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Le battage médiatique autour du Jour J ne sert qu'à escamoter le véritable vainqueur de la guerre

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Par  Mike Whitney, le 7 septembre 2026

"Les récits soviétiques... de la guerre... indiquaient que les "cercles dirigeants" en Grande-Bretagne et aux États-Unis souhaitaient que l'Allemagne et l'Union soviétique s'épuisent "dans des combats acharnés et sanglants"...... Le report (du Débarquement) était présenté comme une simple difficulté logistique, mais aussi comme une politique délibérée consistant à laisser l'Armée rouge subir la plupart des pertes, puis à limiter l'influence soviétique d'après-guerre. Molotov lui-même a indiqué à plusieurs reprises... être conscient que les puissances occidentales avaient l'intention de laisser leur allié soviétique se faire "saigner à blanc". La presse soviétique et les commentaires publics pendant la guerre ont souvent repris le thème de la lenteur des Alliés et du partage inégal des coûts. Ces opinions étaient largement partagées au sein de l'élite politique et diplomatique soviétique, même lorsqu'elles étaient exprimées avec beaucoup de prudence"...... Extrait de l'ouvrage officiel de l' armée américaine intitulé "De Moscou à Stalingrad : la décision à l'Est". Dans cet ouvrage, les auteurs américains résument et citent les publications officielles soviétiques en plusieurs volumes, notamment Histoire de la Grande Guerre patriotique et Histoire de la Seconde Guerre mondiale.

"Le débarquement en Normandie n'a pas changé la donne quant à l'issue de la Seconde Guerre mondiale... L'issue a été scellée par les victoires de l'Armée rouge - principalement à Stalingrad et à Koursk. Pendant trois ans, le Royaume-Uni puis les États-Unis ont tardé à ouvrir un deuxième front".

- Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères

"La Russie n'avait pas besoin de votre aide en 1944. Nous avions besoin de vous en 1941, lorsque l'étau s'est resserré autour de Leningrad et que les Allemands se trouvaient à quelques kilomètres de Moscou. Merci pour le ragoût, les camions, les bottes, etc. (Prêt-bail) Mais cette guerre a été gagnée par la Russie". - Un ancien combattant russe anonyme.

Si les Américains étudiaient encore l'histoire à l'école, ils sauraient que Trump n'a pas la moindre idée de ce dont il parle. Sinon, il ne ferait pas de déclarations aussi absurdes que celle-ci :

"Nous avons gagné deux guerres mondiales, mais nous ne nous en sommes jamais attribué le mérite... La victoire n'a été remportée que grâce à nous..."

Donc, les États-Unis auraient gagné la Seconde Guerre mondiale ? Ça, c'est un scoop.

Mais bon, Trump peut se consoler : une nette majorité d'Américains partage en effet son opinion mal informée. Selon un sondage YouGov réalisé en mai 2024, 59 % des Américains ont déclaré que les États-Unis ont fait plus que la Grande-Bretagne ou l'Union soviétique pour vaincre les nazis. Seuls 13 % ont attribué la plus grande contribution à l'Union soviétique, et à peine 6 % ont cité la Grande-Bretagne.

Comment une personne éclairée peut-elle croire de telles absurdités ? Ces gens n'ont-ils jamais rien lu sur Stalingrad ou Koursk ? C'est choquant. Les historiens s'accordent à considérer

"la bataille de Stalingrad (août 1942 - février 1943) et la bataille de Koursk (juillet-août 1943) comme les tournants de la guerre contre l'Allemagne nazie sur le front de l'Est",

qui constituait le principal théâtre des opérations.

N'oubliez pas que les Russes ont perdu plus d'hommes à Stalingrad que les États-Unis pendant toute la guerre (479 000 Russes contre 416 000 Américains au total). Et si l'on inclut les civils, ce chiffre double largement. Pas moins de 80 % des pertes allemandes ont eu lieu sur le front de l'Est. Et, comme indiqué ci-dessus, les batailles décisives de Stalingrad et de Koursk ont été menées et remportées par l'Armée rouge bien avant même qu'un seul soldat américain ne pose le pied sur les côtes normandes. C'est la Russie qui a gagné la guerre, pas les États-Unis. On ne s'attend pas à ce que Trump le sache, mais on devrait quand même pouvoir s'attendre à ce que la majorité des Américains ait une petite idée de ce qui s'est passé lors de la plus grande guerre de l'histoire.

Bien sûr, on ne leur en veut pas de ne pas être au courant d'opérations moins connues, comme l'opération Bagration (du 22 juin à fin août 1944), qui

"fut une offensive soviétique de grande envergure lancée contre le Groupe d'armées Centre allemand en Biélorussie, programmée pour coïncider avec le débarquement des Alliés occidentaux en Normandie. Bagration mobilisa environ 1,7 à 2,4 millions de soldats soviétiques, des milliers de chars, ainsi qu'un soutien d'artillerie et aérien écrasant. Les Russes ont pris entièrement par surprise l'armée allemande qui battait en retraite et dont les positions, mal défendues, ont été débordées.

"En quelques semaines, l'Armée rouge a anéanti le Groupe d'armées Centre, détruisant ou mettant hors de combat la majorité de ses divisions, tuant ou capturant des centaines de milliers de soldats allemands, tout en progressant de plusieurs centaines de kilomètres. Cette opération a libéré la quasi-totalité de la Biélorussie, a atteint la périphérie de Varsovie et les frontières de la Prusse orientale, et a infligé à l'armée allemande l'une des plus lourdes défaites de toute la guerre - d'une ampleur supérieure à celle de Stalingrad en termes de divisions détruites. Elle a définitivement brisé les défenses allemandes à l'Est et a permis à l'Armée rouge de se positionner pour les offensives finales en Pologne et en Allemagne en 1945". - Grok

À bien des égards, l'opération Bagration fut le "dernier sursaut" d'une Wehrmacht à bout de souffle qui fut renvoyée, chancelante, à Berlin où son destin fut scellé peu après. Mais regardez bien la date à laquelle l'opération Bagration fut lancée : le 22 juin 1944. Cela ne vous rappelle rien ? Le Débarquement ne venait-il pas d'avoir lieu quelques semaines plus tôt, le 6 juin 1944 ?

En effet, c'est le cas, ce qui signifie que les batailles décisives de la Seconde Guerre mondiale avaient déjà eu lieu lorsque les Alliés sont entrés en scène. Le saviez-vous ? Saviez-vous que l'essentiel du travail avait déjà été accompli par l'Armée rouge qui, soit dit en passant, a subi le bilan stupéfiant de 11 millions de morts (soldats uniquement, sans compter les civils), tandis que les États-Unis n'en ont perdu que 416 000. Autrement dit, la Russie a perdu 27,5 fois plus de combattants que les États-Unis. Ces informations sont tirées d'un article de Newsweek :

"L'ampleur et la brutalité du carnage sur le front de l'Est étaient stupéfiantes. Alors que les Allemands progressaient en 1941, ils ont commis toute une série de crimes de guerre, massacrant systématiquement les populations locales et s'emparant de terres destinées à une future colonisation allemande...

"Au moment où les troupes alliées ont débarqué en juin 1944, les Russes avaient déjà mené trois ans de guerre dévastatrice sur le front de l'Est, subissant et infligeant des pertes effroyables. Les batailles gigantesques et décisives de Stalingrad et de Koursk ont été livrées et remportées, et la retraite de l'Axe vers l'Allemagne était bien engagée..."

-  La Russie trolle l'Occident à propos du Jour J : "Le débarquement en Normandie n'a pas eu d'impact décisif sur l'issue de la Seconde Guerre mondiale" newsweek.com, Newsweek.

Saviez-vous qu'Hitler a déployé environ 75 % à 80 % des forces de combat et terrestres de l'Allemagne nazie sur le front de l'Est pendant la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale ? Pourtant, notre président ignorant pense que l'Amérique a gagné la guerre. Voici ce qu'en dit Trump :

"Beaucoup de nos alliés et amis célèbrent le 8 mai comme le Jour de la Victoire, mais nous avons fait bien plus que n'importe quel autre pays, et de loin, pour mener la Seconde Guerre mondiale vers la victoire... Nous avons gagné les deux guerres, personne ne nous arrivait à la cheville en termes de puissance, courage ou génie militaire...

"Sans nous, nous parlerions tous allemand, et peut-être un peu japonais aussi".

Naturellement, les déclarations stupides de Trump sont accueillies comme des éclairs de génie par sa base MAGA, mais ce ne sont que des balivernes. Les troupes américaines se sont battues courageusement et honorablement, mais ce ne sont pas elles qui ont gagné la guerre. Cet honneur revient aux Russes, dont le sacrifice hors du commun mérite d'être salué par tous. Or, les responsables et représentants russes ont été exclus des commémorations du 80e anniversaire du débarquement en juin 2024. Comme l'a fait remarquer Shakespeare, "l'ingratitude" est comme "le vent d'hiver".

Alors, pourquoi tant d'Américains sont-ils si mal informés sur la Seconde Guerre mondiale ? Seraient-ils victimes d'un système médiatique résolument attaché à une version des faits présentant l'Amérique comme cette nation exceptionnelle qui sauve sans cesse l'humanité opprimée d'une tyrannie imminente ? C'est possible, ou peut-être que ce phénomène de désinformation rejoint davantage ce que Ron Unz disait des récits mensongers et de leur impact sur notre perception du présent :

"Force est de reconnaître que bon nombre des concepts fondamentaux qui dominent notre monde actuel reposent sur une compréhension particulièrement biaisée de cette histoire de la guerre, et s'il semble y avoir de bonnes raisons de croire que ce récit est en grande partie faux, nous devrions peut-être commencer à remettre en question le cadre de convictions fondé sur ces récits".

- Ron Unz, rédacteur en chef de The Unz Review.

Tout à fait, mais en quoi les remarques d'Unz sont-elles liées à l'objet de cet article : le Jour J ?

Pour répondre à cette question, concentrons-nous sur trois dates clés :

  1. 11 décembre 1941 - Les États-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne
  2. 2 février 1943 - La bataille de Stalingrad s'achève par la capitulation de la 6e armée allemande
  3. 6 juin 1944 - Le jour J (débarquement en Normandie)

La première chose que remarquera tout observateur avisé, c'est le laps de temps considérable qui sépare ces trois dates. Pourquoi y a-t-il eu un intervalle de deux ans et demi entre le moment où les États-Unis ont déclaré la guerre à l'Allemagne et le débarquement sur les plages de Normandie ? Pourquoi faut-il compter seize mois entre la bataille de Stalingrad - qui a marqué le tournant de la guerre - et l'arrivée des États-Unis en Europe pour ouvrir un deuxième front ?

Vous ne trouvez pas cela suspect ? Les apologistes occidentaux affirment que le rassemblement des forces et les problèmes logistiques ont nécessité des années de planification et de mise en route.

Vraiment ? Qui y croit ? Qui pense réellement que les États-Unis ont traîné les pieds pendant seize mois après Stalingrad simplement pour "se mettre en route" ?

Non. C'est absurde. Ce n'est qu'un prétexte pour justifier la décision prise par nos dirigeants de laisser souffrir et mourir le plus de Russes possible - nos alliés. Ils voulaient affaiblir la Russie en laissant les Allemands en tuer le plus grand nombre possible, pour que la primauté américaine ne soit pas contestée après la guerre. Ce scénario vous semble-t-il plus crédible ? Regardez cet extrait d'un article du New York Times qui explique ce qui se passait en coulisses en 1942 et 1943 :

"En juin 1942, Viatcheslav Molotov, ministre soviétique des Affaires étrangères, s'est rendu à Londres et à Washington, et les communiqués officiels consécutifs ont fait état d'un "accord total" conclu "concernant les missions urgentes liées à la création d'un deuxième front en 1942". Même aujourd'hui, les historiens divergent dans leur évaluation de ce document. Certains historiens pensent, comme Staline apparemment, que cette déclaration équivalait à contracter un engagement. D'autres affirment qu'il ne s'agissait que d'une forme de soutien moral à la Russie et d'une menace contre l'ennemi commun. Quelle que soit la vérité, en 1942 et 1943, le deuxième front n'a pas été ouvert. Cela a entraîné de graves désaccords entre les Alliés. En 1943, les ambassadeurs soviétiques ont été rappelés de Londres et de Washington. Staline était furieux qu'après les promesses écrites de Roosevelt et de Churchill concernant une offensive au printemps ou au plus tard en septembre, rien ne se soit produit.

"En effet, en mai 1943, Roosevelt a informé Staline du report de l'ouverture du deuxième front à 1944. Une lettre adressée par Staline à Churchill et à Roosevelt le 24 juin était empreinte d'une tension palpable. 'Je dois vous dire', écrivait le dirigeant soviétique, 'qu'il ne s'agit pas ici seulement de la déception du gouvernement soviétique, mais de la confiance qu'il accorde à ses Alliés, une confiance mise à rude épreuve. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit de sauver des millions de vies dans les zones occupées d'Europe occidentale et de Russie, et de limiter les sacrifices énormes des armées soviétiques - face auxquels les sacrifices des troupes anglo-américaines sont insignifiants'".

-  60 ans plus tard : pour la Russie, l'ouverture d'un deuxième front en Europe est arrivée bien trop tard, New York Times

En gros, ils l'ont baisé. Il n'y a pas de façon polie de le dire. Roosevelt et Churchill ont rompu leur promesse envers Staline et ont laissé l'Armée rouge se débrouiller toute seule. Combien de jeunes Russes sont morts inutilement parce que les dirigeants occidentaux ont choisi de poignarder Staline dans le dos ?

Il est donc tout à fait naturel que Staline ait été en colère, et cette colère a gagné l'ensemble de la classe militaire et politique russe. Tout le monde pensait que les Alliés traînaient délibérément les pieds. Voici ce qu'a déclaré Khrouchtchev :

"Je n'exclurais pas la possibilité qu'ils [les Alliés] aient souhaité faire peser un fardeau encore plus lourd sur les épaules de l'Union soviétique et nous saigner encore davantage. Ils voulaient tirer parti des conséquences de la guerre et imposer leur volonté non seulement à leur ennemi, l'Allemagne, mais aussi à leur allié, l'URSS".

Voilà qui se rapproche bien davantage de la vérité, ne croyez-vous pas ? Washington a conspiré avec le Royaume-Uni pour retarder autant que possible son entrée en guerre afin de se positionner le plus favorablement possible dans le monde d'après-guerre.

Et pour y parvenir, ils ont laissé l'armée allemande infliger autant de dégâts matériels que possible à la Russie et à l'Armée rouge (sans pour autant permettre aux Allemands de l'emporter). Cette stratégie nihiliste a été résumée par Henry Kissinger pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) lorsqu'il a déclaré :

"Quel dommage qu'ils ne puissent pas perdre tous les deux !"

En d'autres termes, les dirigeants américains estimaient tirer un avantage considérable de la mort de millions de Russes sous les frappes de la Wehrmacht. Du point de vue de Washington, c'était le meilleur dénouement possible, car il assurait aux États-Unis une position dominante dans l'ordre mondial.

Ce n'est pas vraiment la version qu'on nous a enseignée en cours d'histoire au lycée, où des dirigeants altruistes comme FDR et Churchill envoient des hommes courageux au combat pour débarrasser le monde de la tyrannie nazie.

Non. La participation des Alliés a reposé sur un calcul cynique visant à déterminer combien de temps ils devaient laisser les deux armées s'entre-tuer avant d'intervenir pour défendre le capitalisme de libre-échange en Europe occidentale. Cette version vous semble-t-elle meilleure ? Voici un extrait d'un article de Reuters :

"...de nombreux Russes sont convaincus, encore aujourd'hui, que ce retard était une manœuvre délibérée.

"Si le débarquement 'nous a beaucoup aidés', a déclaré M. Kosyak, Churchill 'voulait que les Russes et les Allemands s'anéantissent mutuellement dans cette guerre, et intervenir au moment opportun, lorsque les deux camps seraient affaiblis'.

"Igor Tolkarev, 48 ans, employé dans le secteur des télécommunications, a déclaré : 'Je pense qu'il nous a simplement attendus et n'a décidé d'agir que lorsque nos troupes ont lancé une offensive. Ce n'est qu'alors qu'il s'est rangé du côté des plus forts'.

"'Comme l'Occident avait à l'époque une très mauvaise opinion de l'Union soviétique communiste et tenait à empêcher le communisme de se propager à travers l'Europe, c'est probablement pour cette raison que les dirigeants politiques occidentaux n'étaient pas intéressés par une victoire aussi triomphale de l'Armée rouge et par une fin rapide de la guerre', a déclaré Lyudmila Krylova, ingénieure à la retraite âgée de 67 ans".

-  Qui a gagné la guerre ? Les Russes ont un point de vue différent sur le Jour J reuters.com, Reuters.

Il ne s'agit pas là d'une théorie du complot mystérieuse inventée de toutes pièces par des gauchistes anti-américains. Selon les ouvrages historiques officiels soviétiques en plusieurs volumes - Histoire de la Grande Guerre patriotique et Histoire de la Seconde Guerre mondiale - la raison pour laquelle aucun deuxième front n'est apparu en 1942-1943 est que les "cercles dirigeants" en Grande-Bretagne et aux États-Unis voulaient que l'Allemagne et l'Union soviétique s'épuisent "dans des combats acharnés et sanglants".

Ainsi, la trahison de Roosevelt et de Churchill fait bel et bien partie des archives publiques. Et, au vu des faits, elle est particulièrement difficile à contester. À mon humble avis, les États-Unis semblent avoir délibérément attendu les bras croisés jusqu'à ce que le plus grand nombre possible d'Allemands et de Russes soient massacrés avant d'ouvrir un deuxième front. Mais, même alors, ils ne sont entrés en guerre que pour s'assurer que Staline ne continuerait pas à marcher sur l'Europe occidentale en annexant toutes les nations sur sa route. Churchill, en particulier, était très inquiet à cette perspective, ce qui explique pourquoi le jour J a été synchronisé avec l'opération Bagration, la dernière opération de nettoyage menée par la Russie sur la route de Berlin.

Churchill a également ordonné à ses services du renseignement d'élaborer un plan bizarre visant à réarmer des prisonniers nazis pour mener une offensive soutenue par le Royaume-Uni et les États-Unis en Russie juste au moment où la guerre allait prendre fin. L'opération "Unthinkable", comme on l'appelait, était un "plan d'urgence top secret" élaboré par l'état-major interarmées britannique en juin 1945. Ce plan

"envisageait la possibilité d'une attaque surprise menée par les forces britanniques, américaines et polonaises, renforcées par des unités allemandes réarmées, contre l'Armée rouge en Allemagne. L'objectif était de forcer Staline à accepter les conditions occidentales concernant le règlement d'après-guerre, notamment pour la Pologne et l'Europe de l'Est". - Grok

Le plan fut abandonné en raison de la supériorité numérique de l'Armée rouge, qui représentait trois fois celle des forces alliées en Europe à l'époque. Néanmoins, il illustre bien l'hypocrisie des relations entre Churchill et Staline, qui n'étaient amicales que lorsqu'elles servaient les intérêts de Churchill. Les atermoiements liés au Débarquement reflètent la même dynamique égoïste. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont retardé le débarquement en Normandie le plus longtemps possible pour que les Russes "s'épuisent dans des combats acharnés et sanglants", permettant ainsi aux États-Unis et leurs alliés de partager la gloire de la victoire sur le nazisme tout en jetant les bases d'un ordre d'après-guerre où l'Amérique serait toute-puissante.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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