📑 03/09/2026 ssofidelis.substack.com  7min #325478

Le régime de Kiev, ses boucliers humains et les bobards russophobes relayés par les médias occidentaux

Par  Finian Cunningham, le 3 septembre 2026

Une frappe de drone russe sur un dépôt de munitions près de Kiev la semaine dernière a fait 38 morts parmi les civils et des dizaines de blessés. Les médias occidentaux  ont qualifié cet événement de l'"attaque la plus meurtrière de la Russie contre l'Ukraine de l'année".

Soulignons que ce dépôt était utilisé secrètement et illégalement par le régime de Kiev pour stocker des explosifs au beau milieu d'un quartier d'habitations civiles et à proximité d'un établissement de santé. Les morts et les blessés ont été causés par de multiples explosions secondaires, et non par le drone russe. La plupart des victimes sont à mettre au compte de la destruction d'une  maison de retraite lors de l'explosion du dépôt d'armes voisin.

Le bilan final pourrait être plus lourd. Plusieurs personnes sont toujours portées disparues plusieurs jours après que le village de Myla a été touché dans la nuit du 28 août. Jusqu'à quatre cents habitants auraient  été évacués, et plus de 100 maisons et appartements ont été détruits. Les survivants ont décrit l'horreur des puissantes explosions qui se sont produites toute la nuit jusqu'au lendemain matin. Un survivant  a déclaré que c'était comme "de la lave jaillissant dans le ciel puis retombant pour nous brûler vifs".

Ce que les médias occidentaux et le régime de Kiev minimisent, c'est que ces victimes sont les conséquences d'une politique criminelle consistant à utiliser des boucliers humains.

Aucune des victimes de Myla n'a été tuée par la frappe initiale du drone russe sur un entrepôt. Elles ont été tuées par les énormes explosions qui ont eu lieu au cours de la nuit, dont l'une a coûté la vie à des pompiers et des secouristes accourus sur les lieux.

Les habitants, sous le choc, se retournent contre les autorités ukrainiennes, leur reprochant de mettre leurs vies en danger en utilisant la communauté comme couverture pour stocker des armes.

Une femme a demandé, furieuse :

"Mais comment peuvent-ils stocker des explosifs à côté de nos potagers ?"

Un autre habitant, Hennadii Kyrvosheia, ancien député, a livré un  témoignage détaillé de la frappe de drone, puis des explosions meurtrières et de l'incendie qui ont suivi. Il a déclaré que personne dans sa communauté ne savait que l'entrepôt avait été transformé en dépôt d'armes. Selon lui, tout le monde pensait que le bâtiment servait à stocker de l'eau, de la nourriture et d'autres fournitures destinées à la population civile.

Dans un geste cynique, le président ukrainien Vladimir Zelensky a cherché à présenter l'incident comme le résultat d'une "terrible négligence". Il a déclaré qu'une enquête serait menée, car des lois et des réglementations interdisent le stockage d'armes à proximité d'habitations civiles. Les médias occidentaux  ont qualifié le dépôt de Myla de "dépôt de munitions mal situé".

Zelensky et les médias occidentaux dissimulent l'ampleur réelle du crime, le présentant comme un hasard ou une négligence grossière tout en accusant la Russie d'en être responsable.

Ce qui s'est réellement passé à Myla, c'est un incendie déclenché par un drone russe. Le drone a percuté l'entrepôt et provoqué une explosion qui, selon des témoins, n'a blessé personne. Ce sont les détonations successives d'armes dissimulées qui ont fait rage pendant plusieurs heures et qui ont provoqué les explosions les plus puissantes et les plus meurtrières, incendiant des habitations et projetant corps et débris à des centaines de mètres.

Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé un site où étaient assemblés des drones longue portée utilisés pour frapper des civils et des infrastructures russes. La Russie dispose sans débat du droit légal de frapper un site utilisé à des fins militaires.

Ce qui s'est produit après la frappe initiale, c'est une succession d'explosions massives provenant des munitions stockées sur le site. La faute en revient-elle à la Russie, ou à ceux qui ont décidé de transformer ce site en dépôt d'armes en pleine zone civile ?

L'entrepôt de Myla ne servait pas simplement à fabriquer des pièces de drones. Il était utilisé pour stocker des explosifs de haute puissance, des propergols, des obus, des mines et des missiles.

L'utilisation d'un site aussi dangereux a nécessairement impliqué des responsables de haut niveau du régime de Kiev. Il n'est pas plausible qu'une opération de dissimulation à si grande échelle, impliquant des matériaux classifiés, ait pu être réalisée par des acteurs douteux de moindre importance.

En d'autres termes, l'armée ukrainienne utilisait sciemment la population civile comme bouclier humain pour protéger un important arsenal de matériel de guerre. Un tel comportement constitue un crime au regard du droit international humanitaire.

Ce n'est pas vraiment une surprise. En juillet, une frappe russe sur un entrepôt situé dans une autre banlieue de Kiev a également entraîné des déflagrations successives causant la mort de nombreux civils. Le Premier ministre ukrainien, Sergueï Koretsky, a évoqué cet incident ainsi que le dernier en date à Myla en  déclarant :

"Commettre sans cesse les mêmes erreurs relève de la négligence criminelle".

Tout comme les commentaires de Zelensky, les propos du Premier ministre, qui semble exprimer des regrets, ne sont qu'une manœuvre de dissimulation. Il ne s'agit ni d'erreurs ni de négligence. C'est une politique criminelle consistant à utiliser sciemment des civils comme boucliers humains.

Ce qui rend ces actes encore plus répréhensibles, c'est que la population civile n'a pas conscience du danger extrême auquel elle est exposée.

Le régime de Kiev applique cette politique de manière systématique depuis quatre ans et demi que dure le conflit. Ses troupes implantent régulièrement des systèmes de défense aérienne et autres armes dans des zones civiles pour dissuader les attaques russes. Plusieurs explosions dans des immeubles d'habitation ont été causées par des missiles intercepteurs ukrainiens ayant manqué leur cible et tué des civils. Le régime prétend ensuite que la Russie tue des civils, et les médias occidentaux se font un devoir de relayer ce discours.

Moscou affirme que ses troupes ne prennent pas délibérément pour cible des civils. Ce qui explique la lenteur de la progression russe qui s'efforce de conquérir du territoire tout en minimisant les dommages collatéraux.

Mais que peut-on attendre d'un régime ukrainien néonazi qui kidnappe des milliers d'hommes en pleine rue pour les embarquer dans des véhicules banalisés, les enrôler de force et les envoyer au front comme chair à canon ?

Le régime corrompu de Zelensky se moque éperdument du peuple ukrainien et ne cherche qu'à tirer profit de la guerre. Sa  menace, cette semaine, de faire exploser des avions civils en Russie témoigne de son mépris criminel pour la vie humaine et le droit international.

Maintenant que l'Ukraine a épuisé la quasi-totalité de ses stocks de missiles de défense aérienne fournis par l'OTAN et que la Russie dispose d'une liberté d'action croissante, le régime en est réduit à utiliser la population civile comme bouclier pour ses stockages de drones et autres munitions. Plus de missiles Patriot américains en stock ? Pas de problème, les patriotes ukrainiens ne manquent pas pour les remplacer.

Les grandes déclarations de Zelensky sur la "négligence" et la "responsabilisation" ne sont que des bobards cyniques relayés par les médias occidentaux. Les faits montrent que son régime décide d'utiliser et de sacrifier ses propres citoyens pour son profit.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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