🧱 12/09/2026 reseauinternational.net  5min 18 #326410

 Douze pays occidentaux annoncent leur intention d'imposer des restrictions au commerce de biens des colonies illégales en Cisjordanie occupée

Israël : Le Royaume-Uni a interdit aujourd'hui l'importation de tous les biens israéliens

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Onze pays suivent la Grande-Bretagne pour imposer des sanctions contre Israël

par [Faouzi Oki]:b]
Douze pays, dont la Grande-Bretagne, le Canada et la France, ont annoncé dans la première semaine de septembre 2026 leur intention d'imposer des sanctions sur le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie, suite à une escalade des attaques menées par des colons israéliens contre des villages palestiniens dans les territoires occupés, a rapporté l'Agence française.

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères des pays ont indiqué que le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l'Islande, l'Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l'Espagne, la Suède et le Royaume-Uni affirment leur intention d'imposer des restrictions nationales au commerce de marchandises avec des établissements illégaux au regard du droit international ou de soutenir l'imposition de restrictions européennes, ou qu'ils envisagent sérieusement de prendre ces mesures et d'autres, conformément à leurs procédures nationales.

Le Royaume-Uni a interdit aujourd'hui l'importation de marchandises provenant des colonies israéliennes de Cisjordanie, affirmant que les colons se livrent à un nettoyage ethnique contre les Palestiniens, selon le media. Le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, a annoncé que la Grande-Bretagne interdirait l'importation de tous les biens provenant des colonies, ainsi que de certains services connexes, notamment la finance, la construction, les infrastructures, l'immobilier et la publicité soutenant ces colonies. L'agence britannique PA Media avait indiqué que Miliband]devrait faire une déclaration devant la Chambre des communes, exposant ce que le gouvernement décrivait comme une réinitialisation des relations britanniques avec Israël. Les ministres britanniques ont indiqué que les marchandises provenant des colonies illégales de Cisjordanie, qui sont des territoires palestiniens, pourraient faire l'objet de restrictions commerciales dans le cadre du train de réformes envisagé.

De son côté, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a condamné les tensions en Cisjordanie occupée, tout en soulignant que Washington ne se joindrait pas aux pays occidentaux, menés par la Grande-Bretagne, qui ont décidé d'imposer des sanctions aux colonies israéliennes. "Bien sûr, nous ne ferons pas ce qu'a fait le Royaume-Uni", a déclaré Rubio]aux journalistes, ajoutant avant de quitter son pays pour un voyage en Amérique latine : "Nous ne voulons voir aucun élément déstabilisateur en Cisjordanie en ce moment, à un moment où la région est le théâtre de nombreux événements".]
La présidence palestinienne, dans un communiqué publié récemment, a salué la décision de 12 pays, dont la Grande-Bretagne et la France, d'imposer des sanctions sur le commerce avec les colonies israéliennes, la qualifiant d'étape importante pour s'attaquer au système de colonisation et demander des comptes aux responsables israéliens. La présidence a déclaré qu'elle saluait l'annonce faite par le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, devant la Chambre des communes, de la décision du gouvernement britannique d'interdire l'importation de produits provenant des colonies israéliennes établies sur le territoire palestinien occupé et d'imposer des sanctions aux colons extrémistes. La présidence palestinienne a considéré cette décision comme une étape importante pour lutter contre le système de colonisation, soulignant la nécessité de prendre des mesures pratiques et concrètes pour que les responsables des crimes commis dans les colonies et des violences perpétrées par les colons rendent des comptes.

Israël a ordonné la fermeture du consulat britannique à Jérusalem, en réponse aux sanctions occidentales menées par Londres contre les violences des colons en Cisjordanie occupée. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a déclaré, après que son homologue britannique, Ed Miliband, a accusé les colons israéliens de commettre un nettoyage ethnique en Cisjordanie : "Les accusations portées aujourd'hui par le ministre des Affaires étrangères au Parlement britannique sont répréhensibles et fausses". Selon Reuters, Sa]r a déclaré : "La Grande-Bretagne n'est plus ]utorisée à participer à la mission de coordination menée par les États-Unis et basée en Israël pour Gaza. Israël n'est plus autorisé à entraîner les forces de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie":i]. Il a fait remarquer que dix fonctionnaires et citoyens britanniques se verront interdire l'entrée en Israël qui a menacé de représailles contre toute sanction britannique liée à une éventuelle expansion des colonies en Cisjordanie, Saar ayant précédemment averti : "Si la Grande-Bretagne agit contre Israël, Israël agira contre la Grande-Bretagne".

Le président isr]élien Isaac Herzog a déclaré mardi que le Royaume-Uni se rangerait du mauvais côté de l'histoire s'il maintenait ses sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. S'exprimant à Jérusalem, M. Herzog a affirmé : "Si cela se produit et que d'autres pays se joignent à ces sanctions, je crois que ce sera une erreur d'appréciation et une décision qui les placera du mauvais côté de l'histoire". Dans u]e escalade, le ministre israélien de la sécurité intérieure, Itamar Ben-Gvir, connu pour sa ligne dure, a appelé le premier ministre Benjamin Netanyahou à reconnaître officiellement les îles Malouines comme territoire argentin occupé, volé par les Britanniques au peuple argentin.

De son côté, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé à l'expulsion immédiate de l'ambassadeur britannique, écrivant sur la plateforme "X" Expulsez l'ambassadeur britannique ce soir. Il a ajouté : "Nous ne nous laisserons pas marcher sur les pieds par un gouvernement antisémite, dans un pays envahi par l'islam radical, qui tente de se sauver du déclin économique et social en s'attaquant aux juifs et à l'État d'Israël. Le mandat britannique en Terre d'Israël est terminé". Dans le contex]e du durcissement de sa position sur l'occupation israélienne, Miliband a déclaré aux députés de la Chambre des communes que le gouvernement prenait cette mesure pour préserver la possibilité d'une solution à deux États.

 Faouzi Oki]

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