Près de 149 millions de lignes de données dérobées, c'est le chiffre avancé par ZeroBytes dans sa revendication, selon French Breaches et Cyberattaque.org, deux sites qui répertorient les attaques informatiques.
Les services numériques de l'État français ont-ils à nouveau subi une captation massive de données ? ZeroBytes, qui se présente comme un duo de hackers français, déjà à l'origine cet été du piratage des impôts puis de l'éducation nationale, affirme s'être attaqué à "Zéro Logement Vacant", une plateforme gouvernementale visant à mettre en relation les collectivités locales et les propriétaires de logements libres. Des dizaines de millions de personnes pourraient être concernées.
Près de 149 millions de lignes de données dérobées, c'est le chiffre avancé par ZeroBytes dans sa revendication, selon French Breaches et Cyberattaque.org, deux sites qui répertorient les attaques informatiques. Quelque 82 millions de ces données appartiendraient à des propriétaires et 67 millions proviendraient d'un fichier national du fisc.
"Le fichier national des propriétaires immobiliers DataFoncier (2024) était stocké et exposé sur l'infrastructure de Zéro Logement Vacant. Je l'ai donc téléchargé, ça ne vous dérange pas, j'espère ?" a écrit ZeroBytes ce samedi sur X, dans un message adressé à la direction des impôts.
Une cyberattaque massive contre la plateforme GAEL de l'Éducation nationale a exposé les données personnelles de 5 millions de français.
Le hacker affirme avoir récupéré près de 149 millions d'enregistrements bruts sur la plateforme, lui permettant d'accéder aux données des propriétaires et utilisateurs, détaille French Breaches, soulignant que les fichiers peuvent contenir des doublons.
Les fichiers pourraient ainsi contenir des noms et prénoms, dates de naissance, adresses postales et différents identifiants associés aux propriétaires ou aux biens immobiliers enregistrés sur "Zéro logement vacant". Le vol des données au fisc survenu fin juin et fin juillet, et revendiqué par ZeroBytes, concerne au moins 678.000 particuliers et professionnels, selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
