30/08/2026 ssofidelis.substack.com  8min #324903

Après 35 ans de dépendance, l'Ukraine est détruite pour son rôle de tête de pont de l'Occident

Par  Strategic Culture Foundation, le 28 août 2026

L'Ukraine n'a rien d'un symbole. C'est une coquille vide que les puissances occidentales ont détruite et qu'elles finiront par laisser tomber une fois leurs sordides manigances épuisées.

Les événements organisés cette semaine à Kiev pour célébrer le "jour de l'indépendance" ont relevé du grand guignol. Cette commémoration était fondée sur des mensonges grotesques et beaucoup de propagande. En vérité, le peuple ukrainien a été brutalement abusé par des élites corrompues aux ordres des ambitions impérialistes occidentales qui n'ont rien à voir avec l'indépendance, la souveraineté ou la démocratie.

Ce lundi 24 août, des dirigeants européens se sont réunis dans la capitale ukrainienne pour marquer le 35e anniversaire de la déclaration d'indépendance du pays après l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

La triste réalité est qu'il n'y a absolument rien à célébrer, malgré les clichés présentant l'événement comme quelque chose de significatif et bénéfique. La terrible vérité, c'est qu'un pays et son peuple ont été délibérément sacrifiés sur l'autel d'un conflit avec une nation sœur, la Russie.

Fait notable et révélateur, la présence des personnalités étrangères à Kiev cette semaine a été plutôt discrète, contredisant les tentatives peu convaincantes d'apporter faste et solennité à cette date.

Les cérémonies sonnaient faux et n'ont semblé être qu'une formalité, dépourvues de contenu et de crédibilité. Selon certaines  sources, aucun représentant de l'administration Trump ne s'est déplacé et les participants européens étaient secondaires. Le représentant le plus important de l'UE était le président du Conseil européen, António Costa (Antonio qui ?). La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, ont brillé par leur absence. Le Français Emmanuel Macron et l'Allemand Friedrich Merz ne se sont pas non plus déplacés. Ces personnalités politiques sont généralement ravies de venir à Kiev exprimer leur solidarité. Leur absence lors d'un événement censé être aussi capital témoigne d'un certain défaitisme quant au rôle de l'Ukraine contre la Russie.

La personnalité la plus en vue à Kiev cette semaine était le Premier ministre britannique Andy Burnham qui s'est adressé aux personnes rassemblées devant la cathédrale Sainte-Sophie, aux côtés du président ukrainien non élu Vladimir Zelensky. Ce dernier refuse toujours d'organiser des élections depuis l'expiration de son mandat en mai 2024, mais son régime véreux est encore qualifié de démocratie européenne.

C'était le premier voyage à l'étranger de Burnham, et son message se voulait l'occasion rêvée de marquer les esprits sur la scène internationale. Mais le Premier ministre britannique a plutôt fait figure d'écolier récitant mot pour mot une tirade couvrant d'éloges l'Ukraine pour ses prétendues réalisations. Ce discours, truffé de clichés pompeux et de contrevérités, a suscité de nombreuses moqueries des citoyens britanniques qui ont en outre reproché à Burnham de ne pas faire passer les problèmes économiques nationaux en priorité, comme il l'avait promis.

À bien des égards, la présence à Kiev de ces acteurs insignifiants témoigne parfaitement de la réalité et de l'insignifiance des trois dernières décennies et demie de l'histoire ukrainienne.

Malgré le discours des ultranationalistes ukrainiens et l'indulgence occidentale, la "souveraineté" du pays n'est qu'une récente conception bidon. Les frontières créées en 1991 après avoir obtenu l'indépendance de l'Union soviétique ne sont pas aussi anciennes qu'on le prétend, mais résultent en grande partie du découpage électoral et des négociations menées par les dirigeants soviétiques au cours des décennies précédentes. La Crimée, par exemple, a été rattachée à la République soviétique d'Ukraine en 1954 sur ordre du Kremlin pour contrer les ultranationalistes russophobes. La péninsule de Crimée et d'autres parties de l'Ukraine ont fait partie de l'Empire russe pendant des siècles. L'Ukraine elle-même (du mot russe "ukraina") est connue sous le nom de "région frontalière" ou simplement "région de Russie".

La déclaration d'indépendance de 1991 a par conséquent toujours été une sorte de montage. Ce qui se passe aujourd'hui avec la réintégration de la Crimée et d'autres régions - le Donbass, Kherson, Zaporijia - au sein de la Fédération de Russie, c'est le retour à une configuration historiquement naturelle. On peut aussi soutenir que les revendications territoriales russes incluent une intégration plus large d'Odessa, de Nikolaïev, de Kharkov et de Soumy.

Ce qu'on désigne sous le nom d'"Ukraine" n'est qu'un minuscule État résiduel en pleine désintégration qui sombre sous les chocs de la guerre et des fausses revendications territoriales formulées en 1991 - et cyniquement manipulées par les puissances occidentales.

Ce que le faste clinquant et tous les discours ne peuvent toutefois pas dissimuler, c'est que l'Ukraine n'est plus qu'un État misérable et en faillite. Sa population a diminué de plus de moitié, passant de 52 millions d'habitants en 1991 à environ 20 à 25 millions aujourd'hui, les gens fuyant le pays, principalement vers la Russie, mais aussi vers toute l'Europe.

Cette situation perdure depuis 1991, bien que la guerre par procuration menée par l'OTAN contre la Russie depuis 2022 ait certainement accéléré la tendance.

Burnham, ce Britannique sans cervelle, a docilement récité son discours fantaisiste où il affirmait que les Ukrainiens ont "pris leur destin en main" il y a 35 ans. Dans une parodie de l'histoire, il a comparé la prétendue victoire de la Grande-Bretagne sur l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale à la lutte de l'Ukraine contre "l'agression russe".

Totalement ignorant, Burnham doit visiblement préférer lire des BD plutôt que des livres d'histoire. Ne voit-il pas que le régime de Kiev, qu'il présente comme une démocratie, rebaptise des rues et des régiments de l'armée en l'honneur de collaborateurs nazis ?

Depuis 1991, le fait est que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres puissances de l'OTAN ont fait de l'Ukraine un mandataire occidental pour affronter la Russie. La soi-disant "révolution orange" de 2004 a couronné l'infiltration occidentale et le financement massif destiné à promouvoir une politique russophobe. Celle-ci s'est traduite par la répression de la langue et de la culture russes, et par la résurgence du fascisme ukrainien qui a collaboré avec l'Allemagne nazie.

Le "soulèvement populaire" de Maïdan en 2014 n'était qu'une autre couverture fictive pour un coup d'État orchestré par l'Occident contre la démocratie en Ukraine, destiné à mieux servir le programme secret de confrontation avec la Russie. Le régime a été armé et entraîné par l'OTAN pour la guerre par procuration qui a fini par dégénérer en hostilités ouvertes en 2022.

L'Ukraine n'est pas une "démocratie dynamique à l'avenir radieux", comme le proclame le Britannique Burnham dans un exercice ridicule. Ces mensonges occidentaux ont causé la chute de l'Ukraine, poussant le pays dans une impasse.

C'est un pays sacrifié sur l'autel des ambitions impérialistes occidentales, contrôlé par un régime corrompu qui glorifie les collaborateurs nazis et emprisonne toute opposition politique légitime. Jour après jour, des civils ukrainiens sont enlevés en pleine rue par les milices de voyous de Zelensky pour être envoyés au casse-pipe sur le front. Au moins 1,5 million de soldats ukrainiens ont été tués en près de cinq ans de guerre par procuration menée par l'OTAN contre la Russie.

Les troupes russes poursuivent leur progression pour prendre le contrôle d'un quart du territoire qui faisait partie de l'État ukrainien en 1991.

Les milliards de l'argent des contribuables que l'Union européenne et la Grande-Bretagne ne cessent de transférer au régime de Kiev sont désormais la seule source de survie du camp ukrainien.

L'indépendance proclamée par les politiciens ukrainiens en 1991 s'est muée en un scénario absurde et pervers, où l'Occident exploite sans pitié cette dépendance absolue. Une dépendance cultivée pendant plus de 35 ans, au point que la souveraineté de l'Ukraine en est réduite à néant, que son peuple a été massacré, que ses ressources ont été pillées par les multinationales occidentales, que son territoire a été dévasté - uniquement parce que ses traîtres de politiciens ont choisi de servir de pion sur l'échiquier géopolitique contre la Russie. Ce qui a été infligé à l'Ukraine est un crime colossal perpétré par les puissances impérialistes occidentales.

Et pour enfoncer le clou, on voit des petits politiciens de pacotille comme Andy Burnham (Andy qui ?) débarquer à Kiev pour débiter des inepties, prétendant que l'Ukraine serait le symbole de la liberté et le protecteur de l'Europe contre l'agression russe.

L'Ukraine n'a rien d'un symbole. C'est une coquille vide que les puissances occidentales ont détruite et qu'elles finiront par laisser tomber une fois leurs sordides manigances épuisées.

Pour paraphraser Henry Kissinger : être l'ennemi de l'impérialisme occidental est dangereux, mais être son allié est fatal.

L'Ukraine l'a appris à ses dépens.

Traduit par  Spirit of Free Speech

 strategic-culture.su

 ssofidelis.substack.com