🗺 07/09/2026 french.presstv.ir  3min #325900

L'Iran exhorte le Conseil des droits de l'homme de l'Onu à dénoncer les États-Unis et Israël pour crimes de guerre

La Mission permanente de la République islamique d'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève a exigé que les États-Unis et Israël soient tenus responsables des crimes de guerre qu'ils ont commis lors de leur agression contre l'Iran.

La représentation iranienne a déclaré lundi, dans un message publié sur X, qu'à l'ouverture de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l'homme, l'Iran réaffirmait son engagement à faire entendre la voix des victimes et des survivants des actes d'agression des États-Unis et du régime israélien.

Le Conseil des droits de l'homme "a pour mandat établi de traiter les violations des droits de l'homme et les atteintes humanitaires lors des conflits, y compris les attaques aveugles et intentionnelles contre les infrastructures et les cibles civiles en Iran", indique le message.

Le message mentionne les frappes contre une école dans la ville de Minab, dans la province du Hormozgan, et contre un complexe sportif dans la ville de Lamerd, dans la province de Fars, une autre province du sud de l'Iran, au cours desquelles des dizaines de civils innocents ont été tués, soulignant que "de telles attaques constituent des crimes de guerre manifestes".

La représentation de la République islamique d'Iran a également déclaré que Téhéran poursuivrait ses efforts pour exiger que les responsables rendent des comptes, faire respecter la justice et protéger les civils.

 Une cinquantaine de détenus sont morts dans les centres de rétention de l'ICE depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, selon des données de deux ONG.

Les travaux de la 63ᵉ session ordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies ont débuté, lundi, à Genève et se poursuivront jusqu'au 7 octobre prochain, avec à l'ordre du jour un large éventail de questions liées à la promotion et à la protection des droits de l'homme dans le monde.

La session est présidée par l'ambassadeur d'Indonésie, Sidharto Reza Suryodipuro, Représentant permanent de son pays auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

Lundi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, s'est dit très inquiet des indications d'un bombardement américain récent sur un mariage dans le sud de l'Iran, la semaine dernière. L'Autrichien s'est dit alarmé au début d'un mois de travaux du Conseil des droits de l'homme, demandant un retour aux négociations.

Une frappe américaine a touché une cérémonie de mariage à Kuhestak, dans la province du Hormozgan, dans le sud du pays. Au moins quatre personnes ont été tuées et environ 67 autres blessées.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre non provoquée contre l'Iran. Quarante jours plus tard, le 8 avril, la résilience et les mesures de rétorsion iraniennes ont conduit les parties belligérantes à convenir d'un cessez-le-feu.

Le 17 juin, Téhéran et Washington ont officialisé le mémorandum d'entente d'Islamabad, un accord en 14 points actant la cessation des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et l'ouverture de négociations en vue d'un règlement définitif.

Toutefois, les États-Unis ont ultérieurement entrepris des actions visant à fragiliser la souveraineté iranienne par l'établissement d'un corridor stratégique à proximité des côtes omanaises.

En réaction à cette initiative jugée non conforme aux engagements pris, l'Iran a réimposé des restrictions sur le détroit d'Ormuz. Téhéran maintient que toute navigation au sein de ce passage stratégique est désormais assujettie aux modalités définies par les autorités iraniennes, en stricte application des termes de l'accord.

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