Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu séparément par téléphone avec son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan, et le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dans le cadre des consultations régionales intensives pour empêcher toute escalade des tensions et rétablir la stabilité en Asie de l'Ouest.
Lors de son entretien téléphonique avec son homologue saoudien, jeudi 10 septembre, M. Araghchi a passé en revue les derniers développements régionaux. Les deux diplomates ont évoqué l'escalade des tensions et la détérioration de la situation sécuritaire dans la région, soulignant la nécessité de poursuivre la coopération et les efforts diplomatiques afin d'empêcher la propagation de la crise et de rétablir la stabilité et la sécurité dans la région.
Par ailleurs, lors de son entretien avec le chef de l'armée pakistanaise, les deux hommes ont échangé leurs points de vue sur l'intensification des tensions, la montée de l'insécurité et leurs conséquences sur la paix et la stabilité régionales. Ils ont insisté sur la nécessité d'une vigilance et d'une coordination accrues entre les pays de la région, ainsi que sur la mise en œuvre des moyens communs pour contribuer à l'instauration d'une paix et d'une sécurité durables dans la région.
L'Iran qualifie de terrorisme économique les nouvelles sanctions américaines contre 27 compagnies aériennes.
Le Pakistan a joué un rôle de médiateur dans les efforts visant à mettre fin à la guerre imposée à l'Iran par les États-Unis et Israël, notamment à travers le mémorandum d'entente d'Islamabad. Parallèlement, l'Iran et l'Arabie saoudite maintiennent des contacts réguliers de haut niveau depuis le rétablissement de leurs relations diplomatiques.
Mercredi, M. Araghchi a salué le rôle constructif du Pakistan pour faciliter les échanges diplomatiques et souligné l'impératif de poursuivre les consultations entre les deux pays voisins afin de préserver leurs intérêts communs et de contribuer à la sécurité régionale.
Le même jour, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a réaffirmé publiquement que l'Iran, en tant qu'État partie au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), dispose d'un droit légitime à développer et à utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, une position que Téhéran a toujours présentée comme une question de principe et non comme une concession.
L'Iran condamne la résolution de l'AIEA qui ouvre la voie à l'"effondrement ultime" du régime de non-prolifération.
Les échanges de jeudi s'inscrivent dans la continuité d'une coordination régulière entre l'Iran et les pays de la région.
Les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères s'étaient encore entretenus samedi des questions bilatérales, de l'évolution de la situation régionale et des efforts diplomatiques déployés pour rétablir la stabilité, notamment face à l'insécurité qui règne dans le détroit d'Ormuz à cause des actes d'agressions commis par Washington.
Araghchi et Munir sont également restés en contact étroit tout au long de l'année, notamment lors des visites de Munir à Téhéran et des consultations téléphoniques successives sur les solutions politiques à la crise.
Téhéran affirme à plusieurs reprises que la sécurité durable en Asie de l'Ouest ne peut être imposée de l'extérieur et que les pays de la région doivent eux-mêmes assumer leurs responsabilités afin d'empêcher l'extension des tensions.
