La France fait face à une nouvelle menace cyber. Après avoir revendiqué plusieurs intrusions visant notamment l'administration fiscale et un prestataire de Santé publique France, le groupe ZeroBytes a menacé le gouvernement de nouvelles cyberattaques, affirmant avoir déjà dérobé des centaines de milliers de données sensibles.
Les pirates, qui se présentent comme Français, affirment rechercher les failles des sites ministériels et revendre les informations dérobées au plus offrant. Ils disent avoir déjà obtenu plusieurs dizaines de milliers d'euros, sans que ces déclarations puissent être vérifiées indépendamment.
ZeroBytes affirme avoir extrait 43 gigaoctets de données de l'Éducation nationale, soit environ 2 500 fichiers et 346 millions de lignes brutes, susceptibles de concerner des élèves, parents et personnels. Le ministère, qui n'a pas confirmé ce périmètre, avait annoncé une intrusion survenue le 25 juillet après l'usurpation d'un compte professionnel.
Deux cyberattaques ont récemment touché des institutions françaises, mettant potentiellement en danger les données personnelles de nombreux citoyens.
Le 14 août, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), soit le fisc français avait confirmé deux intrusions informatiques survenues fin juin et fin juillet, concernant les données fiscales de centaines de milliers de personnes. Selon l'administration, ces attaques ont permis le vol d'informations concernant au moins 678 000 particuliers ou professionnels, ainsi qu'environ 200 000 comptes présents dans les fichiers cadastraux.
Un premier piratage avait également été signalé le 11 août par le site French Breaches, spécialisé dans le recensement des fuites de données : un prestataire de Santé publique France visé par des cyberattaques.
ZeroBytes, les pirates derrière le vol de données du fisc, ont affirmé avoir vendu les données dérobées, lundi 17 août, confirmant les informations de l
L'Éducation nationale a indiqué mardi poursuivre ses expertises sur la nature et l'étendue des données exfiltrées. Elle a déposé plainte et saisi l'ANSSI et la CNIL. Une enquête judiciaire est en cours.
Le duo revendique également le vol des données de 678 000 particuliers et professionnels de l'administration fiscale. La DGFiP a confirmé l'intrusion, sans identifier publiquement son auteur, tandis que le parquet de Paris a ouvert une enquête. Les victimes s'exposent notamment à des risques d'hameçonnage et d'usurpation d'identité.
