12/08/2026 reseauinternational.net  6min #323036

 Amérique du Sud : la Colombie frappée par un séisme de magnitude 7,4

Séisme en Colombie : au moins 132 morts dans le Chocó

par Nouvelle Aube

Un séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie lundi matin. Le bilan provisoire atteint 132 morts et 570 blessés. L'épicentre se situait près de San José del Palmar, dans le Chocó, à 107 kilomètres de profondeur. Le président Abelardo De La Espriella a déclaré l'état de catastrophe nationale. Plus de 1575 habitations sont endommagées et 61 bâtiments se sont effondrés. Aucun risque de tsunami n'a été signalé.

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Un puissant séisme en Colombie a frappé l'ouest du pays lundi matin. La secousse, de magnitude 7,4, a fait au moins 132 morts et 570 blessés. Ce bilan provisoire émane de l'Association colombienne des capitales.

Les autorités redoutent une aggravation dans les heures à venir. En effet, plusieurs localités du département du Chocó restent difficiles d'accès. Par ailleurs, les communications téléphoniques demeurent perturbées dans la zone touchée.

Un séisme en Colombie ressenti jusqu'au Panama

L'épicentre a été localisé près de San José del Palmar, dans le département du Chocó. Le foyer se situait à 107 kilomètres de profondeur. Une réplique de magnitude 5,0 a suivi la secousse principale.

Cette profondeur importante a limité la destruction totale des zones proches de l'épicentre. Cependant, elle a élargi le rayon de propagation des ondes. C'est pourquoi les habitants ont senti la terre trembler très loin du Chocó.

Les secousses ont ainsi été ressenties en Équateur et au Panama. De plus, plusieurs grandes villes colombiennes ont vécu de longues minutes de panique. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue.

Les services de surveillance n'ont signalé aucun risque de tsunami. Cette absence d'alerte concerne aussi bien la côte pacifique colombienne que les côtes nord-américaines. La profondeur du foyer explique en grande partie cette situation.

Le bilan humain et matériel s'alourdit

Le président Abelardo De La Espriella a déclaré l'état de catastrophe nationale. Il a également pris la tête des opérations d'urgence. Cette décision débloque des moyens exceptionnels pour les secours.

Le chef de l'État a fait état de 1575 habitations endommagées. En outre, 61 bâtiments se sont effondrés. De nombreuses infrastructures scolaires et sanitaires figurent parmi les structures touchées.

Ces dégâts frappent une région déjà fragile. Le Chocó compte en effet parmi les départements les plus pauvres de Colombie. Ses habitants, majoritairement afro-colombiens et autochtones, subissent depuis des décennies un sous-investissement chronique.

La destruction d'établissements de santé complique fortement la prise en charge des blessés. Les équipes médicales travaillent parfois à l'extérieur, sous des tentes improvisées. De plus, les évacuations vers Cali ou Medellín restent difficiles.

Les écoles endommagées inquiètent également les autorités locales. Des milliers d'élèves risquent une interruption prolongée de leur scolarité. Les municipalités réclament donc un plan de reconstruction rapide.

Le trafic aérien perturbé par le volcan Puracé

Plusieurs aéroports ont suspendu leurs opérations après la catastrophe. Les cendres volcaniques émises par le volcan Puracé expliquent une partie de ces fermetures. L'autorité aéronautique colombienne a privilégié la sécurité.

Le Service géologique colombien maintient une alerte orange sur le Puracé. L'institution a toutefois précisé un point important. Selon elle, le séisme et l'activité du volcan ne sont pas liés.

Les liaisons vers Quibdó, Cali, Buenaventura ou Popayán ont été touchées. Cette paralysie ralentit l'acheminement de l'aide humanitaire. En revanche, les convois routiers ont pu atteindre certaines communes dès lundi soir.

Des secours ralentis par le relief

Le Chocó présente un terrain particulièrement hostile. La forêt tropicale y couvre l'essentiel du territoire. De plus, les routes praticables restent rares et souvent coupées.

Les secouristes progressent donc lentement vers les villages isolés. Les hélicoptères assurent une partie des rotations. Toutefois, les cendres du Puracé compliquent aussi ces vols.

Les habitants s'organisent en attendant les renforts. Ainsi, des chaînes humaines déblaient les gravats à mains nues. Les autorités locales réclament davantage de matériel lourd.

Les familles sinistrées manquent d'abord d'eau potable. Ensuite viennent les abris, les couvertures et les médicaments. Le carburant fait également défaut dans plusieurs communes.

La saison des pluies aggrave par ailleurs la situation. Les glissements de terrain menacent en effet les zones fragilisées. C'est pourquoi les évacuations préventives se multiplient.

Une région exposée à un risque sismique majeur

La Colombie se situe sur la ceinture de feu du Pacifique. Trois plaques tectoniques se rencontrent dans cette zone : Nazca, Caraïbe et Amérique du Sud. Ainsi, le pays enregistre chaque année des milliers de secousses.

Le Chocó connaît bien ce type de catastrophe. En 1995, un séisme de magnitude 6,6 avait déjà frappé le département. Les habitants gardent un souvenir douloureux de cet épisode.

Les experts rappellent une leçon constante. Ce n'est pas la magnitude seule qui tue, mais la qualité du bâti. C'est pourquoi les normes parasismiques et les contrôles de construction restent décisifs.

Plusieurs pays ont annoncé une aide d'urgence. Les États-Unis ont notamment promis une enveloppe de 15,5 millions de dollars. D'autres offres d'assistance sont attendues dans les prochains jours.

La Türkiye dispose pour sa part d'une expertise reconnue en matière de secours post-sismiques. L'AFAD et les équipes turques de recherche et sauvetage interviennent régulièrement à l'étranger. Leur expérience acquise après le séisme de février 2023 pourrait s'avérer précieuse.

Bilan provisoire

Le séisme en Colombie du 10 août 2026 restera parmi les plus meurtriers de la décennie. Le bilan de 132 morts demeure provisoire. Les équipes de secours poursuivent leurs recherches sous les décombres.

L'urgence porte désormais sur trois priorités. Il faut d'abord retrouver les disparus. Ensuite, il faut reloger les sinistrés. Enfin, il faut rétablir les services de santé et d'éducation.

La reconstruction du Chocó posera une question politique de fond. Cette région marginalisée réclame depuis longtemps des infrastructures dignes. Le séisme vient brutalement rappeler le coût humain de cet abandon.

source :  Nouvelle Aube

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