
par Antithèse
Le choc pétrolier iranien, causé par la fermeture du détroit d'Ormuz, devait mettre le monde à genoux.
La grave récession n'a jamais eu lieu.
Quand l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, les analystes annonçaient un baril à 200 dollars et un effondrement en cascade. Rien de tout cela n'est arrivé. Pourquoi ?
C'est la Chine qui a discrètement désamorcé la bombe En quelques semaines, Pékin a réduit ses importations de brut de plusieurs millions de barils par jour, puisé dans ses réserves stratégiques colossales et fait basculer une partie de sa production industrielle vers le charbon.
Une manœuvre d'une ampleur inédite, menée sans annonce officielle, sans sommet de crise, sans communiqué de victoire.
Résultat : les prix mondiaux ont à peine bronché, pendant que Washington s'attribuait le mérite d'une accalmie qu'il n'avait pas provoquée.
Analyse de Martin Bernard, fondateur d'Antithèse.
source : Antithèse
