
Par Hans Vogel, le 28 août 2026
Après six mois de conflit ouvert déclenché par les États-Unis et Israël contre l'Iran, de nombreux analystes et experts occidentaux ont conclu que l'Iran en est sorti vainqueur. Compte tenu de l'intensité des combats et du nombre de victimes lors des conflits interétatiques ("guerres") passés, une certaine réticence à utiliser le terme "guerre" pour qualifier ce qui se passe depuis février paraît justifiée.
Les médias traditionnels ont évité de désigner le vainqueur, peut-être par prudence, mais sans rendre justice à la situation. Il ne s'agit pas non plus d'une impasse, car force est de constater que les États-Unis et Israël n'ont pas atteint les objectifs dont ils se vantaient il y a six mois à peine. Néanmoins, ils n'ont pas non plus admis publiquement jusqu'à présent que leur tentative de détruire et d'asservir l'Iran a échoué. On ne pourra véritablement affirmer que l'Iran a gagné que lorsque les États-Unis et Israël auront reconnu leur défaite.
Cependant, en admettant que le président Trump souffre, au mieux, de troubles mentaux, ses propos équivoques et incohérents et ses déclarations officielles pourront être correctement interprétés. Ils devront alors être compris de manière dialectique, en ce sens qu'il affirme en réalité l'exact contraire de la vérité.
Tout bien considéré, il semble donc justifié d'affirmer que les États-Unis ont perdu. Ce qui nécessite toutefois une nouvelle série d'interprétations appropriées. En effet, dans ce cas, le terme "États-Unis" renvoie à la nation des États-Unis d'Amérique sous sa forme et sa structure officielles, suprêmement souveraine et puissante.
Or, aujourd'hui, les nombreuses informations fondées sur des faits concrets, une logique irréprochable et une analyse rigoureuse permettent d'affirmer que les États-Unis ne sont en réalité qu'un prolongement de l'État voyou d'Israël. S'il y a bien une preuve que les sionistes zélés contrôlent la politique étrangère et la diplomatie américaines et tirent les ficelles, c'est celle-ci. Même les deux négociateurs que Trump envoie occasionnellement (vraisemblablement à titre diplomatique et sans grand fondement), à savoir son gendre Jared Kushner et Steve Witkoff, sont membres de cette même 13e tribu.
Au cours des six derniers mois, la couverture médiatique des événements survenus dans le golfe Persique a été plutôt chaotique, truffée de données contradictoires, incohérentes et fragmentaires. L'Iran a accusé les États-Unis de ne pas tenir les promesses solennelles faites lors des réunions organisées pour résoudre le conflit. Ces reproches iraniens rejoignent le regard que portent les Russes sur leurs "partenaires" américains (comme les appelle Poutine). Les Russes ont même inventé un terme spécifique pour qualifier les Américains : nedogovorosposobny (недоговороспособный), qui se traduit littéralement par "incapable de conclure un accord".
En d'autres termes, c'est une version russe moderne de ce que les Indiens disaient autrefois des Anglais et des Européens qui ont colonisé l'Amérique du Nord : "Le visage pâle a la langue fourchue".
De toute évidence, cette épithète russe s'applique principalement aux politiciens et diplomates américains, y compris aux "marchands de tapis" Witkoff et Kushner.
Ce que l'on pourrait qualifier de "déficit de confiance" vis-à-vis des États-Unis du reste du monde n'est pas une question sans importance ni conséquences. Ce sont notamment les États-Unis, surtout depuis la chute du communisme en 1991, qui ont imposé un "ordre international fondé sur des règles", alors que ces règles ne s'appliquent pas aux États-Unis eux-mêmes. Dans la vie quotidienne, ces règles ne s'appliquent effectivement pas aux puissants, il serait imprudent d'imposer la même norme en politique internationale et en diplomatie. Pour la simple et bonne raison qu'elles conduisent inévitablement aux conflits et autres guerres.
Aujourd'hui, deux États se moquent éperdument du droit international, des traités, des promesses, des accords mutuels formels et de toutes ces autres normes de comportement civilisé : les États-Unis et Israël, deux États voyous notoires. Alors qu'Israël a toujours été un État voyou, les États-Unis se comportent comme tel depuis la chute du communisme. Cela tient à l'influence croissante des néoconservateurs, qui, depuis les années 1990, dominent et dictent la politique étrangère américaine. La plupart des néoconservateurs étant des fanatiques et acharnés sionistes dissimulant habilement leurs véritables intérêts derrière des principes généraux aux formules grandiloquentes, il est clair que la politique étrangère américaine ne sert désormais que les intérêts sionistes.
Un vaste réseau d'organisations (telles que l'AIPAC et l'ADL), de médias grand public et de réseaux sociaux (TikTok, YouTube, etc.) soutient activement ces intérêts sionistes. On veille avec le plus grand soin à ce que le public américain soit le moins possible exposé aux critiques, voire aux points de vue alternatifs. D'où la rage grandissante envers des personnalités comme Tucker Carlson et Candace Owens, poussant des rabbins à aller jusqu'à réclamer leur liquidation, voire celle de tout citoyen américain s'opposant publiquement à Israël.
Les responsables politiques américains qui émettent des critiques à l'égard d'Israël ou de ce qu'ils perçoivent comme les intérêts israéliens se voient privés de toute chance de remporter des élections, comme ce fut le cas pour le député du Kentucky Thomas Massie et, plus récemment, pour Dan Bilzerian en Floride. Il est donc légitime de se demander quelle nation le Congrès américain représente réellement.
Les preuves étayant la thèse selon laquelle les institutions politiques américaines ont été détournées abondent et sont accablantes. C'est précisément pour cette raison que l'administration Trump s'est laissée entraîner dans une guerre contre l'Iran qui va totalement à l'encontre de l'intérêt national américain. La situation est désormais si grave qu'on peut affirmer sans réserve que les États-Unis sont autant dominés par les intérêts juifs que l'était l'Allemagne avant 1933. C'est le peintre autrichien à la moustache taille-crayon qui a mis fin à cette situation en incitant les Juifs à quitter l'Allemagne. Nombre d'entre eux l'ont fait et se sont installés dans ce qu'on appelle aujourd'hui Israël.
Bien que le sort de l'Allemagne soit tragique depuis 1945 et qu'elle risque aujourd'hui de basculer dans l'abîme, certains pays d'où les Juifs ont été expulsés s'en sont plutôt bien sortis. L'Espagne, par exemple, qui, après avoir expulsé les Juifs en 1492, est entrée dans une période de croissance spectaculaire et de prospérité. Certes, tous les Juifs n'ont pas été expulsés, et certains sont même restés, cultivant leur identité juive en secret, tout en contribuant à la gloire de l'Espagne. Le dictateur espagnol Francisco Franco, qui a dirigé l'Espagne de 1939 à 1975, aurait d'ailleurs été l'un de ces "crypto-juifs".
Bien que les États-Unis, surtout depuis le début de la guerre qu'ils ont déclenchée contre l'Iran, puissent désormais être considérés comme une quasi-extension de l'État voyou d'Israël, il semble que l'appareil d'État soit en proie à de nombreuses obstructions. C'est du moins ce qu'on peut conclure des événements actuels dans la région du golfe Persique et aux alentours. Les intérêts sionistes n'ont jusqu'à présent pas réussi à surmonter toutes les formes de dissidence et de résistance passive aux différents niveaux des branches du gouvernement.
L'un des aspects positifs de la guerre contre l'Iran, c'est que les Américains peuvent désormais voir ce qu'est devenue leur nation. Ce n'est plus le vainqueur fier et plein d'assurance de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide, mais un État de facto sous occupation étrangère. Pas par une armée d'occupation, mais par un groupe très soudé d'individus déterminés à pousser les États-Unis à se plier aux volontés de l'État voyou d'Israël. Les 350 millions d'Américains sont ainsi contraints d'obéir aux ordres du régime israélien, et malheur à ceux qui osent s'élever pour critiquer ce système : ils sont immédiatement qualifiés d'antisémites. Ils seront "radiés" et condamnés à passer le reste de leur vie en marge de la société.
La guerre contre l'Iran a clairement montré que la situation est véritablement intenable. Malgré tout leur pouvoir, leur influence, leur argent, leurs relations, leur puissance économique, leur contrôle des médias de masse et des réseaux sociaux, les sionistes zélés sont fondamentalement incapables d'exercer un contrôle total sur les États-Unis.
Ce qui signifie que le moment est venu de se débarrasser du fanatisme sioniste.
Il est plus que temps que l'Oncle Sam cesse d'être l'Oncle Tom et rompe ses liens avec Oncle Bibi.
Pour le bien du monde entier.
Traduit par Spirit of Free Speech