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C'est Churchill, et non Hitler, le véritable responsable de la Seconde Guerre mondiale

Par  Mike Whitney, le 25 août 2026

Winston Churchill, malgré tous ses triomphes et succès, est sans doute l'homme responsable de l'effondrement précoce et rapide de l'Empire britannique... Et ce qui a entraîné le déclin aussi rapide et terrible de l'Empire britannique, c'est la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale fut exactement ce que Churchill a appelé "la guerre inutile". Et l'erreur fatale a été une décision prise de manière précipitée par le gouvernement britannique après la chute de la Tchécoslovaquie en mars 1939 : celle de fournir une garantie militaire non sollicitée à un groupe de colonels polonais ayant une vision romantique de leurs propres capacités guerrières, des hommes qui avaient participé à l'éclatement de la Tchécoslovaquie. La Grande-Bretagne leur a accordé cette garantie pour soutenir leur objectif - le contrôle de Dantzig - alors qu'elle estimait que les Allemands étaient fondamentalement dans leur droit. Et cette garantie militaire, qui a conforté les Polonais dans leur conviction, leur a donné le courage de tenir tête à Hitler, qui n'avait désormais d'autre issue que de s'emparer de Dantzig. Hitler a attaqué la Pologne, la Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l'Allemagne, et cette guerre de six ans a entraîné la chute de l'Empire britannique. Et l'homme qui a le plus ardemment soutenu la guerre contre l'Allemagne fut Winston Churchill Cf l'interview de Pat Buchanan (29 secondes)

"Nous devons reconnaître que bon nombre des concepts fondamentaux qui dominent notre monde actuel reposent sur une interprétation bien précise de cette histoire, et si l'on a de bonnes raisons de croire que ce récit est en grande partie faux, nous devrions peut-être nous interroger sur le cadre de croyances issues de ce récit". - Ron Unz, rédacteur en chef de The Unz Review

Je pense depuis longtemps que notre représentation trop simpliste, "caricaturale" d'Adolf Hitler en tant qu'"incarnation du mal" a faussé notre compréhension des événements qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale. Hitler était certainement un tyran et un monstre, mais ses objectifs stratégiques ne correspondent pas à ce que nous racontent les analystes et historiens occidentaux. L'invasion de la Pologne par Hitler n'était pas la première étape d'une campagne plus vaste visant à dominer le monde, et il n'avait pas non plus l'intention de conquérir toute l'Europe occidentale. Ses objectifs étaient bien plus modestes et réalistes. Il souhaitait simplement récupérer le territoire confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles universellement décrié. Ce traité - qui a arbitrairement morcelé l'Allemagne, lui a dérobé ses ressources matérielles, réduit drastiquement la taille de son armée et lui a imposé des réparations si colossales que la nation allait devenir une colonie permanente des banquiers et financiers occidentaux - a également condamné 8 millions de ressortissants allemands à vivre isolés dans des territoires désormais étrangers à leur patrie. La Pologne faisait partie de ces pays, et Hitler avait l'intention de "rétablir la situation". Voici comment Ron Unz a résumé la situation :

"La dernière exigence d'Hitler, à savoir que Dantzig, ville à 95 % allemande, soit restituée à l'Allemagne conformément au souhait de ses habitants, était tout à fait raisonnable, et seule une terrible bévue diplomatique des Britanniques a conduit les Polonais à rejeter cette revendication, déclenchant ainsi la guerre. L'affirmation largement répandue par la suite selon laquelle Hitler cherchait à conquérir le monde était totalement absurde, et le dirigeant allemand aurait en réalité tout mis en œuvre pour éviter la guerre avec la Grande-Bretagne ou la France...

"(Hitler) espérait régler définitivement le différend frontalier avec la Pologne, en proposant des concessions bien plus avantageuses que celles qu'aucun de ses prédécesseurs démocratiquement élus de la République de Weimar n'avait jamais envisagées. Mais la dictature polonaise a au contraire passé des mois à rejeter ses offres de dialogue et a commencé à faire subir de violentes persécutions à sa minorité allemande, contraignant finalement Hitler à déclarer la guerre".  'P ourquoi tout ce que vous savez sur la Seconde Guerre mondiale est faux", entretien avec Ron Unz

Ainsi, le récit dominant qu'on nous a tous enseigné à l'école primaire est (comme le dit Unz) "en grande partie faux", remettant en question le "cadre de croyances reposant sur ce récit", en particulier cette idée que la Seconde Guerre mondiale était la "bonne guerre", une lutte manichéenne entre les forces du bien et du mal. Mais cette guerre n'était pas un combat entre le bien et le mal, car comme le souligne Unz, les revendications d'Hitler étaient "raisonnables" et légitimes. Le traité de Versailles était d'emblée catastrophique et Hitler s'est attaché à faire annuler ses exigences comme l'aurait fait n'importe quel patriote allemand. Imaginez les États-Unis entrant en guerre contre le Mexique et des responsables politiques étrangers décidant que les États-Unis devraient céder le Texas, l'Arizona et la Californie dans le cadre d'un accord final. Ce serait un tel tollé qu'un homme politique finirait bien par émerger (du type Hitler) pour promettre de reprendre les territoires volés par tous les moyens. Ce même principe s'applique à Hitler. Il n'a fait que ce pour quoi il a été élu.

Toute cette théorie selon laquelle la Pologne n'était que le premier tremplin d'une campagne plus vaste visant à la domination mondiale est risible. Il n'existe absolument aucune preuve pour soutenir cette thèse. Hitler voulait reconstruire l'Allemagne de l'après-Versailles et ramener sous domination allemande le plus grand nombre possible des 8 millions de ressortissants allemands vivant hors du pays. Il ne s'agissait pas d'une tentative de mainmise sur le pouvoir mondial, mais d'une démarche ferme et responsable pour parvenir à un règlement équitable, comme le montrent clairement les moyens mis en œuvre pour atteindre son objectif, à savoir la négociation. Une fois encore, la plupart des gens instruits en Occident semblent penser qu'Hitler a envahi la Tchécoslovaquie puis a marché sur la Pologne le lendemain. C'est faux. Hitler a suivi la voie diplomatique pendant près d'un an. Les négociations avec la Pologne ont duré environ dix mois, de fin octobre 1938 jusqu'à l'invasion du 1er septembre 1939. En d'autres termes, Hitler a fait preuve d'une grande retenue et e beaucoup de patience. Pourquoi un homme impulsif, tyrannique et colérique aurait-il cherché une solution diplomatique alors qu'il aurait pu simplement déployer la Wehrmacht et écraser les Polonais sans défense sous les chenilles de ses chars?

Peut-être parce qu'après tout, il n'était pas aussi impulsif, tyrannique et colérique qu'on le dit. Peut-être s'agit-il simplement d'un énième récit hyperbolique ayant influencé notre perception d'Hitler depuis le tout début.

Vidéo - L'historien Darryl Cooper à propos de Churchill :

"Churchill est le principal méchant de la Seconde Guerre mondiale... Churchill est un terroriste... Hitler n'a pas déclaré la guerre à l'Angleterre".

C'est là que les choses deviennent intéressantes, car la Pologne n'est pas qu'un simple pion sur l'échiquier. Toute l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dépend de notre compréhension des causes du conflit et de l'identification du responsable ultime de la guerre. Et cet "honneur" revient à l'Angleterre, pas à l'Allemagne. Ce n'est pas l'Allemagne qui a déclaré la guerre à l'Angleterre. C'est l'Angleterre qui a déclaré la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, deux jours après l'invasion allemande de la Pologne.

Mais si l'Allemagne a envahi la Pologne, c'est donc à elle qu'incombe cette responsabilité.

Pas du tout, car comme le souligne Buchanan dans son introduction, la Pologne considérait cette "garantie de guerre non sollicitée" de Chamberlain comme une police d'assurance contre une invasion allemande. Comme l'affirme l'auteur, "cette garantie de guerre qui a renforcé la détermination des Polonais leur a donné le courage de tenir tête à Hitler". En d'autres termes, les dirigeants polonais étaient persuadés à tort qu'ils pouvaient narguer Hitler parce que les Britanniques "couvriraient leurs arrières". Nul besoin de négocier ou se montrer raisonnables, puisque leur "grand frère" viendrait les secourir. Bien sûr, le "grand frère" ne risquait pas de les tirer d'affaire, car l'Angleterre ne disposait d'aucune troupe de combat, d'aucune base militaire, d'aucun aérodrome ni d'aucune base navale à proximité de la Pologne. Il lui était donc impossible de venir à la rescousse de la Pologne si Hitler attaquait. Malgré tout, ils ont choisi d'ignorer cette réalité, ont rejeté les exigences d'Hitler et l'ont contraint à envahir le pays. La Pologne est tombée en deux semaines et Chamberlain n'a pas levé le petit doigt pour l'aider. Voilà pour les garanties britanniques. Mais en réalité, c'est bien pire que cela, car Hitler avait conclu une alliance avec Staline pour se partager la Pologne (le pacte Molotov-Ribbentrop), pensant que cette alliance dissuaderait Chamberlain de déclarer la guerre. Mais Chamberlain ne s'est pas laissé dissuader. Il a campé sur ses positions et a malgré tout déclaré la guerre, sacrifiant la Pologne sur l'autel de la guerre pour entraîner toute l'Europe continentale dans un conflit mondial contre l'Allemagne.

Buchanan qualifie la garantie de guerre donnée par Chamberlain à la Pologne de "plus grande bévue de l'histoire britannique", pire encore que les accords de Munich. Elle a donné un "chèque en blanc" au gouvernement polonais qui a alors refusé de négocier sur Dantzig (une ville à écrasante majorité allemande) et le corridor polonais, des enjeux qui, selon de nombreux dirigeants britanniques, auraient dû être résolus en faveur de l'Allemagne. Cette garantie a fait d'un simple différend frontalier germano-polonais une guerre européenne généralisée qui a opposé l'Allemagne aux forces alliées en Europe occidentale et aux États-Unis. Le conflit a finalement abouti à la destruction de la Pologne, à la défaite de la France, au Blitz et à des dizaines de millions de morts, des conséquences parfaitement évitables.

Ainsi, la garantie de guerre de Chamberlain a été la cause immédiate de la Seconde Guerre mondiale, et non l'invasion d'Hitler. Cette garantie a non seulement entraîné la destruction de la Pologne, mais a aussi condamné une grande part des pays d'Europe de l'Est à passer sous domination soviétique à la fin de la guerre. Apparemment, aucun des petits "génies" du cabinet de Chamberlain n'a été capable d'anticiper cette issue désastreuse.

L'historien David Irving raconte l'offre de paix secrète faite par Hitler à Churchill en juin 1940, alors que Churchill bombardait Berlin :

"Je retirerai toutes les forces allemandes de l'ensemble du territoire européen, à l'exception des provinces qui ont toujours été allemandes et ont été enlevées à l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale... J'éprouve la plus grande admiration pour les Britanniques et l'Empire britannique, et je souhaite que cet empire perdure à jamais et ne cesse de s'étendre. Si, à un moment donné, l'Empire britannique venait à être menacé par une force extérieure,.. je garantis que je fournirai aux Britanniques toutes les ressources dont ils pourraient avoir besoin pour repousser ces agresseurs hors de l'Empire".

Et les conséquences pour l'Angleterre ont été tout aussi désastreuses, principalement en raison de l'engagement zélé de Churchill dans un conflit auquel la Grande-Bretagne n'aurait jamais dû prendre part. C'est là une partie de l'histoire que vous ne lirez jamais dans les ouvrages d'histoire occidentaux, où le "bouledogue" Churchill est régulièrement glorifié en tant que symbole de vertu morale et de détermination sans faille. Ce que ces panégyriques enthousiastes omettent de mentionner, c'est que le "défaut de jugement irréparable" de ce Premier ministre débauché a accéléré la disparition de l'Empire et le déclin brutal des Britanniques dans l'ordre mondial. Churchill s'est vu confier un État prospère et prestigieux qu'il a réduit à l'état de ruine, en faillite, dépendant de l'aide financière de créanciers étrangers.

N'oublions pas que l'Angleterre était le plus grand État créancier du monde au début de la guerre, mais qu'elle est devenue le plus grand débiteur mondial à la fin du conflit. Voyez plutôt :

"Avant le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939, le Royaume-Uni figurait encore parmi les principales nations créancières du monde (souvent décrit comme le plus grand ou l'un des tout plus grands en termes d'investissements à l'étranger cumulés et d'actifs extérieurs nets). Les avoirs britanniques en titres étrangers, en investissements directs et en flux de revenus connexes étaient toujours très importants. À la fin de la guerre, en 1945, la situation de la Grande-Bretagne s'était inversée : d'importants volumes d'actifs à l'étranger ont été vendus ou liquidés pour financer les approvisionnements de guerre essentiels. La Grande-Bretagne a accru considérablement son endettement extérieur, notamment les "réserves en livres sterling" dues aux pays du Commonwealth, à l'Inde, à l'Égypte et à d'autres, ainsi que les engagements liés à l'aide américaine. Les revenus nets provenant d'investissements à l'étranger ont chuté brutalement... Les évaluations officielles de l'époque indiquaient que la Grande-Bretagne avait "cessé d'être un grand pays créancier" et se trouvait confrontée à une situation financière extérieure considérablement affaiblie, se classant parmi les principaux débiteurs mondiaux, contrairement à sa position d'avant-guerre.

"En 1945, les finances extérieures de la Grande-Bretagne se sont radicalement inversées : le pays a été confronté à des dettes nettes considérables, à une baisse des revenus d'investissement et une dépendance vis-à-vis du soutien financier américain.... Passer de créancier mondial à débiteur majeur n'est que la conséquence directe du coût colossal des guerres et du besoin de les financer en puisant dans les actifs et en cumulant les dettes". Grok

Donc, le plus grand fervent supporter de la guerre (Churchill) n'était en réalité qu'un bouffon incompétent et ivrogne qui a mené son pays à la ruine pour se lancer dans un conflit qu'il a lui-même qualifié par la suite d'"inutile". Plutôt choquant.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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