Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a décrit Lamerd, ville située dans le sud de la province du Fars, au sud de l'Iran, comme un symbole de la résistance, de la résilience et de la force du peuple iranien face à l'agression américaine.
S'adressant aux journalistes à son arrivée, samedi, à l'aéroport des Martyrs de Lamerd, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a déclaré : "Lamerd est aujourd'hui, pour nous, Iraniens, un symbole de la résistance, de la résilience et de la force du peuple face aux ennemis les plus hostiles de l'Iran."
"Je suis venu remercier et rendre hommage aux habitants de Lamerd et rencontrer les familles des martyrs, ainsi que les anciens combattants qui, nous le savons, font face à des circonstances difficiles, mais qui ont fait preuve de résilience et de force face aux ennemis", a-t-il ajouté.
Pour mémoire, le 28 février, le tout premier jour où les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre non provoquée contre l'Iran, Washington a mené une frappe contre un stade bondé à Lamerd, à l'aide d'un missile de précision (PrSM), tuant 21 jeunes qui se trouvaient dans l'enceinte au moment de l'attaque et en blessant une centaine d'autres.
On décrit souvent la guerre en termes d
L'attaque a eu lieu le même jour qu'un missile de croisière américain Tomahawk a frappé une école dans la ville de Minab, située dans la province du Hormozgan, à plusieurs centaines de kilomètres de Lamerd, faisant 175 morts.
Après avoir regardé un documentaire sur la guerre à Lamerd, M. Baghaï a décrit l'incident comme un crime contre l'Iran tout entier et contre l'humanité.
"Ce crime n'a pas seulement été commis contre les habitants de Lamerd ; il a été commis contre l'ensemble de l'Iran et contre toute l'humanité", a-t-il dénoncé.
M. Baghaï a également remercié les journalistes présents, soulignant que leur participation visait à documenter l'ampleur d'un crime majeur, notamment l'attaque délibérée contre des civils, parmi lesquels des enfants et des adolescents qui jouaient sur place.
A lire: Iran : plus d'une vingtaine de personnes ont été tuées dans l'attaque US contre le complexe sportif de Lamerd le 28 février (Baghaï)
Faisant référence à l'attaque américaine contre Lamerd pour tester une arme à sous-munitions dès le premier jour de l'agression contre l'Iran, M. Baghaï a qualifié ce choix de significatif, avant de déclarer : "Ce choix rend le crime encore plus grave".
Il a souligné la responsabilité collective de mettre en lumière l'ampleur des faits, ajoutant que Lamerd ne serait certainement ni le premier ni le dernier crime de ce genre et que des efforts devraient être déployés pour que justice soit rendue.
M. Baghaï a insisté sur la nécessité de documenter l'agression, avant de poursuivre : "Afin de pouvoir obtenir justice, nous devons documenter le crime et dire au monde dans quelles circonstances les Iraniens ont tenu bon face à l'agression américano-israélienne".
