• Alors que l'on débat avec force et insistance de l'emploi possible des armes les plus terribles, nucléaires évidemment, le terrain se prépare (en Iran pour ce cas) pour tous les possibles puisqu'est passé le délai des 60 jours. • Ainsi en juge Alastair Crooke.
Quel délai envisager ? Quatre à six semaines est une bonne mesure pour situer le moment où l'Iran commencera à agir en conséquence de l'échec du protocole d'accord dont les 60 jours viennent d'expirer. Certes, Trump et Bessent (qui semble avoir pris le pas sur Hegseth, qui est en aussi mauvais état que le USS 'Abraham-Lincoln') promettent des catastrophes pour l'Iran et affirment que le détroit d'Ormouz est aussi ouvert que le Mur de Berlin le 9 novembre 1989...
Tout cela serait plutôt du genre des chiens qui aboient alors que passent les caravanes. Les mensonges et les pitreries diverses finissent par lasser et ce qui passionne les foules aujourd'hui, outre-Atlantique, c'est l'état réel de la "la plus puissante force militaire que le monde ait jamais connu", victime d'une catastrophe bureaucratique qui la paralyse- de même que l'état du secrétaire "à la guerre" Hegseth qui ressemble, au niveau du visage, à Sonny Liston après une dizaine de rounds supplémentaires face à Mohammed Ali. On dit même, les photos commencent à circuler, que l'état du USS 'George-Washington' n'est pas meilleur que celui du USS 'Abraham-Lincoln' qu'il vient relever. Pauvres présidents, les grands présidents, aucun n'arrive à la cheville et à la rescourse de Trump...
Effectivement, Alastair Crooke nous décrit avec son brio habituel l'état actuel des lieux : en Palestine-Israël-Liban, en Iran-Ormouz, etc., et l'on se demande : mais que peuvent faire les Américains avec leurs forces dans l'état où elles sont, si l'Iran déterre à nouveau la hache de guerre comme il devrait le faire ? Heureusement, il y a Netanyahou et l'IDF ? Est-ce bien assurée, cette puissance qu'on leur prête, avec un Mossad qui vous sort des analyses venues des tapis volants des Mille et Une Nuits ? L'Occident se mobilise tandis que Micron annonce la guerre contre la Russie, - mais en vérité, mobiliser quoi ? Et au nom de quoi ? De l'enthousiasme napoléonien que suscite l'actuel président français ?
Note de PhGBis : "" C'est une page ", comme dit monsieur Lechat,"héros"des 'Affaires sont les affaires' d'Octave Mirbeau... Ou bien"Ne me faites pas rire", comme disait Talleyrand grimé en évêque (évêque qu'il était réellement d'ailleurs, bien que défroqué pour suivre l'élégance parisienne), passant devant La Fayette pour aller bénir en ce jour de 1790 la Fête de la Confédération dédiée à l'Être Suprême des révolutionnaires...[pas de vidéo disponible]"
Certes, ce texte ci-dessous, de ' Conflicts Forum Substracks.com' est à lire avec l'esprit en état de confluence (connaissance et collaboration) selon la lecture de notre texte de ce même jour sur les tentations délicieuses de l'usage du nucléaire. Ce sont des choses qui font frissonner les nombreux fessiers des neocon de Washington installés dans leurs confortables fauteuils de cuir. Quant aux matelots de la Navy, eh bien, ils n'ont qu'à mateloter comme Trump et sa conseillère Natalie Harp conseillent de le faire et la caverne d'Ormouz s'ouvrira comme celle d'Ali-Baba, - plutôt que celle de Platon, disons.