05/08/2026 dedefensa.org  3min #322301

 Europe : la « mort lente » de la « coalition des volontaires » se précise

Une volonté en décomposition tectonique

 Ouverture libre  Une volonté en décomposition tectonique
• Il s'agit de l'avenir incertain sinon catastrophique de ce qu'ils nomment de l'expression pompeuse et fièrement européenne de "coalition des volontaires". • Elle est à court de 'leaders' (!) et elle court derrière un impossible rêve.

4 août 2026 (18H45) - Il est certain que les médias russes regardent avec une sympathie non dissimulée les incertitudes grandissantes de l'étrange "coalition des volontaires" de l'UE formée pour soutenir la guerre en Ukraine, - d'ailleurs bien plus que l'Ukraine elle-même, comme c'est l'évidence. Le soutien européen à Zelenski, qui est devenu largement minoritaire dans son pays dans une fonction qu'il occupe illégalement, représente objectivement un soutier à cette guerre elle-même ; les glorieux dirigeants européens, sans s'aviser grâce aux narrative bien ficelées qu'elle constitue un désastre sans précédent proche du néantissement d'un grand pays européen depuis la Deuxième Guerre mondiale.

En même temps, "l'étrange 'coalition des volontaires'" doit faire face à une menace directe de dissolution,  comme le signalait hier Alexandre Mercouris ; menace par dissolution des leaders bellicistes, menace par hostilité populaire à cette politique. On ajoutera enfin, pour faire bon poids, le "lien transatlantique" qui est devenu plutôt une chaîne affreusement pesante d'une dissociation qui entrave lourdement, quoique de façons différentes, les deux bouts des deux rives.

On retrouve dans le  texte ci-dessous de RT-France un développement détaillé de cette situation. Le même RT, dans sa version anglaise (RT.com), publie  un texte de Fiedor Loukianov sur cette question. On dit bien que nous parlons des "médias russes", dont Korybko précisait justement que même s'ils sont "médias d'État",  ils ne reflètent pas nécessairement l'opinion de la direction suprême, - mais plus certainement, l'opinion de la majorité de la direction russe.

L'ensemble de ces remarques nous conduit à observer sans grand étonnement l'extraordinaire fragilité de la situation européenne et transatlantique, où la plupart des pays suivent une direction de plus en plus considérablement impopulaire, - comme s'il suivait une consigne générale, une course inédite et éperdue à l'impopularité. Au bout de ce chaos, il y a la cohésion en miettes, c'est-à-dire dans les circonstances actuelles l'existence très rapidement compromise de l'UE et de l'OTAN, - ornée d'une potentielle et énorme crise intérieure des USA, une sorte de "guerre civile postmoderne". Il n'est d'ailleurs et évidemment, nullement assuré (voir la remarque sur Korybko) que cela satisfasse la prudence et la recherche de l'équilibre d'un Poutine et de sa Russie qui devraient nécessairement tenir un rôle essentiel dans ce chaos, - et quel rôle, justement ? Certainement pas celui d'un conquérant, d'une sorte de Tamerlan-napoléonien ; on a passé l'âge des aventures et des guêpiers pour pervers-narcissiques comme le montre le sort du pauvre Trump.

Il s'agit là d'une des passionnantes incertitudes, égarées dans un énorme simulacre, enrobées dans l'épaisseur effrayante du mystère des grandes secousses tectoniques et cosmologiques de notre  GrandeCrise... En toute simplicité churchillienne.

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