Par la rédaction de The Cradle, le 20 août 2026
Le parti Yashar du chef de l'opposition israélienne Gadi Eisenkot a pris la tête devant le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon des sondages publiés par les médias hébreux le 19 août.
L'ancien chef d'état-major israélien Gadi Eisenkot, qui a formé un nouveau bloc anti-Netanyahu appelé "opposition sioniste". (Crédit photo © Flash90)
D'après un sondage de Channel 13, le parti Yashar obtiendrait jusqu'à 26 sièges si des élections avaient lieu aujourd'hui, ce qui en ferait le premier parti de la Knesset.
Toutefois, le bloc d'opposition ne serait toujours pas en mesure de former un gouvernement sans le soutien des partis minoritaires israélo-palestiniens présents sur la scène politique.
Au moins 61 sièges sont nécessaires pour former un gouvernement. D'après ce sondage, le nouveau bloc d'opposition dirigé par Eisenkot remporterait 59 sièges au total. Les médias et la société israéliens ont qualifié ce bloc de "bloc d'opposition sioniste" anti-Netanyahu.
Le bloc de Netanyahu en remporterait 51, révèle le sondage de Channel 13. Les partis palestiniens Raam et Hadash-Taal obtiendraient ensemble un total de 10 sièges, indique le sondage.
Le Likoud, le parti du Premier ministre, passe à 23 sièges. Le parti Together des chefs de l'opposition et anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yair Lapid - formé à la suite de la fusion de leurs propres partis plus tôt cette année - gagne un siège et passe à 13.
La fusion des partis de Lapid et Bennett a eu lieu en avril 2026 dans le but de défier Netanyahu sur le plan politique.
Un nouveau sondage KAN montre également que le parti Yashar d'Eisenkot a pris l'avantage sur le Likoud. Le mois dernier, un sondage hébreu indiquait que le nouveau bloc d'opposition dirigé par Eisenkot, qui vise également à renverser Netanyahu, gagnait du terrain.
Les élections en Israël sont prévues le 27 octobre. Ces nouveaux sondages interviennent quelques semaines après que la Knesset israélienne a voté sa dissolution. Netanyahu a soutenu cette décision.
En juin, le Centre Viterbi pour l'opinion publique et la recherche politique de l'Institut israélien pour la démocratie - basé à Jérusalem occupée - a publié un sondage révélant que la plupart des Israéliens ne souhaitent pas que Netanyahu se présente aux prochaines élections.
L'actuel Premier ministre israélien est toujours empêtré dans un procès pénal qui dure depuis des années, lié à des affaires de corruption et autres scandales. Ce procès a connu des reports quasi constants.
Le Premier ministre n'a pas non plus réussi à résoudre la crise du service militaire des Haredim qui mine Israël, les juifs ultra-orthodoxes (Haredim) continuant d'échapper à la conscription et les partis d'opposition critiquant la coalition au pouvoir pour avoir placé des réservistes laïques en première ligne du conflit.
En raison de cette crise, les responsables de l'armée israélienne ont mis en garde contre un effondrement des effectifs de réserve.
Le Premier ministre et ses alliés de la coalition sont largement tenus pour responsables de cette crise, qui s'est aggravée en raison du génocide et des guerres sur plusieurs fronts, ainsi que des pertes humaines importantes subies par l'armée israélienne et des dégâts considérables dans le sud du Liban.
Traduit par Spirit of Free Speech

