
par Olivier Field
Combien de temps encore "nos" médias vont nous balader ? Depuis des décennies leur complicité, ou collaboration, avec les maîtres d'un récit surréaliste nous formatent pour refuser l'évidence. L'oppression systématique, racialiste et suprémaciste d'une population chez elle par des colons occidentaux est traitée un conflit de voisinage... L'indulgence pour les crimes commis dépasse l'entendement. Les "réactions" de nos gouvernants et "élites" frisent la blague... Jamais aucune pression n'est mise en œuvre, ou elle est verbale, sans contrainte et toujours epsilonesque... Comme des menaces sur les importations de bretzels allemands en 1944 !
Bien entendu la totale irresponsabilité des hommes à qui les nations ont confié les pouvoirs décisionnels, avec le soutien de médias guère plus tenus de dire les vérités et le tout dans un système bien huilé pour faire taire et punir les hommes de bonne volonté, rendent la situation "complexe". Mot magique pour regarder ailleurs et passer à autre chose.
Qu'avons-nous collectivement à y gagner ?
Une fausse paix intérieure, vu la gangrène des valeurs humaines qu'elle implique. Un confort d'esprit de se savoir dans le troupeau broutant le pré où l'on nous enferme. Alors que nous fabriquons les jours sombres et sinistres, attisant des conflits toujours plus durs à éteindre, relançant les vieux démons de l'humanité d'éradiquer plutôt que de soigner, cet écrasement mènera au pire.
Peut-être faut-il le souhaiter puisque rien n'entrave la marche du désespoir. La Palestine restera ce gigantesque camp avec des garde chiourmes, des tortionnaires et des opportunistes imposant les lois des brutes à une population tenue en laisse, affamée de tout et surtout de liberté et punie du simple fait de son existence. Les soubresauts de résistance sont dénoncés comme des actes abjects mus par la haine et amplement condamnées par nos belles et vertueuses démocraties. Oh oui la haine ne manque pas de prospérer dans ce contexte et nous en sommes responsables autant que les victimes directes d'Israël, pas moins.