🧱 11/09/2026 reseauinternational.net  5min 15 #326326

 Douze pays occidentaux annoncent leur intention d'imposer des restrictions au commerce de biens des colonies illégales en Cisjordanie occupée

La brèche — douze pays contre les colonies, Israël riposte

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par Jules Kaizen

Le 8 septembre 2026, douze pays ont annoncé des sanctions commerciales contre les colonies israéliennes en Cisjordanie. C'est la première fois qu'un bloc aussi large agit de façon coordonnée, hors du cadre de l'Union européenne.

La brèche s'ouvre. La riposte israélienne est immédiate, et elle frappe ailleurs.

Les douze

Douze pays : France, Royaume-Uni, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pologne, Portugal, Suède.

Les mesures sont précises : interdiction d'importation des biens des colonies, sanctions contre les entreprises et les individus fournissant des services pour l'expansion des colonies.

Le contexte est documenté : des semaines d'attaques de colons contre des villages palestiniens, et le plan E1 - 1 234 logements en Cisjordanie, approuvé par Israël.

L'avis consultatif de la Cour internationale de justice, rendu le 19 juillet 2024, est le socle juridique : les États doivent s'abstenir de relations commerciales qui pourraient renforcer la présence illégale d'Israël dans le territoire palestinien occupé. L'Irlande avait déjà ouvert la voie, en approuvant le 26 mai 2026 le texte d'un projet de loi interdisant l'importation de biens des colonies.

Londres

Le Royaume-Uni durcit sa position plus que les autres.

Ed Miliband, le ministre des Affaires étrangères britannique, le dit sans détour, via The Guardian : "The British government agrees that there is ethnic cleansing of Palestinians in areas of the West Bank - perpetrated by settler terrorists" - "Le gouvernement britannique reconnaît qu'il y a un nettoyage ethnique des Palestiniens dans des zones de Cisjordanie - perpétré par des terroristes colons."

Le Royaume-Uni considère désormais l'occupation elle-même comme illégale, pas seulement les colonies. Le changement de position est net.

La riposte

Israël répond immédiatement, et de façon asymétrique.

Gideon Sa'ar, le ministre israélien des Affaires étrangères, pose le cadre, via The Guardian : "United Jerusalem is the capital of Israel and is under its full sovereignty. Any foreign activity in the area must be conducted through accepted and agreed channels and without violating Israel's sovereignty" - "Jérusalem unifiée est la capitale d'Israël et relève de sa pleine souveraineté. Toute activité étrangère dans la zone doit passer par des canaux acceptés et convenus, sans violer la souveraineté d'Israël."

Les mesures tombent : fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est sous 30 jours, interdictions d'entrée contre Jeremy Corbyn, Zarah Sultana, Diane Abbott, John McDonnell, Richard Burgon, et les députés verts Hannah Spencer, Carla Denyer, Siân Berry, Ellie Chowns. Fin de la participation britannique à la formation des forces de sécurité palestiniennes. Exclusion du Royaume-Uni de la mission de coordination américaine à Gaza.

Le miroir

La riposte ne s'arrête pas là.

Itamar Ben-Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, ouvre une brèche ailleurs, via le Buenos Aires Herald : "It's time for the State of Israel to publicly recognize that the Malvinas Islands are Argentine territory under occupation, which the British are violently stealing from the Argentine people" - "Il est temps que l'État d'Israël reconnaisse publiquement que les îles Malouines sont un territoire argentin occupé, que les Britanniques volent violemment au peuple argentin."

Il ajoute que les Britanniques "ne se contentent pas d'occuper le territoire ; ils y pratiquent aussi des forages pétroliers et volent l'argent du peuple argentin". Il appelle Netanyahu à "imposer des sanctions au Royaume-Uni aussi longtemps que l'occupation se poursuit".

Les Malouines, l'Argentine, le pétrole : la brèche s'élargit.

Washington

Washington temporise.

Mike Huckabee, l'ambassadeur américain en Israël, parle de discrimination, via Al Jazeera : "I feel like that it's a discrimination against the Israeli government. It's discrimination against the Jewish people and I don't understand the rationale of it" - "J'ai le sentiment que c'est une discrimination contre le gouvernement israélien. C'est une discrimination contre le peuple juif et je ne comprends pas la logique de cette mesure."

Mais la Maison Blanche s'est distanciée : les propos de Huckabee "n'avaient pas été coordonnés avec la Maison Blanche ou le département d'État", selon Axios.

Marco Rubio, le secrétaire d'État, choisit la prudence, via le Mirror : "The President hasn't commented on this and neither have I. We were made aware that they are gonna make this decision. We heard their arguments as to why. We share the goal of stability. We don't want to see an uptick in violence or tensions in the West Bank in a tenuous time in the region" - "Le Président n'a pas commenté, et moi non plus. Nous avons été informés qu'ils allaient prendre cette décision. Nous avons entendu leurs arguments. Nous partageons l'objectif de stabilité. Nous ne voulons pas voir une montée de la violence ou des tensions en Cisjordanie dans une période délicate pour la région."

Trump n'a pas condamné les sanctions britanniques. Personne n'est sur la même ligne.

Une brèche ouverte par douze pays peut-elle se refermer ? Israël répond en élargissant la brèche ailleurs - les Malouines, l'Argentine, le pétrole. Washington regarde, sans trancher. La question n'est plus de savoir qui a ouvert la brèche. Elle est de savoir jusqu'où elle ira.

Par la rédaction.

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sources

 ndtv.com
 theguardian.com
 aljazeera.com
 buenosairesherald.com
 efe.com
 mirror.co.uk
 gov.ie

source :  Georisk Watch

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