15/08/2026 dav8119.substack.com  10min #323323

Trais psychopathiques de la politique

 Davy Hoyau

En informatique les "traits" sont un mécanisme de réutilisation du code.

Il est très fréquent que le psychisme - où tout sert à tout - réutilise des procédures connues pour les appliquer à de nouveaux cas. C'est ce qui permet les déplacements et en fin de compte les rééquilibrages.

Par exemple si quelqu'un est effrayant, au fond il est effrayé. S'il est très timide, sa violence gronde. Le même mécanisme est à l'œuvre dans de nombreux cas qui paraissent opposés.

Ici on va prendre des caractères du pervers-narcissique et les appliquer à l'échelle sociale. C'est un exercice douteux de faire cela, car dans un changement de cadre il y a un changement de définition des mots, de niveau de complexité des processus, et de l'orientation des dynamiques (Une cause peut être un effet, un effet peut engendrer une cause).

Mais c'est quand même intéressant de noter les parallèles. En particulier on se dit que la perversion-narcissique est instillée dans la population. Qu'est-ce qui agit sur elle ? Quel est ce démon qui maltraite les foules ? Et de quoi ce démon est-il le nom ?

La perversion-narcissique, dans son acception grandiloquente (elle peut aussi être cachée) consiste mécaniquement en une incapacité à délimiter son identité-propre. Elle déborde sur les autres. Et deuxièmement elle se caractérise - selon moi - par une insuffisance structurelle dans la perception de la réalité, qui est ramenée aux seuls et pauvres concepts connus, déformée, pour être plaquée sur ce qu'il est possible de comprendre. Et le PN n'est pas capable de comprendre grand-chose, il est très stupide (1), comme le dit la vidéo qui nous sert de fil pour cet essai.

Par contre c'est aussi un véritable expert concernant l'égo, qu'il laisse s'exprimer sans frein, et qui est le même pour tous les êtres humains, ou vivants. C'est cette pulsion de vie qu'on appelle un démon. Il n'est pas fait pour réfléchir, il est fait pour hurler.

Et précisément le système social est un organisme qui hurle. Il est d'une très faible complexité, et il est pour autant doté des mêmes pulsions que n'importe quelle chose vivante : il veut survivre. C'est donc intéressant de considérer le système comme un démon qui hurle, et d'observer comment il incite le monde à s'aligner sur ses désirs irrationnels et non-constructifs.

Ainsi on pourra se poser les questions sur le rôle de la conscience, son fonctionnement, et comment elle peut, mécaniquement avec des concepts minimalistes, moduler ces pulsions et en faire ; non ; en tenir compte ? Non ; y répondre ? non toujours pas ; agir de façon à ce qu'elles se taisent ; non ; de façon à ce qu'elles n'aient pas lieu d'être. Ok. Agir de façon à ce qu'elles n'aient pas lieu d'être.

Il s'agit véritablement d'une action autonome, axée sur un autre sujet, portée par d'autres considérations, désaliénée de ces hurlement incessants, et relativement peu attachée à en attendre quelque chose. L'action consciente n'a pas d'autre choix que de viser des choses concrètes uniquement. Si quelqu'un dit du mal et hurle, ou dit du bien et vous complimente, ce n'est pas un but objectif, ce n'est qu'une des expressions possibles d'une des conséquences logiques de ce que nous avons fait.

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La pseudo-humilité empêche la sagesse.

On ne cesse de voir ces politiciens qui font usage de cette pseudo-humilité. Les politiciens sont, avec les médias, une des voix hurlantes du système.

La sagesse n'est pas très voyante ou tonitruante. Elle est efficace à long-terme, et semble fade pour répondre aux urgences. Elle n'est rendue consistante que par l'expérience, mais celle-ci comme on va le voir, reste inexistante.

- L'incapacité à comprendre les autres empêche de se contrôler.

Le système n'a pas à comprendre les humains et ne dispose d'aucun moyen de les entendre. Il ne relève de leur présence que leur activité économique. Il faut se mettre à la place de cet organisme sourd et aveugle dans une grotte qui n'entend que des tremblements. Il fait des tests pour que ça vibre plus fort. Cela l'inquiète s'il n'entend rien.

Et nous on passe notre temps à essayer de contenter une bête qui ne capte de l'univers que la quantité d'argent.

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L'empathie cognitive empêche d'entrer en résonance avec l'autre.

Ici on parle des médias et des politiciens. Ils agissent comme des robots qui simulent une compréhension de façade. Le robot peut simuler des expressions faciales relativement moyennement appropriées, avec de la chance. En tous cas il y a toujours des gens pour qui ces réactions sembleront appropriées et signifiantes.

Mais à aucun moment on ne pourra compter sur eux pour nous comprendre à demi-mots, ou sentir dans son corps ce qui n'arrive jamais à être exprimé de façon concrète. La communication est d'office viciée. Et dans ce cas il ne reste que la violence.

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Le trouble de répétition correspond à l'incapacité de reconnaître ses erreurs, qui est due à l'incapacité à fixer les souvenirs, qui sont sans cesse réécris au point qu'ils deviennent fuyants, et qu'on ne sait plus ce qui est vrai ou faux.

Ici on parle de la foule. C'est à dire qu'elle est mise en situation de se comporter comme un PN par la réécriture constante de l'histoire, par les médias. C'est normal que "la voix du système" n'aie pas les outils pour fixer les souvenirs. Ils reposent sur la sagesse populaire, la conscience sociale, la culture, l'intelligence collective. Mais cette voix est tonitruante, constante, convaincante, et elle parvient à procéder à un lavage de cerveau des foules.

Les erreurs du passé restent les mêmes que celles d'aujourd'hui (on le voit avec le néonazisme) principalement car les mécanismes à l'œuvre restent assez obscurs. Le mal peut se cacher et germer ailleurs.

Et le fait de ne plus savoir ce qui est vrai ou faux, bien ou mal, est assez caractéristique d'un syndrome de stress post-traumatique complexe consécutif à la pression chronique du pervers-narcissique que représente "le système".

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Le rejet de l'autorité engendre le stress qui dégrade les défenses et conduit à des actes insensés, puis à l'autodestruction.

Nous ici on a une autorité qui est de façade, autoritaire au sens totalitaire. L'autorité, la vraie, est celle qui découle de façon fluide et naturelle d'une personne qui a fait ses preuves et à laquelle on accorde sa confiance et une forme de respect quand elle tient des propos qui surpassent les analyses dont nous sommes capables. C'est assez rare. Ce sont surtout des relations intensément affectives qui produisent cet effet. Ou parfois, cela se passait dans l'histoire, quand on savait que le leader était une bonne personne, dévouée au bien du peuple.

On a donc une fausse-autorité, c'est à dire une absence d'autorité, déguisée en oppression par le chantage avec usage systématique de la force répressive, qui se targue d'éduquer les gens. Ce sont nos politiciens actuels. A partir de là il est naturel que cela se décline en tentatives mortifères de défier le pouvoir.

Mais on peut aussi lire cette phrase dans l'autre sens, en partant du thème de l'autodestruction, qui est le caractère principal du système. L'autodestruction - qui est certaine et facile à prévoir - s'exprime par des actes insensés (les guerres, l'éradication écologique, la destruction de l'ADN) qui fait perdre les défenses qui font que l'autorité n'est plus que l'ombre d'elle-même.

C'est une boucle cybernétique de renforcement entropique.

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Le PN pense avoir droit à un traitement de faveur sans avoir rien fait de valable, et refuse de s'engager, non par paresse, mais par démission.

Ici pardon mais on voit Israël, le fer-de-lance de l'autodestruction du système. Il se prétend doté de droits spéciaux, au-dessus des lois, de la morale, et doté d'une raison propre. Pour autant, à aucun moment il n'accomplit quoi que ce soit de valable qui justifierait cette "supériorité". Au contraire, il n'a rien besoin de prouver, ce sont les autres qui ne le comprennent pas. Les autres ont un problème avec les gens comme eux, et il faut les éduquer et les soumettre.

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Le PN est immature, naïf, crédule, justement parce qu'il est trop confiant en lui. Alors, par mimétisme, il se prétend faussement immature, naïf, crédule, justement pour manipuler l'autre. Et comme sa manipulation est trop grossière, il pratique le lavage de cerveau afin de la rendre plus crédible. En même temps, il n'y a personne de plus suggestible et facile à manipuler que lui.

En particulier ici on pense à la rencontre entre Israël et les États-Unis, où on ne sait pas trop qui manipule qui. Notamment - et ceci est très bien documenté malgré ce qu'en disent d'autres - le ministre israélien a agi comme un véritable chirurgien du cerveau sur celui du président américain, pour en faire ce qu'il voulait, ce dont il se vante. Notamment cela a conduit à la guerre contre l'Iran et l'assassinat des plus hauts dignitaires ; ce qui a bien sûr précipité l'autodestruction de "l'empire du chaos, du mensonge, du pillage et de la piraterie" pour reprendre les mots de Pepe Escobar (2).

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Le PN est déloyal envers lui-même. Il n'a pas de centre de gravité de l'identité. Il est influençable à l'égard des apports extérieurs, des hobbies, des lubies, des modes, et en bref c'est la dernière information qui détermine tout. Cela en raison du fait qu'il n'a pas de mémoire, puisqu'elle s'associe à ses différentes identités. Il ne peut pas voir le contexte.

D'une part ici on a les états qui violent leurs propres lois. On reconnaît aussi les accusations contre la Russie qui font table rase du contexte. Et enfin on voit les pays de l'Europe qui sont grignotés, subissent une ingérence caractérisée de la part d'un consortium qui a été placé là justement pour les mettre sous la coupe de l'empire du chaos et du mensonge.

Et d'autre part on a l'état d'esprit des populations dont il est bien connu qu'elles votent en fonction de la dernière information en date, qui est précisément mise en scène afin d'obtenir les effets escomptés.

L'effet de mode, la néophilie, l'impermanence des biens matériels considérés comme des soutiens psychologiques, ce qu'on appelle aussi le matérialisme, est vraiment une expression de ce trait de caractère.

Les choses vont toujours par deux dans les deux sens opposés, on attache un rôle de soutien psychologique aux objets, et en même temps leur obsolescence est programmée. On change d'avis comme de vêtements, ou encore on change d'amis comme de chaussettes, et en même temps on est particulièrement dysmorphique selon les environnements. Là on parle assez précisément de la génération Z comme Zombie. La génération la plus trivialement manipulable de tous les temps. On en fait ce qu'on veut. Ils servent de pions dans les guerres hybrides.

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Les défenses alloplastiques sont un locus de contrôle externe paralysant. La paranoïa d'un monde hostile s'exprime par l'hésitation, le retrait, le sentiment de persécution.

Il s'agit de déporter à ce sur quoi personne n'a de contrôle - le monde, la nature, la "réalité" - les sources d'angoisse qui en réalité procèdent d'une situation de vie problématique qu'il convient d'adresse directement. Mais au lieu de cela, qui requiert quand même de s'en prendre au Système, on va chercher des explications plus simples quoi que terrifiantes, qui ont l'avantage de compenser un terrible sentiment d'insignifiance.

C'est là qu'on parle de théorie du complot, de monde holographique, de terre plate, comme de symptômes paranoïaques de situations de vies qui ne sont pas possibles à résoudre quand on est seuls - alors-même que ces théories nous isolent.

Il y a dans cette défense alloplastique le fait de faire reposer sur "la nature" - et ça c'est très nouveau à l'échelle de l'humanité - le fait qu'elle soit mal faite, dangereuse, qu'elle puisse créer des virus mortels, des maladies, ou de considérer la vieillesse comme une maladie. Toutes les manières qu'ont les humains de s'opposer à la nature en croyant mieux faire qu'elle, en la réparant, en la domptant, et décidant de tout à sa place, relèvent totalement de la psychose.

Cela met à l'écart le fait que la nature est par définition parfaite, au point que c'est elle-même qui nous a créé et qu'on en fait partie, et non qu'on est tombés du ciel dans une nature sauvage et hostile. Tout notre ADN, que les scientifiques sont si fiers de léser définitivement, n'est que la somme cumulée de tous les virus ayant existé sur Terre, afin justement de les intégrer dans un fonctionnement harmonique. Mais tout cela, ça les dépasse.

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En terme général le traumatisme est l'abandon du modèle qu'on se faisait du monde par un événement stochastique et imprévisible. Le PN est en guerre permanente contre un "objet malfaisant", qui est au centre de son incompréhension du monde, de ses privations, et du gâchis de son potentiel.

Il n'y a pas de meilleure définition à la "guerre sans fin" qui est menée consciemment contre un "objet malfaisant" qui se miroite dans quiconque remet en cause les fondements du système de l'autodestruction.

Et il n'y a pas d'autre moyen de s'en sortir que de prendre conscience de ces mécanismes qui sont à l'œuvre, pour les dépasser, et au lieu de les voir comme des ennemis, en faire les indicateurs indirects de ce qu'il faut améliorer, si on veut survivre en tant qu'humanité.

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1 Why Narcissist APPEARS So STUPID (Borderlines and Psychopaths, too, sometimes !) - YouTube

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