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Transfusion: le sang des vaccinés Covid présente-t-il un risque pour les receveurs non vaccinés?

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Très peu abordée, la question des transfusions sanguines, mais aussi des transplantations d'organes issus de dons de personnes vaccinées contre le Covid avec des produits à base d'ARNm, suscite de vives inquiétudes parmi les rares scientifiques qui s'y intéressent.

Cinq ans et demi après le début des campagnes de vaccination contre le Covid-19, les effets indésirables graves liés aux produits administrés, notamment ceux à ARNm, restent un sujet tabou et les nombreuses victimes de ces effets peinent encore souvent à faire reconnaître le lien entre la dégradation de leur état de santé et le fait d'avoir reçu un ou plusieurs de ces "vaccins". La série de témoignages diffusés cet été par nos confrères de  Nexus en est la preuve.

Plus tabou encore est le sujet des transfusions sanguines. Que se passe-t-il quand une personne non vaccinée reçoit du sang d'une personne vaccinée ? Est-ce comme si elle recevait une dose de vaccin avec tous ses composants ? Reçoit-elle en même temps la protéine Spike fabriquée par le donneur ? Le sang reçu est-il de bonne qualité ? Risque-t-elle de subir le même type d'effets indésirables qu'une personne vaccinée?

Ayant déjà du mal à reconnaître les multiples effets secondaires post-injection et continuant à affirmer que les vaccins anti-Covid à ARNm sont sûrs et efficaces, les autorités sanitaires ne se penchent évidemment pas sur ces délicates questions, étouffant d'avance toute éventuelle nouvelle affaire de sang contaminé. Ces questions sont d'ailleurs rarement soulevées par les médecins (même par ceux qui dénoncent ces "vaccins") et peu d'études scientifiques sont menées sur le sujet, alors qu'il semble légitime et pertinent de s'interroger.

En mars 2024, des chercheurs japonais ont publié une  méta-analyse en pré-print, où ils faisaient part de leurs "préoccupations concernant les transfusions de produits sanguins dérivés de vaccins génétiques" (pas uniquement ceux contre le Covid). Selon eux, des risques potentiellement mortels existaient pour les receveurs, qu'ils soient vaccinés ou non vaccinés. Les auteurs estimaient que ces risques concernaient également les transplantations d'organes. Afin d'éviter ce qui pourrait devenir une catastrophe sanitaire mondiale, ils ont émis plusieurs "propositions de mesures spécifiques" à mettre en place au plus vite. Mais à ce jour, leur étude reste non évaluée par des pairs.

Plus récemment, l'épidémiologiste américain Nicolas Hulscher a publié sur son compte  Substack un article présentant les résultats d'une étude en deux parties à laquelle il a participé. Celle-ci cherchait à déterminer si les complications post-transfusionnelles graves observées chez des patients non vaccinés Covid sont comparables aux effets indésirables post-vaccinaux signalés dans la pharmacovigilance. De nouveau, les auteurs alertent sur les risques et proposent des mesures de dépistage systématique à mettre en œuvre rapidement afin de les éviter. Mais à l'heure où  le nouveau vaccin à ARNm antigrippal de Moderna vient d'être approuvé par la Food and Drug Administration (FDA), on peut estimer à quasi nulles leurs chances d'être entendus.

Nous vous proposons ci-dessous la traduction en français de l' article publié le 21 août 2026 par Nicolas Hulscher.

Nous signalons neuf cas de receveurs de transfusions sanguines non vaccinés ayant souffert de complications graves, notamment des caillots sanguins, des lésions cardiaques, une défaillance multiviscérale et un décès.

Une étude scientifique en deux parties récemment publiée soulève de sérieuses inquiétudes concernant une question qui n'a fait l'objet que d'une attention remarquablement limitée: que se passe-t-il lorsque le sang de donneurs vaccinés contre le Covid-19 est transfusé à une autre personne?

Les banques de sang contrôlent systématiquement les dons à la recherche de menaces infectieuses reconnues. Pourtant, l'approvisionnement actuel en sang ne fait pas l'objet de dépistages systématiques visant à détecter l'ARNm dérivé du vaccin, la protéine Spike, l'ADN plasmidique, l'amyloïde, les complexes fibrine-microcaillots ou d'autres composants pertinents associés au vaccin.

Notre série en deux parties, récemment publiée, examine cette lacune sous deux angles complémentaires. Ces deux études ont été rédigées par James A. Thorp, docteur en médecine; Claire Rogers, MSPAS, PA-C; R. Clinton Ohlers, docteur ès sciences; M. Nathaniel Mead, docteur ès sciences; Nicolas Hulscher, MPH (moi-même); Kirstin Cosgrove, CCRA; Sierra Hamm, infirmière diplômée; David Speicher, PhD; et Steven Hatfill, docteur en médecine, M Med.

 La partie I présente une série de cas rétrospective, génératrice d'hypothèses, portant sur neuf personnes n'ayant pas reçu de vaccin contre le Covid-19 et ayant par la suite subi des événements médicaux graves après avoir reçu des transfusions sanguines.

Les complications signalées comprenaient une maladie thromboembolique, des troubles progressifs de la coagulation, une myocardite, une affection péricardique, une coagulation intravasculaire disséminée, une défaillance multiviscérale et un décès.

Nous avons conclu que ces cas, associés à la littérature existante, soulèvent suffisamment d'inquiétudes pour justifier une enquête directe visant à déterminer si des composants biologiquement actifs dérivés du vaccin pourraient être présents dans le sang donné:

Cette étude suggère que le sang donné par des personnes vaccinées contre le Covid-19 pourrait contenir des composants biologiquement actifs dérivés du vaccin, susceptibles d'entraîner des effets indésirables cliniques. Les rapports de cas et les études citées soulèvent des questions qui méritent un examen plus approfondi. Plusieurs études ont montré que tous les composants pathogènes du vaccin contre le Covid-19, ou ses sous-produits, circulaient dans le sang des donneurs vaccinés.

Les professionnels de santé doivent respecter les principes éthiques d'autonomie du patient et de non-malfaisance, et répondre favorablement aux demandes des patients souhaitant recevoir du sang autologue ou provenant d'un donneur désigné. Le dépistage, dans les dons de sang, de la présence de protéine Spike, d'amyloïde, de complexes fibrine-microcaillots, d'ARNm dérivé du vaccin et d'ADN plasmidique à l'aide de dosages quantitatifs et de méthodes basées sur la PCR, devrait être envisagé en vue d'une évaluation plus approfondie par les autorités de santé publique et de réglementation compétentes, notamment les CDC [Centers for Disease Control, NDLT] et la FDA [Food and Drug Administration, NDLT].

 La partie II étend l'enquête au système de notification des effets indésirables des vaccins (VAERS) des CDC et de la FDA, en analysant les déclarations enregistrées du 1er janvier 1990 au 26 juin 2026 et en comparant les vaccins contre le Covid-19 aux vaccins antigrippaux, aux vaccins DTP [diphtérie, tétanos, poliomyélite, NDLT] et à l'ensemble des vaccins non liés au Covid-19.

L'analyse a mis en évidence des signaux de sécurité statistiquement significatifs pour tous les critères d'évaluation étudiés, avec notamment des rapports de taux atteignant:

Ces signaux sont particulièrement importants car ils recoupent bon nombre des mêmes schémas cliniques observés dans la partie I, notamment la thrombose, l'hémorragie, la coagulation intravasculaire diffuse (CIVD) et le dysfonctionnement multiviscéral.

La partie I recense une série d'événements post-transfusionnels graves qui nécessitent une enquête. La partie II recense des signaux de pharmacovigilance marquants impliquant bon nombre des mêmes systèmes biologiques, notamment la coagulation, les hémorragies, les complications transfusionnelles et la défaillance multiviscérale.

Afin de préserver l'intégrité de l'approvisionnement mondial en sang, les autorités réglementaires devraient agir rapidement pour mettre en place un dépistage quantitatif direct de la protéine Spike et des tests PCR numériques à haute sensibilité pour le matériel génétique issu des vaccins au sein des réseaux de donneurs, tout en déterminant si ces composants restent biologiquement actifs après le don, le stockage, le traitement et la transfusion.

Alexandra Joutel est une journaliste indépendante basée en France. Elle collabore également au magazine Nexus.

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