
James Doone
James Doone se demande si l'Europe peut échapper aux deux pièges du globalisme libéral et du nationalisme fracturant, et créer un nouvel ordre impérial suffisamment puissant pour survivre à l'ère à venir des puissances continentales.
Le destin des nations est intimement lié à leur pouvoir de reproduction. Toutes les nations et tous les empires ont d'abord ressenti la décadence les ronger lorsque leur taux de natalité a diminué.
— Mussolini
Il existe un problème majeur qui afflige l'Europe moderne (il y en a beaucoup, comme le libéralisme, le modernisme, le libre-marché, etc.), mais le principal, qui sera traité dans cet article, est celui de la question de l'identité et de l'ordre national et/ou supranational. Le Brexit n'est pas survenu à cause de désirs tirés de théories économiques, de données statistiques ou de tableaux pour Power Point, et ceci fut l'erreur de nos dirigeants, car ils pensaient qu'ils pouvaient gagner le débat en imprimant des graphiques et des spéculations, mais ils n'ont pas vu que le peuple ne réfléchissait pas avec sa raison, mais plutôt avec son esprit, sa pensée issue de son âme. Les masses de la Britannia d'aujourd'hui ont voté pour l'indépendance tribale, et la liberté face à un Léviathan libéral et supramanagérial, mais ils ont quand même reçu le libéralisme managérial, celui qui est produit localement — comme l'ensemble de l'Occident collectif.
Personne ne peut nier le déclin. Autrefois, l'Europe était comme la Troie dorée, assise au sommet des autres royaumes de l'Hellespont, tous les princes de Pergame, du Pont, de Cappadoce, et du lointain Indus rendaient hommage au roi de Troie et craignaient ses armées sous Hector le noble prince, et pourtant, maintenant, Troie n'est plus qu'une ruine, un souvenir, des pierres poussiéreuses sur lesquelles les bergers font paître leurs chèvres et leurs moutons sur les plaines et parlent davantage des récoltes. L'Europe était autrefois le centre du monde, même dans la vie de ceux qui sont encore vivants; ma propre grand-mère est née à l'époque des empires. Comme nous sommes tombés bas en 90 ans !

L'Europe ne sera jamais forte, prospère ou normale tant que le cancer du wokisme n'aura pas été aboli par la loi. Le patriotisme est bon, naturel et bénéfique pour une tribu. Le nationalisme n'est pas fondé sur le nous, mais plutôt sur le thymos et pire encore sur l'épithumia. Même si la civilisation française est la meilleure que le monde ait jamais connue (dans le top 3), cela signifie-t-il que la France doit rejeter les acquis civilisationnels des Japonais (grande civilisation) ou des Hongrois (expression unique de la culture coumane) ou d'autres pour ne pas avoir atteint leur niveau ? Je ne pense pas, car une telle haine ne peut que vous consumer. Je n'ai aucun problème à ce que les Mongols soient mongols en Mongolie, la terre de leurs ancêtres, pareil pour tous les fils d'Adam.

L'Europe ne peut pas se permettre d'être divisée par de petits nationalismes orgueilleux, par des groupes cherchant à mesurer leurs gestes particulières comme étant les plus grandes; c'est une folie barbare. Au lieu de cela, les nations d'Europe, les fils d'Hyperborée, doivent être unies en une union, une véritable union, un Männerbund, une alliance solaire masculine de nations souveraines mais unies. Chaque tribu doit gérer ses propres affaires internes mais, à l'extérieur, l'alliance des nations doit être d'un même esprit, unie dans une défense commune, un esprit commun et une identité pan-européenne.

L'Europe doit devenir le nouveau SAINT EMPIRE ROMAIN, et contrairement à ce que radotait ce lourdaud de Voltaire, le SER était saint, était romain, et était un empire. L'Europe doit vraiment renouer avec sa bio-essence romaine, germanique, grecque et slave, et son esprit thymotique, afin que la culture pan-européenne puisse de nouveau s'épanouir.
Le pouvoir de l'aigle mourant de Washington relâche son étreinte mortelle sur Gondor, et nous, Gondoriens, hommes de Númenor de l'Ouest, commençons, lentement mais sûrement, à nous libérer du miel empoisonné que l'aigle a fait couler dans nos oreilles. Mais la bête la plus dangereuse est celle qui est blessée et acculée, et il y a aussi le tigre asiatique de Chine à considérer, car les siècles à venir seront dominés par un hégémon chinois; la fidélité sera rendue à un Pékin impérial plutôt qu'à une New York vidée de sa substance dans les âges à venir. L'histoire du monde est celle des empires, et les petites nations appartiennent à l'un d'eux, qu'elles le veuillent ou non; au XXe siècle, on décidait d'être du côté des États-Unis ou de l'URSS. Pensez-vous que Lesbos avait le choix de la ligue à laquelle elle appartenait ? Athènes ou Sparte, non. Les Athéniens disaient simplement qu'elle en faisait partie. Philippe de Macédoine a-t-il donné le choix à Thèbes ? Non, ses phalanges parlaient pour lui.
La République sera réorganisée en premier empire galactique, pour une société sûre et sécurisée.
— Empereur Palpatine
Ce n'est qu'en devenant une fédération unie que l'Europe pourra espérer survivre et, espérons-le, rivaliser avec les deux puissances des États-Unis et du PCC. Le Brexit et tous les autres mouvements ne doivent pas réussir, car une telle fragmentation du tissu européen rend l'Europe plus faible. Tel était le problème majeur des Stormcloaks de Skyrim : ils rendaient les terres des hommes plus faibles et plus fragiles aux yeux des Mer et des Thalmor.
L'Europe doit devenir une fédération unie de petits royaumes, duchés, républiques, principautés et commonwealths. Ce n'est que par ces petites unités que la véritable culture locale peut prospérer, et ce n'est qu'en étant unie en un seul empire que l'Europe peut espérer empêcher la domination américaine ou chinoise sur l'Europe. L'ethno-pluralisme (EP) devrait être la nouvelle idéologie de la droite, et non le nationalisme, car le nationalisme, comme l'ont montré de Beniost et d'autres, était le globalisme de base.

Pour les Italiens, les identités régionales ont plus de poids que l'identité italienne elle-même; demandez à un Italien ce qu'il est et il dira: "Je suis Milanais", "Je suis Romain", "Je suis Vénitien", "Je suis Florentin", "Je suis de Naples", etc. Il en devrait être de même en Allemagne, où l'on devrait dire: je suis de Bavière, je suis de Hesse, de Saxe, de Bade, et ainsi de suite.
La seule façon de protéger les identités régionales historiques, les cultures et les langues est de promouvoir la décentralisation à l'extrême pour abolir la centralisation. Sinon, la régionalité et les langues déjà décimées, celles de Bretagne et du breton, d'Aquitaine et du gascon, de Toulouse et de l'occitan, de Savoie et du savoisien, d'Anjou et de l'angevin, etc. seront définitivement éradiquées par l'idée révolutionnaire française de l'État unitaire. C'est pourquoi l'union de la Grande-Bretagne doit être légalement dissoute, car l'idée de la britannicité consume les identités régionales des Cornouaillais, Wessexiens, Northumbriens, Merciens, etc. Les Écossais devraient avoir la leur, les Anglais la leur, les Irlandais la leur, et les Gallois la leur.
Prioriser le local ne détruit pas le national, mais c'est une question de priorité, et pour moi, mon comté local est tout ce qui existe. Si la Chine veut faire de l'Écosse un vassal (bien que je ne le souhaite pas pour les Écossais), qu'est-ce que cela me fait?

L'idée que le peuple soit le principe de la souveraineté est une idée issue de la révolution française, car l'idée médiévale était que la souveraineté venait de Dieu et était conférée au monarque qui régnait par droit divin. La modernité doit être dissoute et les idées médiévales doivent revenir. Ce n'est qu'alors que l'Europe sera guérie.
Les hommes sont hantés par l'immensité de l'éternité. Et alors nous nous demandons : nos actions résonneront-elles à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils nos noms longtemps après notre disparition, et se demanderont-ils qui nous étions, avec quel courage nous avons combattu, avec quelle passion nous avons aimé ?
— Ulysse (Troie, 2004).
Quo vadis, Europa ?
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Avertissement
James Doone rejette et désavoue toutes formes de terrorisme.