Le ministre extrémiste israélien, Itamar Ben Gvir, a dévoilé un plan controversé visant à procéder au nettoyage ethnique de tous les Palestiniens de la bande de Gaza en sept ans et à les expulser "de force" de leur patrie vers d'autres pays.
Il a présenté ce jeudi 3 septembre, ce plan baptisé "Désengagement 710", alléguant qu'il y avait des pays prêts à accueillir des Palestiniens de Gaza sans les mentionner.
Le plan vise à expulser du territoire palestinien assiégé, 250 000 Gazaouis au cours de la première année, 1,11 million en trois ans et 1,86 million en sept ans.
Itamar Ben Gvir a déclaré que son parti d'extrême droite Otzma Yehudit exigerait la création d'un ministère chargé de ce qu'il a appelé "l'émigration volontaire" de Gaza lors de la formation du prochain cabinet israélien.
Sous prétexte de fournir un "programme d'intégration" pour les Palestiniens expulsés, le ministre extrémiste israélien semble justifier ce plan.
Selon son parti, ce projet de nettoyage ethnique nécessiterait un investissement initial israélien de 3 milliards de dollars, suivi d'un financement complémentaire pouvant atteindre 15,2 milliards de dollars.
Les propos de Ben Gvir font suite à ceux du ministre israélien de la Guerre, qui avait déclaré mercredi que le régime occupant expulserait de force les Palestiniens de la bande de Gaza dès que le président américain Donald Trump donnerait son feu vert, prétendant que l'expulsion des Palestiniens de Gaza restait la "seule solution".
Israël expulsera de force les Palestiniens de la bande de Gaza par tous les moyens possibles dès que le président américain donnera son feu vert.
Donald Trump, qui avait initialement proposé le plan de relocalisation forcée de Gaza en février 2025, ne l'a pas abandonné, mais l'a simplement "gelé" en raison des pressions exercées par les États arabes, a-t-il déclaré.
Israël a déclenché sa guerre génocidaire contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, après que le mouvement de résistance palestinien Hamas a mené l'opération Tempête d'Al-Aqsa en représailles aux atrocités accrues du régime contre le peuple palestinien.
Deux ans plus tard, à la suite de son échec à atteindre ses objectifs déclarés, Israël a été contraint d'accepter un cessez-le-feu à Gaza.
Toutefois, le régime a poursuivi ses attaques contre Gaza en violation du cessez-le-feu, tuant au moins 73 470 personnes et en blessant 174 540 autres dans le territoire assiégé au cours des trois dernières années.
