arabie saoudite, en réponse aux agressions et au blocus imposés par Riyad à leur pays.
Dans un communiqué publié ce mardi 4 août, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a déclaré que les unités militaires yéménites avaient ciblé cette installation stratégique à l'aide d'un drone kamikaze de conception locale.
Le général Saree a indiqué que la frappe de représailles avait atteint ses objectifs.
Selon le communiqué, cette opération était une riposte à la violation par l'Arabie saoudite de l'espace aérien yéménite au-dessus des provinces de Saada et de Hajjah, dans le nord du pays.
"Nous avertissons l'ennemi saoudien que toute violation de notre espace aérien ne restera pas impunie", a-t-il indiqué.
Le 20 juillet, le gouvernement de Sanaa a décrété un blocus maritime contre l'Arabie saoudite, affirmant que les autorités de Riyad imposaient au Yémen un "siège injuste et oppressif" depuis près de douze ans, "pillant nos ressources et imposant un blocus total".
Depuis lors, les forces armées yéménites ont déclaré avoir lancé des attaques contre des navires saoudiens en mer Rouge.
Le Yémen a empêché le passage de huit pétroliers saoudiens à travers le détroit de Bab el-Mandeb, conformément à la stratégie de "siège pour siège".
L'Arabie saoudite et ses alliés arabes ont imposé un blocus au Yémen dans le cadre d'une guerre à grande échelle menée depuis mars 2015, avec le soutien militaire, politique et logistique des États-Unis et d'autres pays occidentaux.
Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts parmi les Yéménites, sans jamais atteindre son objectif principal : le retour au pouvoir de l'ancien régime yéménite pro-Riyad.
Après un cessez-le-feu fragile négocié par l'Organisation des Nations unies (ONU) en 2022, les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël ont lancé de nombreuses offensives contre le Yémen. Ces attaques visaient à paralyser la capacité de Sanaa à mener des frappes de solidarité contre des cibles israéliennes en réponse à la guerre génocidaire menée par le régime de Tel-Aviv contre la bande de Gaza.
Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et plusieurs autres blessés lors d
