Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a déclaré que la reconnaissance par les médias étrangers de l'échec du président américain, Donald Trump, dans la guerre contre l'Iran est le fruit des efforts déployés par les médias révolutionnaires iraniens pour contrer la campagne de désinformation de l'ennemi.
Dans un communiqué publié ce samedi 8 août à l'occasion de la Journée nationale des journalistes, le CGRI a salué le rôle des journalistes dans l'accès du public à l'information et la préservation de l'espoir, de la vigilance et de la vérité face à des circonstances difficiles.
"Aujourd'hui, la région et le monde sont témoins de l'une des batailles les plus complexes et lourdes de conséquences de l'histoire contemporaine", indique le communiqué, faisant référence aux deuxième et troisième guerres d'agression menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé conjointement une guerre d'agression non provoquée contre l'Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei et de hauts responsables iraniens. Ils ont en outre pris pour cible une école primaire à Minab, dans le sud du pays, faisant 168 victimes parmi les enfants, les enseignants et les parents.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé de puissantes attaques de représailles contre les intérêts américains et israéliens dans la région, infligeant de lourdes pertes à la coalition d'invasion.
Le CGRI a constaté que, malgré les tentatives militaires et médiatiques de Washington et d'Israël, ces derniers n'avaient pas atteint leurs objectifs déclarés. Au contraire, les conflits ont mis en lumière une impasse stratégique, des divisions au sein des alliés occidentaux et le déclin de leur influence. "Les médias internationaux, reconnaissant l'échec de Washington à vaincre la République islamique d'Iran, parlent ouvertement de la"défaite"de Trump et du"piège qu'il s'est lui-même tendu"dans sa guerre contre l'Iran", indique le communiqué.
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a ajouté que certains médias avaient décrit les accords conclus comme n'étant guère plus qu'un "document de capitulation des États-Unis" face aux capacités de défense et au pouvoir de négociation de l'Iran.
Selon le communiqué, de telles évaluations démontrent la force militaire et la dissuasion active de l'Iran, qui sont le résultat de décisions stratégiques des dirigeants du pays, de la résilience du peuple iranien et du soutien apporté aux forces armées.
L'ancien secrétaire américain à la Défense estime que Trump a entraîné les États-Unis dans une "guerre impossible à gagner" contre la République islamique d'Iran.
Le CGRI a également salué le rôle des médias iraniens, affirmant que "les efforts intelligents et précis des médias révolutionnaires" avaient contribué à contrer la désinformation et les propagandes.
Le communiqué a par ailleurs fustigé les ennemis de l'Iran pour l'utilisation d'une gamme d'outils de guerre hybride et de cyberguerre, notamment l'intelligence artificielle, afin de déformer les faits.
"L'expérience des troubles, en particulier les événements des 8 et 9 janvier 2026, nous a appris que la dimension médiatique de la sédition est l'élément le plus complexe et le plus crucial de cette équation", a déclaré le CGRI.
"Le premier récit reviendra à celui ou celle qui sera le plus rapide à entrer sur le terrain, tout en faisant preuve de précision et de discernement."
Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a également salué les journalistes qui, durant la récente agression contre le pays, étaient pleinement mobilisés pour assurer une couverture rapide des événements, rendre compte de la présence et de la résistance des civils, relater les souffrances endurées par les victimes et leurs familles, et mettre en lumière une solidarité nationale sans précédent qui s'est fait jour à travers le pays.
Le CGRI a notamment rendu hommage aux journalistes qui ont poursuivi leur travail malgré les menaces et les conditions dangereuses, précisant que certains avaient perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions.
À l'occasion de la Journée nationale des journalistes, le CGRI a félicité les journalistes et les professionnels des médias, les qualifiant de "combattants en première ligne de la sensibilisation et de la plume" qui défendent "le front du récit et de la vérité".
Les forces israéliennes ont attaqué des journalistes, dont la correspondante de PressTV, Naqqa Hamed, qui couvraient un raid sur le camp de réfugiés de Qalandiya, en Cisjordanie occupée.
