08/08/2026 french.presstv.ir  4min #322716

Sans changement de comportement des États-Unis, l'Iran maintient la fermeture du détroit d'Ormuz (Zolghadr)

Téhéran n'assouplira pas les restrictions imposées au transit par le détroit d'Ormuz tant que Washington ne changera pas véritablement son comportement, a fait savoir le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d'Iran (CSSN), Mohammad Bagher Zolghadr, dans un message publié ce samedi 8 août.

D'après ses termes, le CSSN ne fait aucune concession susceptible de porter atteinte aux droits du peuple iranien, que ce soit dans la guerre ou dans les négociations.

Dans son message diffusé à l'occasion de la Journée nationale du journaliste, M. Zolghadr a énuméré six conditions principales que l'Iran considère comme indispensables à la réouverture du détroit d'Ormuz, parmi lesquelles figurent l'engagement des États-Unis à s'abstenir de menacer ou d'insulter les croyances sacrées de la nation iranienne, la cessation définitive de toute agression contre l'Iran et ses alliés régionaux, à savoir l'Irak, le Liban, la Palestine et le Yémen, la levée du blocus naval et de toutes les sanctions, le retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, le déblocage des avoirs iraniens gelés, ainsi que le versement de réparations pour les dommages résultant des deux guerres d'agression.

Le secrétaire du CSSN a affirmé que ces conditions correspondent aux revendications exprimées par des millions d'Iraniens descendus dans les rues pour soutenir leur gouvernement et leur pays depuis le début de l'agression, le 28 février.

Ces remarques ont été formulées alors que l'Iran a imposé des restrictions au transit par le détroit d'Ormuz dès les premiers jours de la guerre d'agression américano-israélienne. Cette voie maritime stratégique assure un cinquième de la demande mondiale de pétrole ainsi qu'un tiers de l'approvisionnement mondial en engrais.

En Iran, les responsables affirment que les États-Unis ont violé le mémorandum d'entente d'Islamabad en tentant d'établir un nouvel itinéraire dans le détroit, à proximité des côtes omanaises.

Aux termes de l'article 5 de ce mémorandum, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz doit revenir à son niveau normal dans un délai d'un mois.

Alors que l'Iran a honoré ses engagements en assouplissant les restrictions et en permettant au transit de retrouver, en l'espace de deux semaines, 60 % de son niveau normal, Washington n'a non seulement pas respecté ses engagements, mais a également repris ses frappes aériennes contre le pays.

Y réagissant, la République islamique d'Iran a déclaré de nouveau la fermeture du détroit.

 Le détroit d'Ormuz reste fermé à la navigation commerciale normale, contrairement aux allégations du président américain, Donald Trump.

Depuis lors, l'Iran a engagé des négociations distinctes avec Oman, médiateur régional de longue date entretenant des relations étroites à la fois avec Téhéran et Washington, afin de définir les modalités de gestion de cette voie maritime stratégique.

Ces discussions portent notamment sur la mise en place d'un nouveau cadre juridique et d'un mécanisme de gestion du trafic maritime dans le détroit, y compris la définition d'un itinéraire de navigation temporaire qui pourrait servir de base à un dispositif permanent.

 Le Parlement iranien examine un projet de loi visant à réglementer le transit par le détroit d'Ormuz.

Cependant, Téhéran a clairement indiqué qu'un accord avec Oman ne garantira pas automatiquement la réouverture complète du détroit.

À ce propos, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré ce samedi qu'un accord avec Oman est proche, tout en soulignant que la reprise d'un transit normal reste subordonnée à d'autres conditions, notamment à l'indemnisation par les États-Unis de l'Iran pour les violations du mémorandum d'entente d'Islamabad.

Dans le même ordre d'idées, le porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général de brigade Hossein Mohebi, a affirmé que la réouverture du détroit d'Ormuz dépend de l'acceptation pleine et entière par Washington des conditions posées par Téhéran et de la fin de son ingérence dans les affaires régionales.

 La République islamique d'Iran et le Sultanat d'Oman se rapprochent d'un accord sur un itinéraire temporaire de navigation dans le détroit d'Ormuz. (Abbas Araghchi)

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