Les États-Unis ont déployé leurs technologies militaires les plus avancées, notamment l'intelligence artificielle, au cours de la récente guerre contre l'Iran, sans pour autant parvenir à réaliser leurs machinations. Ils ont été vaincus face à la résilience institutionnelle, la cohésion idéologique, l'unité et la détermination nationale des Iraniens a affirmé le porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général de brigade Hossein Mohebi.
S'exprimant ce lundi 10 août lors d'une cérémonie dans la province de Qazvin, le général Mohebi a évoqué les systèmes employés par les États-Unis au cours de la récente agression, en expliquant que ceux-ci collectaient et traitaient des données provenant de satellites, de drones, de radars, de capteurs ainsi que de rapports de renseignement recueillis sur le terrain, avant de les exploiter dans le processus de prise de décision.
"Parallèlement à ces systèmes, d'autres dispositifs ont été utilisés pour identifier les cibles, évaluer les dégâts et suivre les ressources humaines. En fait, l'intelligence artificielle était au cœur de la coordination d'une grande partie de ce réseau technologique", a-t-il poursuivi.
Dans la foulée, le porte-parole du CGRI a qualifié cette guerre d'"expérience sans précédent en matière d'utilisation des technologies de pointe", soulignant que les États-Unis ont engagé sur le champ de bataille leurs technologies les plus avancées, mais qu'ils ont finalement échoué dans ces domaines.
"L'intelligence artificielle analysait les cibles sur la base des données qu'elle recevait de différentes sources, mais elle n'a pas été en mesure de surveiller la puissance institutionnelle et idéologique de la République islamique d'Iran", a-t-il indiqué.
Mettant en avant les capacités technologiques de l'Iran, le général Mohebi a souligné que le pays a eu recours à ses capacités en matière de missiles et de drones pour détruire le réseau de puissance de l'ennemi.
"Les missiles iraniens ne sont plus de simples projectiles lancés depuis un point pour atteindre un autre. Ils disposent de capacités de guidage et de manœuvre, et certains peuvent modifier leur trajectoire en cours de vol afin de contourner les systèmes anti-aériens de l'ennemi", a-t-il expliqué.
Au cours de cette guerre technologique, la République islamique d'Iran s'est efforcée de prendre pour cible les composantes du réseau de puissance de l'ennemi, a-t-il réaffirmé, précisant que ces actions ne se limitaient pas seulement à infliger des dommages matériels aux bâtiments et aux équipements.
"Lorsqu'un système de traitement des données est pris pour cible, il ne s'agit pas simplement de détruire un bâtiment, mais de frapper une partie de la capacité de prise de décision de l'ennemi. De même, lorsqu'un système de défense aérienne est détruit, ce n'est pas seulement un missile ou un équipement qui est mis hors d'usage, mais une partie du réseau de défense aérienne de l'ennemi qui est endommagée", a-t-il expliqué.
Ailleurs dans ses remarques, le porte-parole du CGRI a mis l'accent sur le rôle des médias dans la guerre moderne, soulignant que les conflits contemporains ne se limitent plus aux équipements militaires et aux missiles.
"Aujourd'hui, la guerre n'est pas seulement une guerre d'équipements et de missiles ; c'est aussi une guerre de récits, de perceptions et de technologies, et les professionnels des médias se trouvent en première ligne de ce champ de bataille", a-t-il déclaré.
Il a qualifié la récente agression américano-israélienne contre l'Iran de "guerre hybride" couvrant plusieurs domaines, les médias constituant l'un de ses principaux théâtres d'affrontement.
"En raison de son influence considérable sur l'opinion publique, le média peut préserver des moments de l'histoire", a-t-il déclaré, soulignant que les médias ont la responsabilité de documenter les différentes dimensions du conflit, tant pour les générations actuelles que pour les générations futures.
"Aujourd'hui, les médias ne sont pas simplement des narrateurs ; ils sont également des producteurs de récits et de réalités. Ils façonnent les perceptions, créent de la compréhension et offrent à leur public une nouvelle lecture de l'environnement qui l'entoure", a-t-il conclu.
Le CGRI salue le rôle des journalistes dans l
Pour rappel, les États-Unis et le régime israélien ont lancé, le 28 février, leur guerre d'agression illégale contre l'Iran, en assassinant le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts commandants militaires.
Le 8 avril, quarante jours après le déclenchement de la guerre, les agresseurs ont été contraints d'accepter un cessez-le-feu, sous l'effet de la résistance iranienne, des opérations de représailles menées par les forces armées de la République islamique d'Iran et du contrôle exercé par Téhéran sur le détroit d'Ormuz.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé le mémorandum d'entente d'Islamabad, mais les États-Unis l'ont violé, en frappant l'Iran.
En riposte, les forces armées iraniennes ont mené des attaques dévastatrices contre des cibles américaines stratégiques à travers l'Asie de l'Ouest.
