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⚔️ 10/09/2026 francais.rt.com  5min 2 #326220

Menace « éphémère » : le Kremlin fustige le récit absurde d'une attaque prétendue contre l'avion de Zelensky

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Source: Gettyimages.ru

Volodymyr Zelensky débarquant de son avion [Photo d'illustration]

Dmitri Peskov a catégoriquement rejeté les affirmations farfelues d'Oslo prétendant que l'avion de Zelensky avait "failli être abattu" par un drone en Moldavie. Une intox a été rapidement éventée : le chef du régime de Kiev était encore au sol à Chisinau, alors que le drone s'est écrasé à 160 km de là, suscitant l'incrédulité générale.

Le 10 septembre, le Kremlin a rejeté les allégations faisant état de menaces présumées pesant sur l'avion de Volodymyr Zelensky alors qu'il quittait la Moldavie pour assister aux funérailles du roi Harald V de Norvège. Selon le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, il n'y a pas eu de menace "éphémère" de ce type, ce que les Ukrainiens eux-mêmes ont d'ailleurs reconnu.

Cette information avait été diffusée la veille par le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store et s'est rapidement répandue dans le monde entier. Selon lui, le 8 septembre, l'avion du chef du régime de Kiev a prétendument "failli être abattu par un drone" lors de son décollage. Le dirigeant norvégien n'a toutefois pas précisé d'où il tenait cette information ni à quelle distance se trouvait le drone.

Par la suite, le cabinet du Premier ministre norvégien a précisé qu'une menace liée à un drone avait surgi dans l'espace aérien moldave, ce qui avait entraîné un retard du départ de Zelensky. La partie norvégienne a toutefois souligné que la distance exacte entre le drone et l'avion du président ukrainien était inconnue.

Ce récit artificiel, formulé sans aucune confirmation, a toutefois été rapidement démenti par les autorités moldaves. Ainsi, le porte-parole du gouvernement moldave, Dumitru Ciorici, a déclaré aux journalistes qu'au moment de l'alerte, l'appareil se trouvait à l'aéroport de Chisinau et que l'espace aérien du pays était fermé. De plus, peu de temps après, les autorités moldaves ont indiqué que l'appareil s'était écrasé à pas moins de 160 km de l'aéroport international où se trouvait l'avion : une distance rendant peu crédible l'idée d'avoir "failli abattre" l'avion.

Le leader du parti français de droite Patriotes, Florian Philippot, a critiqué le Premier ministre norvégien pour une telle intox. "Tout était faux ! Le drone qui a"failli percuter l'avion"de Zelensky se trouvait en fait...à 160 kilomètres de son avion ! Encore une fausse info, pour manipuler l'opinion publique. On se souvient du GPS de l'avion d'Ursula qui avait été"brouillé"au décollage. Avant qu'on apprenne que c'était totalement inventé", a-t-il écrit sur X.

Tout était FAUX ! ⤵️

Le drone qui a "failli percuter l'avion" de Zelensky se trouvait en fait...à 160 kilomètres de son avion ! 🤦🏻♂️

Encore une fausse info, pour manipuler l'opinion publique. On se souvient du GPS de l'avion d'Ursula qui avait été "brouillé" au décollage....  pic.twitter.com/gKEInRm6Do

- Florian Philippot (@f_philippot)  September 10, 2026

En Ukraine, la déclaration de Store a été accueillie avec scepticisme, voire avec des critiques. En commentant ces propos, les internautes se sont notamment étonnés du manque de logique dans le fait que la partie russe aurait décidé d'abattre l'avion de Zelensky précisément au-dessus de la Moldavie, mais pour une raison inconnue, pas au-dessus de l'Ukraine. Certains commentateurs ont ironisé sur le chef "puissant" du régime de Kiev, qui abat déjà lui-même des drones avec son propre avion, tandis que d'autres ont déploré que l'avion n'ait finalement pas été abattu.

La partie russe a par ailleurs souligné qu'elle s'abstenait délibérément de frapper les dirigeants ukrainiens. Le 1er septembre, le président russe Vladimir Poutine  a indiqué que Moscou partait, sur cette question, du principe qu'elle avait "besoin de certaines personnes", car si les dirigeants ukrainiens comprenaient qu'ils souhaitaient régler les problèmes par la voie pacifique plutôt que de porter à la Russie "un nouveau coup stratégique", Moscou aurait alors besoin de "certains négociateurs".

L'hystérie autour des drones fait rage dans les pays européens depuis plusieurs mois déjà. L'un des derniers cas concerne les fausses accusations portées contre la Russie sur son implication dans l'incident avec un drone à l'aéroport de Leipzig/Halle début août. Ces attaques  ont été catégoriquement rejetées par la partie russe, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que les craintes des pays de l'UE, selon lesquelles la Russie les "envahirait" prétendument, provenaient d'un "délire" ainsi que de la politique de l'Occident, fondée sur le fait qu'il a "toujours besoin d'un ennemi".

"Si cette image artificielle d'un ennemi incarné par la Russie venait à disparaître, alors la grande majorité des gouvernements de l'Union européenne et des pays de l'OTAN seraient tout simplement balayés par les électeurs", a-t-il fait remarquer.

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