
par François Meylan
En premier lieu, il n'est pas question d'un référendum mais bien d'une initiative populaire. Le peuple convoque le peuple. Et c'est dimanche 27 septembre 2026.
Pour avoir été successivement directeur de campagne et secrétaire général au sein d'un grand parti gouvernemental, je crois savoir quand une votation fédérale est celle de la décennie.
Et c'est le cas pour cette initiative populaire qui vise à inscrire des garde-fous dans le marbre de la constitution fédérale, concernant la neutralité suisse.
Si la neutralité suisse perpétuelle et armée a bénéficié d'une reconnaissance internationale lors du congrès de Vienne en 1815 et d'un ancrage dans la Constitution fédérale de 1848, force est de constater qu'elle est sans cesse piétinée.
Un premier exemple est celui de l'ex-ministre suisse de la défense Viola Amherd. Regardez sur Google toutes ses photos, ses selfies, ses câlins et autres mimiques qu'elle partage avec le belligérant ukrainien Volodymyr Zelensky. Il y en a des pages et des pages.
L'ancienne conseillère fédérale qui a laissé son département de la défense - après plus de six ans à sa tête - dans un état pitoyable a été manifestement très occupée à satisfaire les exigences de Zelensky.
Que dire de ces ministres suisses qui confondent les intérêts particuliers de la Commission européenne qui œuvre avant toute chose pour les lobbyistes de la haute finance et de l'industrie de la guerre avec le droit international ? Le droit international qui est représenté par le concert des Nations unies (ONU) et non par la Commission européenne. Cette dernière ressemblant plus à une officine privatisée par l'état profond qu'à une garante du bien commun.
Restons sur le droit international. La Suisse qui a toujours refusé de reconnaître le droit à l'existence de l'État palestinien est en-dessous de tout face aux exactions commises au Liban et en Palestine occupée. La "Diplomatie suisse" pour autant que l'on puisse encore la désigner ainsi a été calamiteuse face à l'agression perfide de l'Iran, pays où pourtant la Suisse est mandataire. Elle fut aussi pitoyable quand la Flotilla pour la liberté et pacifique pour Gaza fut arraisonnée dans les eaux internationales et spécialement mal traitée.
Que dire de la délégation d'Armasuisse qui vient de se réunir à Chypre pour acquérir de l'armement israélien. Malgré le fait que cela soit interdit au pays des montres et du chocolat de commercer du matériel de guerre avec un pays en conflit.
Il y a actuellement à la tête de l'État des politiques et des chefs de service bien trop payés avec les deniers publics qui nous attirent vers les abysses de l'OTAN. De surcroît quelques-uns de ces hauts fonctionnaires sans scrupule passent leurs journées sur les réseaux sociaux à calomnier et à discréditer les partisans de l'initiative pour la neutralité.
Doit-on trouver l'explication de tant de compromission dans l'existence sous la coupole du groupe parlementaire israélo-suisse ? Un groupe de 40 députés et sénateurs suisses qui défendent les intérêts d'une Knesset génocidaire au Parlement suisse, une fois de plus, sur le dos des contribuables. En échange, entre autres, de quelques voyages en Terre Sainte tous frais payés.
Et que penser de la collaboration dans le domaine de la cybersécurité récemment mise en place avec les autorités ukrainiennes hautement corrompues ? Qu'en est-il de la protection des données du citoyen helvétique ?
Autant dire que nos élus n'ont cessé de faire n'importe quoi, ces dernières années, et que la sacro-sainte neutralité suisse a été assassinée plus d'une fois.
C'est pourquoi il faut soutenir l'initiative suisse sur la neutralité. Elle apporte un signal fort de stabilité et de paix dans un monde qui en a besoin.
Elle rappelle ce qu'est le droit international. Elle distingue d'une part ce qu'est l'ONU, la médiation, la recherche de la paix et d'autre part ce que sont la très belliciste Commission européenne, l'OTAN, ses dizaines de guerres illégales, ses quelques millions de victimes civiles et autres marchands de morts. Ladite initiative précise quand il est de bon ton de reprendre des sanctions internationales et qu'on ne rejoint pas une alliance militaire quand on prétend à la neutralité. Exception faite si le pays est directement attaqué.
Au risque de se faire qualifier de pro-russe ou de pro-Poutine, ayons le courage d'offrir une vraie neutralité aux générations futures.
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