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Combattant Wazalendo, à l'est de la République démocratique du Congo. [Photo d'illustration]
Les combattants Wazalendo ont tenté de reconquérir un territoire stratégique perdu le week-end dernier, suite à une offensive de l'AFC/M23. La reprise des hostilités a aggravé une crise humanitaire déjà aiguë et causé un déplacement massif des populations locales qui tentent de fuir les combats et de trouver refuge dans les localités voisines.
Les combats ont repris dans l'axe Buhimba-Mahanga, situé entre les territoires de Masisi et de Walikale, dans la province orientale du Nord-Kivu de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué la presse locale ce 10 septembre. Malgré un cessez-le-feu toujours en vigueur, des tirs d'armes lourdes et légères ont été entendus dans la région depuis les premières heures du matin, rapporte le site d'information local Actualité.cd, qui a fait savoir que les combattants Wazalendo (alliés des Forces armées de la République démocratique du Congo - FARDC), venus de Walikale, ont attaqué les positions tenues par les rebelles de l'Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenus par le Rwanda.
Cette offensive survient après un week-end de violents combats dans la même région, qui s'étaient soldés par la perte de plusieurs positions tenues par les FARDC et les combattants wazalendo. Cette reprise des combats visait la reconquête de l'axe Buhimba-Mahanga, considéré comme un passage important entre les deux territoires.
Des sources locales ont indiqué que la situation est restée tendue depuis le 7 septembre, avec un calme précaire avant la reprise des affrontements. Dans le Sud-Kivu, des combats ont également été signalés dans les territoires de Walungu et de Fizi. Selon plusieurs sources de presse, les hostilités ont été marquées par l'usage de plus en plus intensif de drones armés, qui auraient aussi visé la population civile.
Des civils contraints au déplacement et aggravation de la situation humanitaireSelon la société civile locale, plusieurs pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants ont été déplorés dans les zones de combat, aggravant la crise humanitaire déjà aiguë dans l'est de la RDC et entraînant le déplacement massif des populations locales dans les agglomérations situées sur la ligne de front. Cité par la presse locale, Fiston Misona, président de la société civile de Walikale, a expliqué que "les populations fuient leurs habitations pour s'abriter là où il y a de la sécurité. On est en train d'enregistrer pas mal de déplacés en territoire de Walikale". Il a aussi ajouté que les déplacés "viennent des territoires voisins, tels que Massi, Rutshuru et aussi Kalehe, au Sud-Kivu. Et pour l'instant, ces populations victimes de déplacements forcés et massifs ne sont pas assistées".
Pour rappel, le gouvernement de la RDC et les groupes de l'AFC/M23 s'étaient engagés à instaurer un cessez-le-feu à Doha, au Qatar, en juillet 2025, une proposition qui a été entérinée en décembre de la même année par le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame. Or, les combats n'ont jamais réellement cessé entre les belligérants dans cette région riche en minerais stratégiques.