⚕️ 07/09/2026 reseauinternational.net  15min #325819

Les enfants vaccinés ne sont pas en meilleure santé : l'exemple allemand

Nous présentons ici la traduction d'un article de vulgarisation écrit en anglais sous la direction du professeur Harold Walach (1). Il y réexamine avec ses collègues une ancienne étude comparant la santé des enfants vaccinés avec celle des enfants non vaccinés (2). L'Allemagne a en effet rendu obligatoire un vaccin pédiatrique pour la première fois en 2020 : il s'agit du vaccin contre la rougeole. Elle a de ce fait rendu obligatoire le vaccin ROR (rougeole, oreillons et rubéole), car le vaccin contre la rougeole n'existe pas sans association avec ces deux autres vaccins. Les parents qui refusent de faire vacciner leur enfant sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 2500 euros (3). La couverture vaccinale était de 92-93% en 2019 (4) et est toujours inférieure à 95% en 2026 (5). Encore une étude qui accable la vaccination pédiatrique, après la mise à jour récente de la Ford Study américaine qui concluait de la même manière (6). Bonne lecture.

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"Ce que nous pouvons affirmer avec une certaine certitude à la lumière de cette étude, c'est que les vaccins ne contribuent pas à améliorer la santé des enfants". Pourquoi ? Nous ne le savons pas. Pour le savoir, il faudrait mener une vaste étude longitudinale à trois bras, dans laquelle les enfants soit seraient vaccinés, soit recevraient uniquement le vecteur, y compris les adjuvants, mais sans antigènes, soit recevraient une solution saline comme placebo.
Cependant, nous pouvons affirmer une chose avec certitude au vu de ces données : l'obligation vaccinale, qu'elle soit de fait ou de droit, devrait désormais appartenir au passé pour tout responsable politique, toute autorité publique et tout médecin.
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Notre analyse secondaire des données de l'enquête allemande sur la santé des enfants (KIGGS) a été publiée.

Le débat sur la vaccination prend de l'ampleur partout. Notre association MWGFD e. V. vient de déposer avec succès une pétition auprès du Bundestag et d'obtenir le quorum requis de 50 000 signatures, de sorte que la pétition sera transmise à la Commission des pétitions du Bundestag. C'est là qu'il sera décidé si elle sera présentée devant le Bundestag.

L'objectif est de supprimer l'obligation de vaccination de fait imposée par la loi sur la protection contre la rougeole.

En effet, celle-ci prévoit que les enfants doivent présenter un carnet de vaccination contre la rougeole ou un certificat d'inaptitude à la vaccination correspondante pour pouvoir être admis à la maternelle ou à la crèche. Dans les faits, cela conduit à une obligation vaccinale, car d'une part, les certificats d'incapacité à se faire vacciner ne sont pas faciles à obtenir - les médecins se sentent de plus en plus sous pression. D'autre part, ces certificats ne sont pas toujours acceptés, ce qui, là aussi, met souvent les parents et les enfants sous pression.

Dans ce contexte, notre étude qui vient d'être publiée pourrait s'avérer utile. Dans cette étude, nous avons ré-analysé les données de l'enquête allemande sur la santé des enfants et posé la question suivante : les enfants vaccinés sont-ils en meilleure santé ?

Cette enquête était une étude représentative menée par l'Institut Robert Koch en 2007 (1), 2. Il s'agissait d'une étude transversale rigoureuse, dans le cadre de laquelle des enfants âgés de moins de 17 ans et leurs parents ont été interrogés. Dans le cadre d'un entretien informatisé avec des médecins, des questions ont été posées sur le statut vaccinal et les maladies, ainsi que sur de nombreuses autres variables, soit au total 120 variables et 17 460 cas. Dans une première analyse publiée par le RKI 3, les auteurs ont conclu qu'il n'y avait pas de différences entre l'état de santé des personnes vaccinées et celui des personnes non vaccinées. Quelques années plus tard, l'association Arbeitsgemeinschaft Bürgerrecht und Gesundheit (ABUG) e.V. m'a chargé de réaliser une nouvelle analyse. J'ai bénéficié de l'aide de ma co-auteure Angelika Müller, de l'initiative "Freie Impfentscheidung" (Liberté de choix en matière de vaccination), une spécialiste des données qui a soigneusement traité l'imposant ensemble de données que le RKI met à la disposition de tous ceux qui en font la demande.

Méthode

Nous avons utilisé les modules principaux "Santé", "Statut vaccinal" et "Données sociodémographiques" pour notre analyse. L'enquête a été menée dans 167 sites répartis dans toute l'Allemagne et a permis de constituer un échantillon représentatif d'enfants et d'adolescents. Afin de corriger d'éventuels biais, nous avons utilisé une variable de pondération dans toutes les analyses. Le protocole d'analyse a été établi et archivé avant le début de l'évaluation. D'autres détails méthodologiques figurent dans la publication originale 4, parue dans la revue Medical Research Archives de la Société européenne de médecine. Je suis membre de cette société savante.

Nous avons utilisé une variable comptabilisant le nombre de vaccinations pour définir le statut vaccinal. 202 enfants n'étaient pas vaccinés, 15 142 enfants avaient reçu au moins une vaccination et ont été considérés comme vaccinés ; pour les autres, les données faisaient défaut. Nous avons donc pu réaliser des analyses portant sur 15 344 cas.
L'analyse principale consistait en une analyse de régression. Il s'agit d'une méthode statistique permettant d'étudier quels facteurs présentent un lien avec une variable cible. La variable cible était le "score de morbidité" établi à partir des diagnostics médicaux. Dans le cadre d'un entretien assisté par ordinateur, les médecins avaient diagnostiqué la présence ou l'absence d'une série de maladies chez les enfants :

  • maladies atopiques (catégorie que nous avons définie lorsque l'une ou plusieurs des maladies suivantes étaient présentes : rhume des foins, asthme, dermatite atopique ; nous avons regroupé ces diagnostics afin de réduire le nombre de modèles à calculer)
  • bronchite obstructive
  • pneumonie
  • otite moyenne
  • maladie cardiaque
  • anémie
  • diabète
  • maladie thyroïdienne
  • crises convulsives, par exemple l'épilepsie
  • scoliose (c'est-à-dire déviations de la colonne vertébrale)
  • migraine

Nous avons simplement additionné la présence de ces maladies par enfant, ce qui nous a permis d'obtenir un score de morbidité pouvant aller de 0 à 11. Nous avons ensuite examiné dans quelle mesure les maladies des enfants pouvaient s'expliquer à partir des données disponibles. Nous avons pris en compte les caractéristiques sociodémographiques, la situation économique et les habitudes de santé des parents, ainsi que les infections contractées par l'enfant et les médicaments pris. Pour finir, nous avons également intégré dans l'équation le statut vaccinal - vacciné ou non -, ou encore le nombre de vaccins reçus.

Le principe de cette approche est simple : dans un premier temps, l'analyse de régression examine dans quelle mesure l'état de santé des enfants peut être expliqué par les variables déjà prises en compte. Ensuite, on vérifie si le statut vaccinal apporte une contribution explicative supplémentaire statistiquement significative. Si tel est le cas, le statut vaccinal joue alors lui aussi un rôle à part entière.

Parmi toutes les variables étudiées, le statut vaccinal est la seule qui puisse être interprétée de manière causalement pertinente, car les vaccinations sont effectuées de manière ciblée pour prévenir les maladies. En conséquence, nous nous attendions à observer une corrélation négative statistiquement significative avec le score de morbidité lorsque les vaccinations préviennent les maladies. Une corrélation positive statistiquement significative indiquerait en revanche qu'un statut vaccinal plus élevé est associé à une charge de morbidité plus importante.

Le protocole d'analyse prévoyait qu'en cas de résultat statistiquement significatif, chaque maladie ferait ensuite l'objet d'une analyse distincte.

Résultats

Je ne présenterai ici que les principaux résultats.

En premier lieu, il est intéressant de constater que, dans l'ensemble, toutes les maladies infectieuses sont rares, à l'exception de la varicelle, qui a touché 73% des enfants. Les autres sont relativement rares. La rougeole, par exemple, touche environ 7,2% des enfants.

Les autres chiffres oscillent entre 0,9% pour l'hépatite et 25% au maximum pour le virus d'Epstein-Barr (mononucléose infectieuse) et la scarlatine.

Autre point intéressant :

Dans tous les cas, l'infection survient également chez les enfants vaccinés. C'est donc un mythe de dire que les personnes vaccinées ne peuvent pas contracter une maladie.

Il existe toutefois des différences de fréquence. Les enfants vaccinés contractent moins souvent la rougeole, les oreillons, la coqueluche et la rubéole. En revanche, ils contractent plus souvent la varicelle, la scarlatine, le virus d'Epstein-Barr, l'herpès, la salmonellose et l'hépatite. Pour les quatre dernières maladies citées, l'effet n'est pas significatif, contrairement à toutes les autres.

La vaccination n'offre donc une protection contre l'infection que pour une minorité des maladies étudiées. Pour toutes les autres, l'immunité naturelle acquise par les personnes non vaccinées après avoir contracté certaines maladies semble prévenir d'autres maladies. Il s'agissait d'une analyse simple, uni-variée. Notre analyse principale, à savoir la régression du score de morbidité, a montré que la vaccination, en tant que variable supplémentaire, est intégrée de manière hautement significative avec un signe positif dans l'équation de régression.

Cela signifie que chez les enfants vaccinés, le nombre de vaccinations contribue à un score de morbidité plus élevé : plus le nombre de vaccinations est élevé, plus le score de morbidité est élevé, même en tenant compte de toutes les autres variables importantes.

Car c'est précisément ce que fait l'équation de régression. D'un point de vue technique, il s'agissait d'une régression de Poisson, car le score de morbidité, en tant que variable de comptage, suit une distribution de Poisson (7). L'analyse de l'ajustement du modèle montre que celui-ci s'adapte assez bien. Cependant, la part de variabilité expliquée est très faible, même si le modèle est hautement significatif.

Graphique - Répartition du nombre de diagnostics

Elle est très proche d'une loi de Poisson ; la significativité, qui signale un écart par rapport à la loi idéale (voir les lignes légèrement grises), s'explique par le grand nombre de cas.
Nous avons ensuite examiné la présence ou l'absence de chaque diagnostic en effectuant au total 11 régressions logistiques. Une régression logistique est une régression qui modélise une variable dichotomique, en l'occurrence l'absence ou la présence d'un diagnostic.

Nous avons constaté une influence négative du nombre de vaccinations sur l'otite moyenne, l'anémie et la scoliose. Ici aussi, plus le nombre de vaccinations était élevé, plus l'influence sur le diagnostic était marquée.

Là encore, cette influence est faible, mais significative : elle se situe entre 2 et 3%. (Remarque à l'attention des spécialistes : comme l'analyse modélisait l'absence du diagnostic, les rapports de cotes présentés dans la publication doivent être interprétés à l'envers !)

Pour ces trois maladies et le score de morbidité, nous avons examiné quel rôle jouait chaque vaccin. Il est apparu que les vaccins contre la polio, la rougeole et l'hépatite avaient un effet positif, tandis que ceux contre les oreillons, la diphtérie, le tétanos et l'Haemophilus influenzae avaient un effet négatif. Ici aussi, les variables relatives à la vaccination ont été intégrées aux variables sociodémographiques et sanitaires. Toutefois, la publication ne présente que les rapports de cotes des vaccins (les modèles complets figurent dans le supplément).

Analyse critique
Ce que nous pouvons affirmer avec une certaine certitude à la lumière de cette étude, c'est que les vaccins ne contribuent pas à améliorer la santé des enfants. Nous pouvons l'affirmer car la vaccination peut être interprétée comme un facteur causal.

Nous ne pouvons toutefois pas déterminer si les enfants non vaccinés sont en meilleure santé parce qu'ils ne sont pas vaccinés ou pour d'autres raisons. Il serait concevable que le refus de la vaccination soit le signe d'un mode de vie, d'une structure familiale et d'un mode de communication totalement différents, qui rendent les enfants plus résistants.

Pourquoi ces vaccinations ne sont-elles pas associées à une meilleure santé chez les enfants ? Il se pourrait que les adjuvants vaccinaux, souvent de l'oxyde d'aluminium, posent problème et pèsent sur les enfants, surtout lorsqu'ils s'accumulent à la suite de plusieurs vaccinations. Il se pourrait que les multiples antigènes utilisés lors de la vaccination combinée posent problème. Il se pourrait que le fait de contracter naturellement certaines maladies renforce globalement le système immunitaire des enfants en pleine croissance. Nous ne le savons pas.

Pour le savoir, il faudrait mener une vaste étude longitudinale à trois bras, dans laquelle les enfants soient seraient vaccinés, soit recevraient uniquement le vecteur, y compris les adjuvants, mais sans antigènes, soit recevraient une solution saline comme placebo. Si une telle étude à trois bras était menée en aveugle, de manière randomisée et sur une longue période, nous pourrions alors déterminer si les vaccins ont des effets positifs ou négatifs ; et si ces effets, lorsqu'ils sont négatifs, sont dus aux adjuvants ou aux antigènes.

Il est toutefois décevant de constater qu'à ce jour aucune étude de ce type, contrôlée par placebo, n'a été menée dans les pays industrialisés occidentaux.
Les résultats suivants ne peuvent donc pas être transposés à des pays où les conditions de vie sont très différentes. L'inverse est également vrai : les résultats issus de nombreuses régions d'Afrique ne peuvent pas être transposés directement aux pays industrialisés occidentaux. Ainsi, plusieurs études ont montré que les campagnes de vaccination contre la rougeole ont considérablement réduit la mortalité infantile dans de nombreuses régions d'Afrique 5. En revanche, pour d'autres vaccinations, des taux de mortalité plus élevés ont également été signalés dans ces régions.

Il est possible que les effets de la vaccination contre certaines maladies diffèrent dans les pays industrialisés occidentaux de ceux observés dans les pays où la charge de morbidité est plus élevée, en raison des conditions de vie qui y règnent. Cependant, la question de savoir si tel est le cas et dans quelle mesure n'a pas encore fait l'objet d'études à long terme randomisées et contrôlées par placebo, nécessaires à cet effet. Les données du RKI ne sont toutefois pas irréfutables, comme nous l'avons vu.

Nous avons trouvé quelques indices laissant supposer que certaines données ne sont pas plausibles. Cela n'a rien d'étonnant, compte tenu de l'ampleur de cette étude. De plus, il est bien sûr difficile de tirer des conclusions concernant des vaccinations individuelles à partir d'un ensemble de données transversales, car la composition des vaccins a pu évoluer au fil des ans, ce qui ne peut évidemment plus être démêlé dans une étude transversale.

De plus, certaines maladies sont très rares, ce qui peut rendre l'estimation de la régression peu fiable ; il en va de même pour l'influence de certains vaccins. Bien que nos modèles aient généralement donné de très bons résultats, on ne peut bien sûr pas exclure la présence de biais.

Je considère également que les résultats de notre étude ne constituent qu'une conclusion provisoire. Leur rôle devrait être d'inciter enfin une instance indépendante à mener une étude à grande échelle, à trois bras et contrôlée par placebo (*). Car sans une telle étude, toutes les affirmations, dans un sens comme dans l'autre, ne sont rien d'autre que des vœux pieux.

Cependant, nous pouvons affirmer une chose avec certitude : au vu de ces données, l'obligation vaccinale, qu'elle soit de fait ou de droit, devrait désormais appartenir au passé pour tout responsable politique, toute autorité publique et tout médecin. Grâce à nos données, les parents peuvent réfléchir aux vaccins qui sont pertinents pour leur enfant. Et la STIKO (Commission permanente des vaccinations de l'Institut Robert-Koch) devrait revoir en profondeur son travail.

Pr. Harald WALACH
Dr. Angelika MULLER
Septembre 2026

Article traduit de l'anglais par Hélène Banoun

Note de la rédaction AIMSIB

Se souvenir que ce type d'étude à trois bras a déjà été mené sur un lot de moutons soumis soit à un vaccin aluminique, soit à l'excipient du vaccin, soit à l'antigène(6). L'étude montra sans ambigüité l'apparition d'une détérioration neurologique chez les animaux soumis soit aux vaccins entiers, soit à l'adjuvant aluminique. Ce travail fut rétracté à la demande d'un correspondant anonyme qui s'était manifesté auprès de l'éditeur. Sans le moindre défaut méthodologique, il fut à nouveau présenté et définitivement admis dans un second journal. (8), (9)

source :  Prof. Harald Walach via  AIMSIB

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