31/08/2026 french.presstv.ir  4min #325094

 Niger : des dizaines de mutins capturés après la reprise de la base 101, le commandement salue l'appui des militaires russes

Le régime israélien fournit des renseignements clandestins et une assistance militaire aux Fsr

Le régime israélien fournit secrètement des renseignements et une assistance militaire aux Forces de soutien rapide (FSR), rivale de l'armée soudanaise et soutenue par les Émirats arabes unis.

De hauts responsables des Forces de soutien rapide (FSR), l'organisation paramilitaire engagée dans la guerre civile soudanaise, auraient effectué plusieurs visites secrètes en Israël, selon une enquête publiée par Africa Intelligence.

L'enquête révèle que de hauts responsables des rebelles des Forces de soutien rapide (FSR) auraient effectué plusieurs déplacements discrets en Israël en pleine guerre au Soudan. Deux délégations liées aux FSR se seraient rendues à Tel-Aviv, respectivement en mai 2025 et en février 2026, où elles auraient rencontré des responsables de la division Afrique du ministère israélien des Affaires étrangères ainsi que des représentants des services de renseignement.

La première délégation aurait compté dans ses rangs Abdel Rahim Hamdan Dagalo, numéro deux des FSR et frère de leur chef Mohamed Hamdan Dagalo, dit "Hemedti". Abdel Rahim Dagalo serait retourné en Israël en février 2026 avec Algoney Hamdan Dagalo et le conseiller juridique de l'organisation.

Ces relations seraient même antérieures au déclenchement de la guerre soudanaise en avril 2023. Elles auraient notamment porté sur des contacts sécuritaires et de renseignement ainsi que sur des transferts de technologies et de matériels de surveillance à des responsables proches des FSR.

 L'armée soudanaise annonce avoir pris le contrôle de la zone d'al-Baraka, en périphérie de la ville d'al-Kurmuk, dans l'État du Nil Bleu.

Le journal israélien Haaretz et le média d'investigation néerlandais Lighthouse ont rapporté qu'un avion avait livré aux FSR du matériel sophistiqué de surveillance téléphonique et de piratage de fabrication européenne. L'avion était lié à l'ancien espion israélien Tal Dilian, fondateur du réseau Intellexa basé à Chypre.

Le régime israélien fournit une aide militaire aux FSR tandis que les Émirats arabes unis restent leur principal soutien.

Les FSR, responsables de génocide, reçoivent leurs armes lourdes, drones, véhicules blindés, munitions, moyens logistiques, voies de transit et mercenaires étrangers, notamment de Colombie, grâce au soutien total des Émirats arabes unis.

 La tentative de mutinerie au Niger aurait pu être coordonnée de l'extérieur, selon l'ambassadeur de Russie à Niamey.

Les révélations attirent d'autant plus l'attention que les Forces de soutien rapide sont visées par de graves accusations de violations des droits humains au Soudan, en particulier au Darfour. Des enquêtes internationales ont fait état de massacres, de violences sexuelles, d'enlèvements et d'exactions contre des civils.

Les preuves du génocide des tribus non arabes au Soudan ont été documentées à la fois par les Nations Unies et les États-Unis, ainsi que par divers groupes internationaux de défense des droits humains.

Une coalition de groupes internationaux de défense des droits humains, dirigée par le Centre Raoul Wallenberg pour les droits de l'homme, a déposé le mois dernier une requête auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour demander l'ouverture d'une enquête sur de hauts responsables des Émirats arabes unis et d'autres personnalités régionales pour complicité dans le génocide au Soudan.

Selon des organisations de défense des droits humains, les autorités des Émirats arabes unis ont permis aux FSR de commettre un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en fournissant intentionnellement à ce groupe armé l'argent, les armes et les mercenaires nécessaires pour perpétrer ces atrocités.

Les survivants du génocide perpétré par les rebelles des FSR au Soudan ont déposé une plainte distincte, désignant le gouvernement émirati, et en particulier le vice-président Mansour bin Zayed Al-Nahyan, comme complice de ces crimes pour son rôle dans le financement et l'approvisionnement des FSR.

Le gouvernement britannique a été cité comme un autre complice de ces atrocités.

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