📑 12/09/2026 reseauinternational.net  9min 19 #326376

 Nearly Half of Us Citizens Say Washington's Post-9/11 Wars 'Worth the Cost'

La double opération du 11-Septembre

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par Laurent Guyénot

Cet article est paru dans le dernier numéro de l'excellente revue  Géopolitique profonde. Il synthétise, avec quelques compléments et mises à jour, la thèse que je défends dans mon livre  Comprendre le 11-Septembre.

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 ont-elles été le coup d'envoi du "nouveau siècle américain" que les néoconservateurs de l'administration Bush avaient appelé de leurs vœux dans leur Project for a New American Century (PNAC) ? Ou n'a-t-il pas plutôt servi, pendant un quart de siècle, à faire avancer le projet du Grand Israël, aux dépends des États-Unis ? Ces néoconservateurs étaient-ils des impérialistes américains maladroits, ou bien des crypto-sionistes machiavéliques secrètement alliés à Benjamin Netanyahou ? Le 11 September était-il une opération interne (inside job), ou bien une opération israélienne (Israeli job) ? Les deux ? Mais dans quelle combinaison et quelles proportions ?

Il n'y a pas de réponse simple à ces questions. Tout dépend de quel "11 Septembre" nous parlons. Car pour y voir clair, il faut commencer par distinguer deux événements distincts, portant des signatures différentes, bien que quasi simultanés : l'un au Pentagone à Washington D.C., l'autre au World Trade Center à New York.

Le mystère du 11 Septembre est une double équation à deux inconnus.

Les soupçons s'orientent vers Israël

Depuis dix ans, mais surtout au cours des trois dernières années, Israël a fait une progression spectaculaire sur la liste des suspects chez les commentateurs politiques dissidents, tandis qu'Oussama ben Laden continue sa descente. (Comment diable pourrait-il être à la fois l'auteur du plus grand acte terroriste de l'histoire et, le lendemain, le premier théoricien du complot sur le 11 Septembre en  suggérant que "les États-Unis devraient chercher les auteurs de ces attentats en leur sein", parmi "les juifs américains, dont la priorité absolue est Israël" ?) Nick Fuentes affirmait déjà  il y a trois ans qu'Israël était derrière le 11 Septembre, tout comme Stew Peters. Candace Owens a franchi le pas l'année dernière. Tucker Carlson, pour le moment, se contente d'évoquer les "Israéliens dansants" (vus en train de célébrer le premier impact à New York, et identifiés par la suite comme des agents du Mossad) pour soulever la question d'une éventuelle "connaissance préalable" de la part d'Israël (comme il l'a fait dans son documentaire diffusé il y a un an, The 9/11 Files ).

Le facteur déterminant de cette évolution est, bien sûr, la dégradation de l'image d'Israël, vu aujourd'hui comme un État criminel et génocidaire qui fait fi du droit international ainsi que de la vie et de la souffrance des non-juifs, et qui use en permanence du mensonge, de la corruption et du chantage pour mobiliser la puissance militaire américaine à son profit. Par leur manie de faire des prédictions qui ressemblent à des menaces, les Israéliens contribuent même à attirer les soupçons sur eux-mêmes. Beni Sabti, membre d'un organisme israélien de sécurité nationale,  a tweeté le 20 juin : "Peut-être que les États-Unis ont besoin d'un autre Pearl Harbor ou d'un autre 11 Septembre pour se rappeler qui est l'ennemi et qui est l'ami" (tweet rapidement  commenté par Carlson).

Parmi les évolutions qui rendent la théorie d'un 11 Septembre made in Israel de plus en plus plausible aux yeux du public, il faut citer l'attention croissante que suscite l'attaque du USS Liberty par Israël le 8 juin 1967, un crime de guerre prémédité pour être mis sur le compte de l'Égypte et entraîner les États-Unis à bombarder le Caire. L'opération n'est connue que parce qu'elle a échoué : malgré quatre torpilles et 75 minutes de mitraillage et de bombardement, les Israéliens n'ont pas réussi à couler le navire et exterminer l'équipage. Le député Thomas Massie a rendu un grand service au public américain en rendant hommage aux victimes et aux survivants à la Chambre des représentants à l'occasion du 59e anniversaire de cet acte de traîtrise, et en demandant la reconnaissance officielle ce "meurtre intentionnel commis par l'État d'Israël".

Les États-Unis ont un casier chargé en matière de crimes de guerre, mais on ne connaît aucun exemple où le gouvernement américain aurait mené une attaque sous faux drapeau contre ses propres citoyens. L'exception est l'opération Northwoods, qui prévoyait la mise en scène d'un acte terroriste commis par le gouvernement de Fidel Castro pour justifier l'invasion du pays. Mais ce projet, soumis au président Kennedy en mars 1962, n'impliquait aucune victime américaine. Et il n'a jamais été mis en œuvre. Il n'existe que sur un unique exemplaire d'un mémorandum opportunément révélé au public quatre mois avant le 11 Septembre. En 2005, les trois jeunes réalisateurs juifs américains du film "Loose Change" ont bâti leur thèse inside job sur ce précédent qui n'a jamais eu lieu, tout en omettant de mentionner l'USS Liberty. Aujourd'hui, un documentaire sur le 11 Septembre qui ferait l'impasse sur le USS Liberty, ou sur les Israéliens dansants, ou sur la double loyauté des néoconservateurs de l'administration Bush II, serait immédiatement stigmatisé comme émanant de l'"opposition contrôlée". Victor Thorn était un incompris en 2011, lorsqu'il écrivait que "le slogan"9/11 was an inside job"est un bel exemple de propagande israélienne" ; c'est aujourd'hui une idée partagée par la crème de la dissidence. À mon avis, l'expression "État profond" mérite la même suspicion, depuis que Trump a fait de sa guerre contre l'État profond un  slogan de campagne. Si c'est l'État profond, par exemple, qui décide des guerres menées par les États-Unis, alors le vrai nom de l'État profond est Israël.

De Silverstein à Epstein

Le monde entier comprend aujourd'hui qu'il n'y a aucune limite à ce qu'Israël est prêt à faire pour forcer les États-Unis à bombarder ses ennemis. Durant l'année écoulée, la nouvelle s'est répandue d'une opération israélienne de grande envergure destinée à compromettre les puissants de ce monde dans des relations sexuelles avec des mineurs pour les faire chanter. Sans surprise, certains Israéliens étroitement impliqués dans cette affaire Epstein apparaissent également comme des conspirateurs clés dans les attentats du 11 Septembre. Ehud Barak, ancien chef des services de renseignement militaire israéliens et ancien premier ministre israélien, a rencontré Epstein au moins trente fois chez lui. Parmi les "dossiers Epstein" rendus publics, on trouve  des échanges d'e-mails amicaux  entre les deux hommes, ainsi qu'une conversation de trois heures enregistrée par Epstein lors d'un repas chez lui en mars 2013, alors que Barak était encore ministre de la Défense. Barak se trouvait également dans les studios de la BBC à peine une heure après les attentats du 11 Septembre, appelant à "un effort concerté à l'échelle mondiale [...] contre toutes les sources de terreur", citant à plusieurs reprises l'Iran, l'Irak et la Libye comme les "États voyous" à neutraliser. Il avait alors quitté le gouvernement et travaillait pour SCP Partners, une société de sécurité servant de couverture au Mossad à New York, située à moins de dix kilomètres d'une autre société écran du Mossad, Urban Moving Systems, l'employeur des fameux "Israéliens dansants". Enfin, selon Haaretz, Barak était proche de Larry Silverstein, propriétaire des tours jumelles du World Trade Center, qui "lui avait proposé par le passé un poste de représentant en Israël". Cela fait beaucoup pour un seul homme.

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Avec des personnalités comme Ehud Barak impliquées à la fois dans l'opération du 11 Septembre et dans l'opération honey pot de Jeffrey Epstein, il n'est pas surprenant de voir apparaître récemment un documentaire intitulé " 9/11 was an Epstein job".

Ceux qui, comme moi, considèrent aujourd'hui que la présidence de Trump est en soi une vaste opération israélienne, incluant la participation très spécialisée de l'agentEpstein, s'attendent à en apprendre bientôt davantage sur les liens qu'entretiennent les Trump, les Kushner et les Witkoff avec les propriétaires du World Trade Center. Ces requins de l'immobilier new-yorkais ne se mangent pas entre eux ; ils chassent ensemble.

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L'un des membres éminents de ce club est Ronald Lauder, un ami de longue date de Trump, qui a nommé son gendre, Kevin Warsh, à la présidence de la Réserve fédérale. Lauder est président du Congrès juif mondial et membre actif de nombreuses organisations pro-israéliennes. C'est lui qui, à la tête de la Commission de privatisation de l'État de New York, a octroyé les tours Jumelles du WTC à Larry Silverstein et Frank Lowy en avril 2001.

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Un autre membre de cette clique ethnique est Maurice Greenberg, l'assureur des tours jumelles engagé par Silverstein, qui prit la précaution de réassurer le contrat auprès de concurrents. Son fils Jeffrey était PDG de Marsh & McLennan, qui occupait les étages 93 à 100 de la tour nord, là où le Boeing d'American Airlines a prétendument percuté le bâtiment. Sur la photo de famille doit encore figurer Howard Lutnick, dont la banque d'investissement Cantor Fitzgerald occupait les étages juste au-dessus, et qui, comme Silverstein, a miraculeusement " échappé à la mort" le matin du 11 septembre 2001 en emmenant son fils à la maternelle. Par une autre coïncidence, sa résidence à Manhattan jouxtait celle de Jeffrey Epstein. Lutnick est maintenant secrétaire au Commerce dans l'administration Trump, une occasion en or de s'enrichir tout en aidant Israël (il a été  auditionné par le Congrès sur le soupçon d'avoir, avec ses fils, spéculé sur les tarifs douaniers qu'il avait mis en place en 2025).

Il devient de plus en plus clair que le 11 Septembre était une opération israélienne. Mais on pouvait s'en douter depuis le début. Benjamin Netanyahou n'a-t-il pas  laissé échapper, le jour même : "C'est très bien.... Cela suscitera immédiatement de la sympathie et renforcera le lien entre nos deux peuples". Dans l'après-midi du 11 septembre, George Friedman  s'est réjoui sur son site géopolitique pro-israélien STRATFOR : "Le grand gagnant aujourd'hui [...] est l'État d'Israël. [...] Il ne fait donc aucun doute que les dirigeants israéliens ressentent un soulagement".

Le double attentat du Pentagone et du World Trade Center

La théorie selon laquelle Israël serait à l'origine des attaques du 11 Septembre n'est toutefois pas aussi simple qu'elle en a l'air. Il existe deux objections majeures : l'une concerne le mobile, l'autre les moyens.

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 Laurent Guyénot

source :  Kosmotheos

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