La marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a affirmé que les forces iraniennes exerçaient un contrôle "total et décisif" sur le détroit stratégique d'Ormuz, rejetant les allégations de responsables américains selon lesquelles la voie maritime restait ouverte.
"Le contrôle exercé par les forces iraniennes sur le détroit stratégique d'Ormuz est total et décisif", lit-on dans le communiqué de la marine du CGRI publié vendredi.
Le communiqué qualifie de "pur mensonge" les allégations de responsables américains selon lesquelles le détroit d'Ormuz est ouvert, ajoutant qu'elles visaient "uniquement à contrôler les prix du pétrole et à camoufler leurs propres échecs".
Le détroit d'Ormuz reste fermé aux navires qui tentent de le traverser sans coordination préalable avec la République islamique d'Iran, précise le communiqué.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a republié ses précédents commentaires sur les réseaux sociaux, avertissant que personne ne pourra vendre de pétrole dans une région où la République islamique d'Iran ne peut le faire.
La marine du CGRI a déclaré que la situation resterait inchangée jusqu'à la fin de l'"agression de l'armée terroriste" américaine contre la République islamique d'Iran et jusqu'à l'accomplissement des obligations qui en découlent.
L'Iran a fermé ce point de passage stratégique à la suite de la dernière agression américano-israélienne non provoquée contre le pays, le 28 février.
La République islamique d'Iran et les États-Unis s'étaient entendus sur une période de réouverture de 60 jours dans le cadre d'un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan en juin, mais les violations américaines ont contraint Téhéran à rétablir la fermeture.
Téhéran a conditionné la réouverture de cette voie maritime à la réalisation de plusieurs conditions préalables, notamment la cessation de toute ingérence américaine dans le trafic maritime régional.
Mardi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi a déclaré que les revendications incluaient la levée complète du blocus économique illégal imposé par les États-Unis à la République islamique d'Iran, la cessation durable de l'agression sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que la clarification de la situation concernant le blocus du Yémen.
Il a attribué l'importance accrue accordée par l'Iran au détroit d'Ormuz aux événements survenus après le déclenchement de l'agression américano-israélienne non provoquée.
Au moins trois raffineurs indiens et une grande entreprise énergétique mondiale envisageraient de ne plus utiliser les navires inscrits sur la liste noire de l'Iran.
"Après les quarante jours de guerre, le détroit d'Ormuz est devenu un enjeu de sécurité nationale pour l'Iran", a-t-il déclaré.
Le responsable faisait apparemment référence à l'utilisation de cette voie maritime par les ennemis de l'Iran et leurs alliés pour répondre à leurs besoins militaires et économiques, tout en ciblant la République islamique d'Iran.
