Dans un contexte de vive inquiétude face à la situation humanitaire dans la bande de Gaza et à la poursuite de l'occupation en Cisjordanie, l'association CAPJPO-EuroPalestine appelle à une nouvelle mobilisation à Paris.
Une manifestation est prévue samedi 5 septembre à 14 h 30, place du Châtelet, afin de dénoncer la situation des Palestiniens dans les territoires occupés et d'appeler à une intensification de la solidarité avec le peuple palestinien.
L'association appelle à une mobilisation "nombreuse" et en famille sous le mot d'ordre "Le silence tue".
Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, affirme que "la situation est grave" et fait de la rentrée scolaire en France un contrepoint à la situation des enfants palestiniens.
"Pendant que nous faisons notre rentrée scolaire ici, à Gaza, Israël tue les enfants, y compris à l'intérieur des tentes", déclare-t-elle.
Itamar Ben Gvir a dévoilé un plan controversé visant à procéder au nettoyage ethnique de tous les Palestiniens de la bande de Gaza en sept ans.
Elle estime que la faim, la soif et les épidémies ont refait leur apparition. Malgré une légère amélioration par rapport à la famine constatée en 2025, la situation alimentaire reste extrêmement fragile, selon la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'UNICEF.
La bande de Gaza reste confrontée à des destructions massives, aux déplacements et à une grave crise sanitaire. L'UNRWA évoque un "effondrement systémique" du système de santé, marqué par la destruction d'infrastructures, les déplacements répétés, les restrictions d'accès et les pénuries de médicaments, de matériel médical et de carburant, causés par les attaques israéliennes.
Zémor dénonce également la situation en Cisjordanie occupée, où elle accuse les colons et les soldats israéliens de commettre des violences visant, selon elle, à "chasser un maximum de Palestiniens de leurs villages".
Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 1 200 incidents impliquant des colons israéliens et ayant fait des victimes ou causé des dégâts matériels ont été recensés entre janvier et le 6 juillet 2026 dans plus de 240 communautés palestiniennes.
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Plus de 2 300 Palestiniens, dont plus de 1 000 enfants, ont également été déplacés en Cisjordanie depuis janvier dans le contexte des violences de colons et des restrictions d'accès, selon l'OCHA.
La présidente d'Europalestine évoque aussi "près de 10 000 Palestiniens et Palestiniennes" détenus par Israël et dénonce des violences, la faim et la torture en prison.
Zémor cite notamment le docteur Hussam Abou Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan à Gaza. Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, il est détenu sans inculpation ni procès depuis décembre 2024 et a subi de graves mauvais traitements. L'ONU demande sa libération ou son inculpation rapide dans le cadre d'un procès équitable.
La mobilisation parisienne intervient alors que plusieurs procédures internationales concernant Israël et les territoires palestiniens restent ouvertes à La Haye.
Le médecin palestinien Hussam Abou Safiya affirme que les gardiens de prison israéliens continuent de le battre, de le priver délibérément de sommeil et de le menacer.
