📑 02/09/2026 reseauinternational.net  15min #325272

 Avalanche au Népal et Tibet : le bilan s'alourdit à au moins 180 morts

Le Népal derrière l'Everest

par Mounir Kilani & Maya Kilani Gharti

Derrière l'image de l'Everest, un autre Népal est en train de naître. Une jeunesse qui refuse les anciens récits, une diaspora qui continue de faire vivre le pays, un pouvoir politique en rupture, une société confrontée à ses propres contradictions. Entre désir de changement, dépendance au monde extérieur et puissance de la montagne, le pays cherche désormais son propre chemin.

Le monde connaît le Népal par quelques images : l'Everest, les sherpas, les temples de Katmandou, les trekkeurs, les drapeaux de prière qui flottent dans l'air raréfié des hautes vallées.

Ces images ont fait connaître le pays. Elles ont aussi fini par l'enfermer dans une représentation qui ne suffit plus à raconter ce qu'il devient.

Car derrière l'Himalaya, le Népal change.

Sa jeunesse ne veut plus seulement hériter du pays de ses parents : elle veut participer à sa transformation. Sa diaspora, installée dans le Golfe, en Australie, en Europe ou ailleurs, continue de faire vivre des familles et de soutenir l'économie nationale. Les villes et les infrastructures se transforment, les usages numériques bouleversent les rapports sociaux, et une nouvelle génération cherche à produire davantage au pays plutôt qu'à voir l'étranger comme la seule issue.

Même sa politique étrangère raconte cette volonté nouvelle. Entre la Chine et l'Inde, le Népal cherche à préserver son espace.

Et au-dessus de tout cela, il y a la montagne.

Elle ne vote pas. Elle ne négocie pas. Elle ne suit pas les réseaux sociaux. Elle impose simplement son propre rythme.

Le 26 août, un phénomène d'une puissance exceptionnelle a frappé la région de Langtang. Une rupture de pente impliquant un glacier a probablement déclenché une coulée de débris et une crue. Ils ont parcouru près de cent kilomètres avant d'affecter plusieurs zones en aval, au Népal comme au Tibet.

Un signal sismique a été enregistré. L'US Geological Survey a établi que l'énergie correspondait à un événement de magnitude 5,2 généré par le mouvement de glace et de débris, et non par un séisme tectonique. La nature exacte de la rupture initiale - glissement de terrain incorporant une partie d'un glacier ou effondrement glaciaire - reste toutefois à préciser.

Des villages ont été touchés, des routes et des ponts emportés, des infrastructures détruites. Le phénomène a notamment affecté le district de Rasuwa au Népal et la région de Gyirong, au Tibet.

Pour ceux qui vivent à Katmandou, l'événement n'est pas une abstraction.

La ville est restée sous le choc.

Des habitants ont acheté de la nourriture, de l'eau, des vêtements et d'autres biens pour les envoyer vers les régions sinistrées. Des dons en argent ont afflué. Dans les rues et sur les réseaux sociaux, les appels à l'aide se sont multipliés.

Mais les réactions n'ont pas été uniformes.

Il y a eu l'élan de solidarité. Mais aussi la recherche de visibilité, les commentaires politiques, l'indifférence de certains et, sur les lieux du drame, des actes de vol.

Une catastrophe ne produit jamais une seule réaction. Elle révèle une société dans toute sa complexité.

Et c'est peut-être ce qui rend le Népal actuel si difficile à résumer.

Car derrière les eaux et les débris, derrière les routes coupées et les secours, il y a un pays qui cherche déjà à se raconter autrement.

Un pays qui a changé de génération

Il y a moins d'un an, le Népal connaissait un autre bouleversement.

En septembre 2025, une mobilisation portée en grande partie par la jeunesse avait provoqué la chute du gouvernement de K.P. Sharma Oli.

La colère ne venait pas de nulle part. Elle s'était nourrie de plusieurs années de frustration : corruption, manque de perspectives, privilèges politiques, sentiment d'être ignoré par des institutions qui semblaient fonctionner pour elles-mêmes.

Les événements des 23 et 24 Bhadra - les 8 et 9 septembre 2025 - ont été l'expression visible de cette frustration.

La jeunesse en a été l'un des moteurs essentiels. Elle disposait de quelque chose que les générations précédentes n'avaient pas à cette échelle : les réseaux sociaux, la circulation immédiate des images et la capacité de mobiliser rapidement. Mais réduire le mouvement à une "révolution de la génération Z" serait trop simple : le mécontentement dépassait les jeunes, même si la jeunesse lui a donné son énergie et son visage.

Après la démission de K.P. Sharma Oli, un gouvernement intérimaire dirigé par Sushila Karki, ancienne présidente de la Cour suprême du Népal, fut chargé de conduire le pays vers les élections.

Puis vint l'élection.

Le 5 mars 2026, le Rastriya Swatantra Party de Balendra Shah, dit Balen, remporta 182 sièges sur 275 à la Chambre des représentants.

Ce résultat ne fut pas une simple alternance. Il constituait une rupture politique considérable.

Balen Shah avait 36 ans. Ingénieur de formation, ancien maire de Katmandou et personnalité connue également pour son parcours musical, il ne venait pas de l'ancien appareil politique et incarnait une génération qui voulait tourner la page.

Mais une élection ne suffit pas à transformer un pays. Elle ne fait que commencer le travail.

Quand une génération veut écrire la suite

Pour comprendre Balen, il faut regarder au-delà de sa personne.

Son ascension correspond à quelque chose de plus profond : le refus de vivre dans le récit politique des générations précédentes.

Pendant des années, les mêmes partis, les mêmes visages et les mêmes promesses ont occupé l'espace politique.

Puis une génération est arrivée avec d'autres références. Elle a grandi avec Internet, regardé ce qui se passait ailleurs, comparé les services publics, les emplois et les modes de vie. Le monde lui est devenu beaucoup plus proche que pour les générations précédentes.

C'est aussi pourquoi le phénomène Balen dépasse probablement la seule politique.

Il touche à une question plus vaste :

Quel pays les jeunes Népalais veulent-ils habiter ? Un pays dont ils partent pour trouver ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas chez eux ? Ou un pays dans lequel ils peuvent imaginer leur avenir ?

La réponse n'est pas encore donnée. Mais la question, elle, est devenue centrale.

Quand la rupture rencontre le pouvoir

Pour ceux qui avaient porté Balen Shah, l'enthousiasme des premiers mois s'est accompagné d'attentes très concrètes.

Son style réservé est régulièrement critiqué. Lors de certains épisodes dramatiques, son silence a parfois donné l'impression d'une réponse politique insuffisante.

Son ministre de l'Intérieur, Sudan Gurung, bénéficie d'une forte visibilité auprès des jeunes et d'une expérience acquise dans le mouvement Hami Nepal. Son action suscite aussi des attentes et des critiques.

Balen reste néanmoins associé à une rupture politique réelle. Son gouvernement a renforcé les mesures contre des personnes soupçonnées de corruption. Certaines procédures administratives ont été améliorées, notamment dans le domaine de l'immigration. Mais d'autres décisions ont créé des incompréhensions et la lenteur administrative demeure un problème.

Le paradoxe est là.

Balen avait été élu comme le visage d'une rupture avec une classe politique jugée usée. Mais une fois au pouvoir, il doit composer avec les institutions et les administrations qu'il promettait de transformer. L'ancien système ne disparaît pas avec ses dirigeants. Il faut l'administrer, le réformer, parfois le contourner et souvent composer avec lui.

C'est là que se mesure désormais la différence entre une rupture politique et une transformation durable.

La colère peut faire tomber un gouvernement. Elle ne sait pas, à elle seule, construire un État.

Une jeunesse qui veut rester, même lorsqu'elle part

Cette difficulté se retrouve dans un autre paradoxe, profondément népalais : celui d'une jeunesse qui part sans pour autant quitter son pays.

Une grande partie de la jeunesse veut partir. Le Golfe, l'Australie, le Japon, l'Europe ou l'Amérique du Nord sont devenus des horizons familiers. Partir travailler à l'étranger est devenu, pour beaucoup, une étape presque normale de la recherche d'un emploi.

Mais partir ne signifie pas nécessairement quitter le Népal.

L'argent revient. Les habitudes reviennent. Les idées reviennent. Les ambitions aussi.

Les familles restent liées à ceux qui travaillent à l'étranger, et les transferts de la diaspora représentent une part majeure de l'économie nationale. Ils contribuent à stabiliser le pays en période de crise.

Ce phénomène crée cependant des inégalités. Tout le monde ne dispose pas des mêmes possibilités de départ. L'éducation, les ressources familiales, le lieu de naissance et les réseaux dont chacun dispose influencent fortement les choix.

Pour certains, partir est une chance. Pour d'autres, c'est une nécessité. Et pour ceux qui restent, le départ des autres transforme aussi le pays.

Le Népal est ainsi devenu un pays dont une partie de la population vit à l'étranger tout en continuant à participer à sa vie économique et familiale. La frontière du pays ne correspond plus tout à fait à celle de sa société.

Le désir de produire au pays

Mais cette ouverture ne signifie pas que le pays accepte d'être seulement un marché pour les produits venus d'ailleurs.

Le mouvement du "Made in Nepal" traduit une autre aspiration : produire davantage localement et conserver au pays une partie de la valeur créée.

Cette aspiration est particulièrement visible chez les jeunes entrepreneurs.

Il ne s'agit pas que d'économie : derrière cette volonté, il y a aussi de la fierté. Produire au Népal signifie pouvoir dire que le pays n'est pas condamné à exporter ses travailleurs et à importer une grande partie de ce qu'il consomme.

Mais la réalité est moins simple. Le marché intérieur reste limité, les infrastructures sont inégales et l'accès au financement peut être difficile. Les produits importés, notamment ceux provenant des grands voisins, sont souvent moins chers ou plus facilement disponibles.

Le "Made in Nepal" est plus qu'un slogan : c'est une ambition en construction.

Mais cette volonté se heurte à une réalité que ni les entrepreneurs ni les gouvernements ne peuvent ignorer : la géographie.

La montagne n'a pas le même calendrier

C'est ici que la modernisation rencontre l'une de ses contraintes les plus spectaculaires.

Au cours de la dernière décennie, le Népal a développé une partie importante de ses infrastructures. Les routes se sont multipliées, les connexions améliorées, les capacités d'intervention renforcées. Mais ces progrès restent inégaux et exposés aux contraintes d'un territoire difficile.

Glaciers, pentes, eau et infrastructures posent des problèmes qui se jouent sur des décennies. Ils ne se règlent pas à la vitesse d'un message sur un écran.

Ces progrès ne profitent pas de la même manière à tous les territoires, et les écarts sont particulièrement visibles entre Katmandou et les régions reculées, où l'accès aux infrastructures et aux services reste très différent.

Une route peut changer la vie d'une vallée, mais elle reste vulnérable aux forces naturelles qui peuvent la détruire en quelques heures.

Le développement du Népal n'est donc pas une marche uniforme : il avance par endroits, plus lentement ailleurs, et doit parfois recommencer ce qui vient d'être construit.

Quand une route disparaît, une partie du pays disparaît avec elle

Le Népal est une économie de la circulation. Les hommes, les marchandises, les touristes, les pèlerins et l'électricité traversent un territoire difficile, et l'économie dépend de cette mobilité.

Dans les vallées, une route permet à un village de recevoir des marchandises, à un agriculteur de vendre sa production, à un hôtel de fonctionner, à un enfant de rejoindre une école et à une famille d'accéder aux soins. Lorsque cette route est coupée, ce n'est pas simplement le trafic qui s'arrête : c'est une partie de la vie économique qui se trouve suspendue. C'est pourquoi chaque route compte, et sa destruction est si lourde pour les populations isolées.

Une autre idée reçue mérite d'être corrigée : le Népal n'est pas seulement le pays des montagnes et du tourisme international. Le tourisme compte, mais il n'explique pas à lui seul l'économie. La diaspora joue un rôle considérable et a installé de nouveaux rapports au monde. Le pays est donc beaucoup plus connecté qu'une photographie de l'Everest ne pourrait le laisser croire. Mais cette connexion produit aussi des écarts.

Ceux qui attendaient le pèlerinage

Parmi les personnes touchées par la catastrophe figurent de nombreux étrangers.

Des Indiens, des Américains, des Australiens, des Britanniques, des Canadiens et d'autres se trouvaient dans la région. Certains étaient touristes, d'autres pèlerins en route vers le mont Kailash.

Kailash n'est pas une destination comme les autres. Cette montagne est sacrée pour plusieurs traditions religieuses. Pour ceux qui entreprennent ce voyage, elle n'est pas seulement un sommet : elle est une dimension spirituelle qui dépasse la géographie.

Le 26 août, certains de ces pèlerins se trouvaient dans le secteur de Gyirong lorsque les eaux et les débris ont frappé.

Derrière les listes de disparus, il y a maintenant des familles qui attendent. Un téléphone qui ne répond pas. Une information qui n'arrive pas. Un nom que l'on cherche parmi ceux qui ont été retrouvés.

La montagne cesse alors d'être une image. Elle devient un lieu où quelqu'un attend une réponse.

Mais au-delà du drame humain, il y a une autre réalité : cette catastrophe a frappé un espace où la frontière, la géographie et la géopolitique se confondent.

Une frontière que l'eau ne reconnaît pas

La frontière entre le Népal et la Chine est politique. La montagne, elle, ne la reconnaît pas.

Le secteur de Gyirong est particulièrement important parce qu'il relie le Tibet au Népal. Des marchandises, des voyageurs, des touristes et des pèlerins y transitent.

C'est aussi un espace où se rencontrent les ambitions chinoises et les intérêts népalais. La catastrophe a frappé un territoire où géographie et géopolitique sont déjà liées.

Mais il faut ici éviter une autre simplification. Pour beaucoup d'habitants de Katmandou, la rivalité entre la Chine et l'Inde reste davantage une question de politique étrangère et de médias qu'une préoccupation quotidienne.

Dans la vie ordinaire, le rapport est plus pragmatique : les produits chinois remplissent les boutiques, les séries indiennes passent à la télévision, et les deux présences coexistent sans que personne ait à choisir son camp pour acheter un téléphone ou regarder un film.

Le petit pays qui refuse de choisir

Le Népal vit avec une contradiction : deux puissances l'entourent, il ne peut pas les déplacer, mais il peut essayer de ne pas devenir leur instrument.

C'est là que la fierté nationale joue un rôle souvent sous-estimé par les analyses géopolitiques. Les Népalais sont attachés à l'indépendance et à une marge de manœuvre entre leurs grands voisins. Cette conviction peut paraître idéaliste. Elle est pourtant réelle.

Le Népal n'est donc ni totalement maître du jeu, ni simplement un pion. Il joue avec les cartes que sa géographie lui a données.

La Chine au nord, l'Inde au sud, et les États-Unis cherchent aussi à conserver leur influence : Katmandou doit composer avec tous.

Mais cette diplomatie ne se résume pas à choisir un camp. Elle consiste aussi à préserver un espace politique, économique et de souveraineté. Et cet espace est d'autant plus précieux que le Népal sait qu'il ne dispose pas des moyens militaires ou économiques de ses grands voisins.

Un pays plus divers qu'on ne l'imagine

Il faut sortir d'une autre réduction : celle d'un Népal défini par ses seules montagnes.

Les hautes vallées himalayennes ne racontent pas tout le Népal, pas plus que Katmandou. Il y a les plaines du Terai, les villes, les campagnes, les zones touristiques, les régions agricoles et les communautés dispersées sur des territoires aux réalités très différentes.

Un habitant de Katmandou n'a pas les mêmes préoccupations qu'un habitant d'une vallée reculée ou du Terai. Cette diversité se retrouve aussi dans la manière dont les transformations du pays sont vécues. Tous ne profitent pas des mêmes opportunités, ne disposent pas des mêmes ressources, ne peuvent pas partir.

Mais cette diversité n'empêche pas une forte conscience nationale. Elle peut même contribuer à la résistance du pays.

Une société en colère, mais pas sans liens

C'est peut-être là que ces deux dernières années prennent leur sens.

Le Népal est une société en colère. Mais il n'est pas une société sans liens.

La même population qui a contesté les partis traditionnels peut aujourd'hui se mobiliser pour aider des victimes. La même jeunesse qui proteste sur les réseaux sociaux peut les utiliser pour organiser des collectes.

Quelques jours après la catastrophe, plus de cinq milliards de roupies avaient déjà été versés dans les fonds officiels de secours. Ce chiffre mesure l'ampleur de la mobilisation, mais il ne dit pas tout : derrière l'argent, il y a des familles, des associations, des entreprises et des anonymes qui veulent simplement aider.

La solidarité a pourtant son envers : les autorités ont dû mettre en garde contre des collectes non autorisées et des QR codes diffusés au nom des victimes.

Les deux réalités existent simultanément. Il serait donc trop simple de parler d'une société qui aurait perdu son empathie.

Le Népal se trouve plutôt pris entre plusieurs mouvements contradictoires : l'individualisme croissant, l'exposition permanente aux réseaux sociaux, le désir de réussir, l'envie de partir, la méfiance envers les institutions et la persistance de liens familiaux et communautaires très forts.

La catastrophe n'a pas effacé ces contradictions. Elle les a rendues visibles.

Ce que la montagne vient rappeler

Il y a une étrange rencontre entre les deux bouleversements que le Népal a connus.

En 2025, une partie de la population a contesté l'ordre politique ; en 2026, elle a porté au pouvoir une nouvelle génération.

Puis la montagne est venue rappeler que le pouvoir politique ne commande ni les glaciers, ni les rivières, ni les pentes.

Le Népal cherche désormais son propre récit. Une nouvelle génération veut accélérer son histoire. Ceux qui sont partis continuent d'y participer ; ceux qui sont restés veulent y construire le leur.

Mais il y a une chose que le Népal ne peut ni réformer ni négocier : la montagne.

Depuis Katmandou, on peut regarder vers les sommets. Et les sommets, eux, ne regardent ni les élections, ni les frontières, ni les gouvernements.

Ils sont là. Silencieux. Et ils imposent au pays leur propre calendrier.

 Mounir Kilani & Maya Kilani Gharti

Récapitulatif factuel - 1er septembre 2026

Selon les dernières mises à jour officielles de la National Disaster Risk Reduction and Management Authority (NDRRMA) et des rapports concordants publiés le 1er septembre :

  • 987 morts ont été confirmés (corps et restes humains récupérés) ;
  • Environ 3916 à 3925 personnes sont toujours portées disparues ou non localisées ;
  • 11 814 personnes ont été secourues ;
  • Environ 279 personnes ont été blessées (dont une majorité déjà sorties d'hôpital) ;
  • Environ 583 à 592 ressortissants étrangers restent portés disparus (provenant d'une quarantaine de pays) ;
  • Plus de 20 000 personnels de sécurité restent mobilisés ;
  • L'armée népalaise a effectué 573 vols d'hélicoptère (auxquels s'ajoutent des vols du secteur privé).

Parmi les disparus figurent notamment des habitants de Rasuwa et de Nuwakot, des travailleurs de projets hydroélectriques, des personnels de sécurité et d'administration, ainsi que des guides et accompagnateurs népalais.

Les corps continuent d'être retrouvés parfois très loin des lieux de disparition, notamment dans les districts de Chitwan, Nawalparasi Est et Ouest. Cette dispersion explique en grande partie l'ampleur géographique du bilan.

Les opérations d'identification se poursuivent. Des prélèvements ADN sont effectués sur les victimes non identifiables immédiatement. Des corps ont également été récupérés en aval en Inde (Uttar Pradesh).

Les recherches continuent dans les zones encore isolées et dans certains tunnels hydroélectriques. Les autorités surveillent toujours les risques liés aux mouvements de terrain et aux conditions hydrologiques.

Un chant népalais dédié à la montagne
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