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La « danse des esprits » des Démocrates

Tuez-les. Assassinez-les. Que les rues s'imprègnent de leur sang rouge capitaliste. − Hasan Piker

Par James Howard Kunstler - Le 10 août 2026 - Source  Clusterfuck Nation

L'élégant Hasan Piker, habillé pour réussir

On ne saurait trop insister sur le pouvoir des idées, en particulier des mauvaises idées, et surtout des très mauvaises idées qui ne sont en réalité que la manifestation d'états émotionnels tels que l'envie, la vengeance, l'hostilité, la paresse et la cupidité. Quelqu'un a-t-il parlé de communisme ? Beaucoup de gens en parlent ces derniers temps. Cette péniche remplie d'idées toutes faites en matière de gestion, censées remédier aux maux de la société industrielle avancée, est revenue à toute vapeur dans le port de New York et s'affaire désormais à envoyer ses agents à travers tout le pays.

C'est un énième mouvement de jeunesse dans une Amérique qui en cultive à intervalles réguliers, en lien avec les "Quatrièmes Tournants". Je me trouvais à l'université lors du dernier, la rébellion hippie de la fin des années 1960. Il s'agissait principalement d'une énergie sexuelle adolescente teintée de ressentiment face à la conscription et à la guerre qui l'accompagnait, sans oublier de nombreuses opportunités commerciales pour la musique et les vêtements.

À l'époque, l'économie américaine était encore un moteur industriel en pleine effervescence. Le confort de cette époque révolue est légendaire. On pouvait facilement subvenir aux besoins d'une famille grâce à un emploi à la chaîne. L'université ne coûtait presque rien : mon université d'État facturait environ 500 dollars par an pour les frais de scolarité, le logement et la pension. (Imaginez un peu !) On pouvait aussi s'y réfugier pour échapper à la conscription. La nouvelle pilule contraceptive a transformé la vie sur le campus en une orgie sans fin, avec des cours pour se détendre. Faut-il s'étonner que les hippies se soient si facilement transformés en gestionnaires de fonds spéculatifs ?

Cette fois-ci, la situation est plutôt sombre pour les jeunes. Pour eux, l'université s'est avérée être une arnaque qui a bouleversé leur vie, accablant les jeunes de prêts impossibles à rembourser, dont on ne peut même pas se libérer par la faillite. Même l'aspect sexuel a été gâché par un féminisme vindicatif et la mode trans. Les emplois se font rares et il est presque impossible d'en vivre, c'est-à-dire de payer sa nourriture et un toit au-dessus de sa tête (sans parler, beurk, du remboursement de ces prêts !). De plus, les emplois se trouvent principalement dans des services insignifiants au service d'entreprises despotiques. Les plus entreprenants pourraient décrocher un poste dans une ONG, mais le travail qui y est proposé relève de l'"activisme", c'est-à-dire un faux travail qui ne produit rien d'autre que l'expression de griefs.

Ces griefs, comme l'ont noté de nombreux observateurs éclairés tels que VDH, sont suffisamment réels pour susciter une quête désespérée de solutions, et le communisme offre un programme tout prêt pour répondre à tout cela. Dans les années 1960, les répercussions de la croisade pour les droits civiques donnaient encore le ton moral fondamental du mouvement hippie. Mais cinquante ans plus tard, tout cela s'est transformé en une arnaque autour de la race et du genre qui ajoute tant de piquant au programme communiste recyclé. (Notez qu'une "arnaque" est une escroquerie de bas étage, et qu'une escroquerie est une tentative d'obtenir quelque chose pour rien.) Ainsi, le programme communiste d'aujourd'hui n'est pas seulement une guerre contre les injustices du capital, mais un djihad contre le cheval de la civilisation occidentale sur lequel le capital est monté, et plus particulièrement contre le cavalier blanc en selle.

Hasan Piker, l'actuel gourou et demi-dieu du mouvement, l'a exprimé sans détour lors d'un  live sur Twitch il y a quelques années, alors qu'il accédait à la célébrité sur le Young Turk Network de l'oncle Cenk Uygur. "On veut que plus d'immigrés viennent dans vos pays, et ensuite ils vont baiser vos sœurs, puis vos filles - on est là pour détruire la race blanche, salopes." Piker est également l'un des principaux propagateurs de la haine des Juifs et d'autres calomnies, telles que l'idée que les États-Unis "méritaient" les attentats du 11 septembre. À propos de notre intervention en Iran, Piker a ironisé en disant que les soldats américains devraient être abattus comme du bétail ( lien).

Selon certaines rumeurs, Piker aurait gagné plus de 6 millions de dollars sur Twitch. Il est assez grand (1m93), musclé et s'habille avec élégance, arborant souvent des vestes de sport à l'ancienne avec une cravate (s'habiller pour réussir ?) ; il fait sans doute craquer les "cat ladies" de la Génération Z, qui constituent l'essentiel du corps militant des socialistes Démocrates de la génération Z en plein essor - comme les communistes se sont eux-mêmes qualifiés pour éviter de susciter toute réaction autour de la loi de 1954 sur le contrôle du communisme (50 U.S.C. §§ 841-844), qui classe le Parti communiste en tant que tel comme "un instrument d'un complot visant à renverser le gouvernement des États-Unis".

Dans l'ensemble, Hasan Piker et les socialistes Démocrates posent un problème pour le moins épineux aux pathétiques vieux schnocks ringards et grandiloquents du Parti démocrate, de la trempe de Chuck Schumer ou Cory Booker. D'autres blogueurs (par exemple Jeff Childers sur  Coffee & Covid) ont fait remarquer que le socialisme démocratique est le monstre que les Démocrates s'efforcent de créer avec zèle depuis plus d'une décennie dans leur laboratoire à la Frankenstein dédié au renversement culturel gramscien. Le monstre s'est échappé et rôde désormais sur les autoroutes et dans les haies, terrorisant la population.

Vous savez certainement que l'ensemble du programme habituel du Parti démocrate est, depuis un certain temps déjà, manifestement dément. Ils continuent de mettre à rude épreuve la patience de la nation avec des débats sur l'idiotie évidente de la participation des hommes aux sports féminins, la résistance à l'expulsion des immigrés clandestins et leur opposition manifestement malveillante à la carte d'électeur. Le communisme n'est que la cerise sur ce gâteau aux fruits. Les récentes victoires aux primaires de prodiges tels qu'Abdul El-Sayed, Melat Kiros et Darializa Avila Chevalier, ainsi que les frasques incessantes du maire Zohran Mamdani qui fait semblant de gouverner la ville de New York, doivent donner des sueurs froides à la vieille garde.

Et pourtant, le plus pathétique des communistes parmi eux, le sénateur Bernie Sanders (I-VT), ce vieil homme juif qui déteste Israël, persiste et prospère même dans son nouveau rôle de parrain de cette couvée de jeunes communistes en devenir. C'est la revanche de Bernie sur le parti qui l'a privé de deux nominations à la présidence. Il fait ce que font tous les bons jacobins - ce pour quoi ils vivent ! Il a condamné à mort ses anciens camarades du DNC. Il fourre ses anciens ennemis dans le char à fous et les emmène sur la place publique pour les exécuter. Ils le voient venir et cela leur donne la chair de poule. Et enfin, bien sûr, les Mamdani, les El-Sayed et leur progéniture s'en prendront aussi à Bernie, ne laissant qu'AOC dans les ruines ensanglantées pour devenir l'Eva Perón américaine. Attendez de voir ça !

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James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d'abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu'au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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