
par Olivier Field
Devenu une exception et un phénomène mondial, Cassius Clay a fasciné la planète longtemps. Gagnant en force, en puissance et en pouvoir, ses combats lui ont conféré une aura unique.
Dans sa pleine maturité, et conséquence de sa vie de boxeur, son corps a progressivement montré des signes inquiétants puis débilitants. La maladie de Parkinson était sa Némésis... Plus jamais il n'a été le même homme vraiment. Israël est cliniquement porteur du même trouble fatal. Qui ne le voit pas ?
Au sommet de sa gloire, Israël donne cette image de surpuissance dont les échecs ne sont que des victoires reportées. Tout pourtant montre qu'Israël vit ses dernières heures. Bien entendu, ce pays-projet cumule les apparences du pouvoir total, la maîtrise des discours, de la politique et de la guerre permanente contre tous. Les USA, collaborateurs soumis, participent à imposer à leurs vassaux et clients ces narratifs déments dont chaque humain ne peut que rejeter la parfaite hypocrisie. Les forces au pouvoir travaillent manifestement pour le maintien de ce qui est devenue une hérésie de l'Histoire. Depuis février 2025, avant les guerres israélo-américaines de juin 25 et février 26, est nommé à la tête de l'État-major des armées US, Dan Caine. Les simulacres de négociation de Trump avec l'Iran sont mis sous l'autorité de Jared Kushner et Steve Witkoff. Tous les trois américains, juifs de cœur et pour la majorité, citoyens israéliens... En tireront les conclusions qui voudra ! Ces marques de force ne cachent plus la gangrène de l'amoralité du gouvernement israélien, formidablement soutenu par sa population. Cette perte des valeurs de décence est un signe clinique de la maladie.
Bien entendu des différences existent ! Cassius Clay alias Mohamed Ali, ne se battait pas contre des femmes et des enfants, les matchs n'étaient pas truqués avec un arbitre intégralement partial, la diffusion des combats et les commentaires n'étaient pas que propagande et enfumades... et les opposants cognaient vraiment !
Avec l'Iran, pour la première fois Israël est confronté à une cible qui répond, et qui répond avec une capacité militaire réelle.
Alors oui, le monde, y compris les "démocraties occidentales", ouvre les yeux et voit un pays vaincu dont l'avenir sera simple : Soit prolonger le recours au ciment de la haine, au déni de vérité et aux destructions infligées aux "autres", tous les autres, pour maintenir Israël, pays des juifs. Soit laisser émerger des sages qui avec les autres habitants, historiquement bien plus habilités à choisir le devenir de leur pays, la Palestine, construiront un pays commun. Pays avec des frontières, une constitution, des droits rigoureusement égaux, et un système politique non racial, non ségrégationniste et respectueux de tous.
Les symptômes pathologiques qui exposent cette société pourrie par la violence et la haine ne plaident guère en faveur d'une guérison... Il faut renoncer à être "the Greatest", pour renouer avec la réalité commune qui n'interdit aucunement à remplir son rôle d'homme.
Espérons, et il faut absolument espérer, que cette parenthèse folle se referme pour un autre projet de nation plus juste et donc forcément plus pérenne.