📑 03/09/2026 euro-synergies.hautetfort.com  3min #325492

La social-démocratie allemande lutte pour ne pas disparaître

Source:  mpr21.info

Le Parti social-démocrate, le plus ancien d'Allemagne, s'enfonce toujours davantage dans la crise. Les électeurs s'en détournent et les dissensions s'accentuent. Des élections doivent avoir lieu en Saxe-Anhalt et les prévisions annoncent la victoire de l'AfD, qualifiée d'"extrême droite".

Ce n'est pas seulement la crise d'un parti, mais celle de l'État allemand édifié dans l'après-guerre et réunifié en 1990. La Saxe-Anhalt illustre l'échec de cette réunification. Le SPD fait partie de la coalition gouvernementale, et le discrédit de Merz et des siens va entraîner dans sa chute les complices du désastre politique et économique allemand. La réforme du système de retraite a provoqué un profond mécontentement au sein d'une population très vieillissante.

Dès le mois de juin, nous annoncions que la social-démocratie était en train de devenir un parti résiduel. Lors des prochaines élections, elle ne devrait recueillir que 7 ou 8% des voix, un pourcentage insignifiant comparé aux 42% de l'AfD. Sa principale inquiétude est qu'elle pourrait tomber sous le seuil des 5%, ce qui l'exclurait du Parlement.

Cependant, la Saxe-Anhalt n'est pas le seul Land où la social-démocratie lutte pour ne pas disparaître. À l'échelle nationale, le parti ne recueille plus que 12% des voix, derrière l'AfD, la CDU/CSU et les Verts.

Dans le Bade-Wurtemberg, le SPD a enregistré son plus mauvais résultat depuis l'après-guerre et n'a réussi qu'à conserver sa représentation au Parlement régional. En Rhénanie-Palatinat, après trente-cinq années au pouvoir, la social-démocratie est arrivée en deuxième position, derrière la CDU. Son résultat électoral a été le plus mauvais de l'histoire de ce Land.

À Berlin, elle végète à la cinquième place avec seulement 12% des voix, tandis que, dans le Land oriental de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, elle pourrait connaître le même sort qu'en Rhénanie-Palatinat: une perte d'influence.

Une crise existentielle

Selon une analyse de l'institut de sondage Forsa, publiée en novembre dernier, seuls 9% des ouvriers et des électeurs au chômage votent pour le SPD.

Il s'agit d'une crise existentielle. Le SPD est menacé de perdre toute pertinence politique, et les responsables locaux réclament la tenue de réunions afin de changer de cap et de remplacer des dirigeants tels que Bärbel Bas et Lars Klingbeil, qui siègent au sein du gouvernement Merz.

Outre la réforme des retraites, le réarmement a contraint le gouvernement à réduire les aides au logement et les prestations versées en cas d'arrêt maladie. Dans le même temps, l'industrie automobile disparaît et les licenciements dans les principales usines se comptent par milliers.

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