
Par Kit Klarenberg, le 10 septembre 2026
À la veille du vingt-cinquième anniversaire du 11 septembre, il a été largement rapporté q]'une affaire civile devant être jugée prochainement devant le tribunal de district de New York, intentée contre Omar Bayoumi, un agent notoire du gouvernement saoudien, apporterait des preuves irréfutables reliant directement Riyad aux attentats. Pourtant, des éléments de preuve suggérant que les services du renseignement saoudiens ont géré deux futurs pirates de l'air comme des agents potentiels, et ce par le biais d'une "relation de liaison" avec la]CIA, sont passés largement inaperçus alors qu'ils étaient pourtant évidents. La pression sur Riyad s'intensifie, et l'ombre de l'agence reste presque entièrement hors champ.
Bayoumi est depuis longtemps accusé par]les grands médias et des responsables américains d'avoir entretenu des relations étroites et suspectes avec les pirates de l'air Nawaf Hazmi et Khalid Mihdhar, dès leur arrivée aux États-Unis en janvier 2000.
Une enquête ultérieure du FBI, baptisée "Operation Encore", a conc]u qu'il y avait "une chance sur deux" que Bayoumi (et par extension, les Saoudiens) ait eu une connaissance préalable détaillée des attentats du 11 septembre. Cette conclusion explosive n'a été rendue publique qu'en mars 2022.
Un an plus tard, un document fracassant dé]osé auprès du Bureau des commissions militaires - le système judiciaire militaire chargé de superviser les poursuites contre les accusés du 11 septembre - a été rendu public, mais a suscité bien moins d'attention.
Ce document résume des divulgations classifiées issues de la procédure de communication des informations et des entretiens privés menés avec des responsables anonymes de haut rang des services du renseignement américains. Son contenu expose des allégations provenant de sources confidentielles selon lesquelles la CIA aurait cherché à recruter au moins Hazm] et Mihdhar, voire d'autres individus ayant par la suite participé aux attentats du 11 septembre, ["par le biais d'une relation de liaison"]:i]avec la Direction générale du renseignement de Riyad.
La déclaration soutient également que la Commission du 11 septembre a été délibérément sabotée pa] son président, Philip Zelikow, qui s'est personnellement efforcé "d'étouffer" ]es enquêtes ["sur l'implication saoudienne auprès des pirates de l'air".]:i]Parallèlement, les hauts responsables du FBI chargés d'enquêter sur les attentats se sont vu refuser l'autorisation d'interroger des ressortissants saoudiens, malgré de "nombreuses" pi]tes menant directement à l'ambassade de Riyad à Washington, D.C.
Selon les sources citées dans le dossier, enquêter sur ces liens risquait de révéler que la Direction générale des renseignements (GID) saoudienne servait d'"intermédiaire" à la C]A dans ses agissements clandestins avec les futurs pirates de l'air.
Les hauts responsables du FBI cités dans le dossier expliquent comment la GID était depuis longtemps un "mandataire" ]e la CIA, exploitée par l'agence chaque fois qu'il était "imprudent ou peu pratique [...] de mener ouvertement une opération".
]Ce besoin s'est particulièrement fait sentir dans le cadre des manœuvres secrètes de la CIA menées "sur le sol américain". Vi]gt-cinq ans plus tard, il semble que Riyad puisse enfin être désigné comme responsable d'une opération clandestine de la CIA qui, d'une manière ou d'une autre, a abouti aux attentats du 11 septembre. Comme prévu, l'agence elle-même a peu de chances de se retrouver sur le banc des accusés.
Parm] les extraits les plus explosifs du dossier judiciaire figure le témoignage d'un agent spécial du FBI, affecté à Alec Station -]l'unité de la CIA chargée de traquer Al-Qaïda, responsable en dernier ressort du recrutement de Hazmi et Mihdhar en tant qu'informateurs.
Lorsque, en janvier 2000, l'agent spécial a appris que les deux hommes - des agents connus d'Al-Qaïda faisant l'objet d'une surveillance intensive de la part de la CIA et de la NSA - disposaient de visas pour plusieurs entrées aux États-Unis, il a rédigé un rapport pour alerter le quartier général du FBI. L'envoi de ce rapport a été bloqué par un analyste anonyme de la CIA.
Selon le récit de l'agent, ce même analyste a ordonné à la GID de prendre contact avec Hazmi et Mihdhar dès leur arrivée, puis a ensuite déclaré à tort, lors d'enquêtes ultérieures menées par le gouvernement américain, que le FBI avait été informé de la présence des deux hommes aux États-Unis.
L'agent a également affirmé avoir entendu le directeur de la CIA, George Tenet, et le directeur des opérations, James Pavitt, se vanter d'avoir "comploté pour faire obstruction à la Commission du 11 septembre" en dissimulant aux enquêteurs les]activités et l'identité de l'analyste.
Ce faisant, un aspect inhabituel et jusqu'alors méconnu des relations entre Riyad et les pirates de l'air est resté délibérément inexploré. L'agent spécial du FBI a affirmé que Hazmi et Mihdhar s'étaient vu explicitement délivrer des visas américains par le consulat américain de Djeddah,
"pour faciliter l'opération menée par la GID saoudienne et l'équipe de la CIA".
Cette révé]ation est d'autant plus troublante que 15 des 19 pirates de l'air ont obtenu un total de 18 visas en Arabie saoudite. Quatorze d'entre eux ont été délivrés au consulat américain de Djeddah, dont 11 par une seule fonctionnaire consulaire, Shayna Steinger. Bon nombre de ces demandes étaient incomplètes ou contenaient des informations qui auraient dû susciter un examen beaucoup plus approfondi.
Mme Steinger est arrivée au consulat de Djeddah en juillet 2000, fraîchement diplômée de l'université de Columbia, et a ensuite approuvé les demandes de visa de 11 futurs pirates de l'air. À l'époque, les agents consulaires de Djeddah étaient divisés sur la rigueur des contrôles à]appliquer aux demandeurs saoudiens. Certains estimaient que les jeunes hommes saoudiens devaient être interrogés et tenus de justifier clairement l'objet de leur voyage, mais le consulat adoptait généralement une approche plus souple.
Cependant, Mme Steinger a pris l'initiative de revenir sur cette politique. De plus, elle a délivré des visas au] futurs pirates de l'air du 11 septembre alors même que leurs demandes étaient souvent incomplètes ou truffées d'erreurs, fondées sur des documents falsifiés, et que leur contenu offrait de nombreuses raisons de soupçonner leur intention.
Mme Steinger a néanmoins interrogé Hani ]anjour, qui aurait piloté le vol 77 qui a percuté le Pentagone. Par la suite, elle a rejeté sa demande de visa américain de trois ans, en raison de doutes apparents quant aux motifs invoqués pour son séjour dans le pays. Elle a toutefois approuvé la nouvelle demande de Hanjour deux semaines plus tard.
Lors des enquêtes officielles qui ont suivi, elle a donné des explications extrêmement contradictoires quant aux raisons pour lesquelles les visas des pirates de l'air avaient été accordés. Dans le cas de Hanjour, Mme Steinger a d'abord affirmé qu'il avait fourni les pièces justificatives demandées.
Elle a par la suite admis qu'il ]e l'avait en réalité pas fait, mais que les origines "petites-bourgeoises" ]e Hanjour l'auraient apparemment amenée à conclure qu'il était digne de confiance.
Si le récit figurant dans le dossier judiciaire est exact, les futurs pirates de l'air du 11 septembre se sont vu accorder l'entrée aux États-Unis afin que la CIA puisse les recruter dès leur arrivée, soulevant l'inquiétante perspective que Mme Steinger ait agi sur instruction de l'Agence.
Un réseau dissimulé à la vue de tousDès qu] Hazmi et Mihdhar ont atterri à Los Angeles en janvier 2000, ils ont presque immédiatement croisé Omar Bayoumi dans un restaurant de l'aéroport. Des rapports du FBI cités dans le dossier judiciaire indiquent qu'un témoin ayant observé leur rencontre a vu Bayoumi "laisser tomber un bout de papier" près ]e la table des deux hommes, "puis engager la conversation avec eux" d'une manière qui semblait ["peu naturelle".]:i]Le témoin a rapporté ce récit au FBI en 2002, mais celui-ci n'a jamais été rendu public.
Lors d'entretiens menés des années plus tard par les enquêteurs de l'Operation Encore, Bayoumi a affirmé que sa rencontre avec Hazmi et Mihdhar était purement fortuite. L'aide exceptionnelle qu'il leur a apportée immédiatement après - notamment en leur trouvant un appartement, en se portant caution pour leur bail, en leur ouvrant des comptes bancaires et en leur offrant des sommes importantes pour leur loyer - n'aurait été, selon Bayoumi, qu'un acte humanitaire envers des coreligionnaires musulmans parlant à peine anglais et peu familiarisés avec la culture occidentale. Mais ce dossier offre de nombreux aperçus saisissants de la sombre réalité de ses liens avec les futurs pirates de l'air.
Il semble notamment que Bayoumi ait reçu pour instruction secrète de recruter Hazmi et Mihdhar au consulat saoudien de Los Angeles par le religieux extrémiste et fonctionnaire du ministère saoudien des Affaires islamiques, Fahad Thumairy.
Le dossier cite des preuves indiquant que Bayoumi se trouvait lui-même en Californie "pour espionner des dissidents locaux" d'origine saoudienne. ]l a été vu en compagnie des deux pirates de l'air du 11 septembre "à de nombreuses reprises",]allant jusqu'à organiser ["une réunion informelle pour les pirates de l'air".]:i]On ne peut que deviner qui d'autre pouvait être présent.
Une autre révélation surprenante du dossier concerne "l'hébergement" de]Hazmi et Mihdhar chez Abdussattar Shaikh, informateur et agent de longue date du FBI, à partir de septembre 2000. On sait depuis de nombreuses années que Shaikh a omis de communiquer leurs noms de famille à son responsable, bien qu'il y ait été invité.
L' enquête conjointe des commissions du renseignement du Congrès et du Sénat sur le 11 septembre a co]clu que le séjour des deux hommes chez Shaikh représentait ["la meilleure chance pour les services du renseignement [américains] d] déjouer le complot du 11 septembre".:i] Protéger Hazmi et Mihdhar de la surveillance du FBI était peut-être son objectif explicite.
Le dossier indique qu'il "recevait lui-même des fonds" de]Riyad, tout en servant simultanément d'informateur du FBI.
"D''éminents' Saoudiens" ["séjournaient dans la pension de famille de Shaikh lorsqu'ils se rendaient en Californie",]p]écise-t-il.:q]
Sa mission consistait à ["surveiller les activités des citoyens [saoudiens]]p]ndant leur séjour à l'étranger".:i] Hani Hanjour a également séjourné c]ez Shaikh avec Hazmi, après le retour de Mihdhar en Arabie saoudite fin 2000. Il semble qu'à chaque étape de leur séjour aux États-Unis, les pirates de l'air aient été en contact étroit avec des personnalités liées au renseignement saoudien.
Si le récit présenté dans le dossier, selon lequel le GID agissait pour le compte de la CIA, est exact, ces contacts laissent clairement entrevoir que l'agence - par l'intermédiaire de son "mandataire" à Riyad - su]veillait directement les déplacements de Hazmi, Mihdhar et Hanjour - voire d'autres pirates de l'air d'origine saoudienne - depuis leur entrée aux États-Unis sur instruction de l'agence, jusqu'au 11 septembre.
On ignore dans quelle mesure la CIA a pu suivre ou influencer leurs activités et leurs déplacements. La relation étroite décrite dans le dossier mérite néanmoins une explication.
Les dossiers que Langley a cachés au FBILes fa]ts avérés montrent qu'Alec Station a à plusieurs reprises dissimulé au FBI la présence de Hazmi et Mihdhar aux États-Unis, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Le dossier rapporte qu'en juin 2001, des représentants de Station ont montré à de hauts responsables du Bureau des photos de trois agents d'Al-Qaïda, dont Hazmi et Mihdhar.
Cependant, la CIA a refusé de répondre aux questions concernant les individus figurant sur les photos, ou de fournir toute information permettant de les identifier. Si elle l'avait fait, le FBI aurait pu facilement trouver les noms et adresses de Hazmi et Mihdhar répertoriés dans l'annuaire téléphonique local de San Diego.
Il s'agissait là d'une provocation flagrante, visant manifestement à évaluer ce que le Bureau savait de l'identité des personnes photographiées et de leur présence aux États-Unis. Le dossier indique également que le FBI a mené une enquête de contre-espionnage spécifique sur Bayoumi avant le 11 septembre, en raison de soupçons selon lesquels "il opérait en tant qu'officier du renseignement". Pourtant, lorsque le Burea] a contacté la CIA pour obtenir des informations sur Bayoumi, on lui a répondu que l'agence "ne dispose d'aucun dossier" ]e concernant - soit un "gros mensonge".
En réalité, la CIA conservait de nombreux dossiers "opérationnels" ]ur Bayoumi, qui n'ont "jamais été transmis au FBI". Cette obstruction éhontée a persisté bien après le 11 septembre. En apprenant que des dizaines de milliers de dollars ont été transférés par Haifa bin Faisal, épouse de l'ambassadeur saoudien aux États-Unis Bandar bin Sultan, à l'épouse de Bayoumi, le Bureau a tenté d'obtenir par assignation les relevés bancaires auprès de la Riggs Bank, à Washington, D.C. Selon le dossier,
"les responsables de la Riggs Bank ont entravé pendant un an les efforts du FBI pour obtenir ces documents".
La Riggs Ba]k, qui comptait parmi ses clients des présidents américains et le dictateur chilien Augusto Pinochet ]outenu par la CIA, a fait faillite en 2005 à la suite d'importants scandales]de blanchiment d'argent. Les enquêtes menées après le 11 septembre ont mis au jour des irrégularités financières dans les comptes détenus par plusieurs riches Saoudiens - notamment l'absence de vérifications d'antécédents obligatoires et un manquement systématique à l'o]ligation d'alerter les autorités de régulation concernant des transactions importantes enfreignant les lois bancaires fédérales.
La faillite de Riggs reflète exactement le]sort peu glorieux de nombreuses banques-paravents de la CIA déjà confirmées par le passé, telles que la Bank of Credit and Commerce International qui a facilité de] opérations criminelles secrètes, notamment l'affaire Iran-Contra.
Sans grande surprise, le dossier rapporte que des "pressions diplomatiques" ]nt été exercées sur le FBI pour qu'il n'enquête pas sur les innombrables liens entre Riyad et le 11 septembre. Les agents du FBI ayant témoigné lors de l'enquête conjointe sur les attentats avaient en outre
"reçu pour consigne de ne pas révéler toute l'étendue de l'implication saoudienne auprès d'Al-Qaïda".
De hau]s responsables au siège du FBI
[["savaient à la fois que Bayoumi était affilié aux services du renseignement saoudiens et [...] q]]]e ]a CIA menait une opération visant à recruter Hazmi et Mihdhar":i],:q]
mais ils ont "étouffé les enquêtes" ]ur ces questions brûlantes.
Le dossier conclut en indiquant que Bayoumi a ensuite été arrêté en Grande-Bretagne pour des infractions à la législation sur l'immigration immédiatement après le 11 septembre, les autorités ayant trouvé "des documents extrémistes dans son appartement". L'impor]ance de cette révélation est passée totalement inaperçue depuis 2022.
Ce n'est que maintenant, grâce au procès new-yorkais, que les médias ont reconnu comm]nt, quelques jours après les attentats, des preuves ["décisives"]:i]impliquant directement Bayoumi dans le 11 septembre ont été saisies à son domicile britannique par la police antiterroriste, puis transmises au FBI, qui, selon les enquêteurs britanniques, n'a pas fourni d'informations cruciales en retour.
Les preuves que la Grande-Bretagne n'a pas pu exploiterL] matériel saisi comprenait, selon certaines sources, un annuaire téléphonique répertoriant plus d'une vingtaine de responsables du gouvernement saoudien aux États-Unis et en Arabie saoudite, un logiciel de simulateur de vol, des billets et des documents de voyage, ainsi qu'un bloc-notes comportant un croquis d'un avion.
Une note d'accompagnement rédigée par un agent antiterroriste britannique indiquait à propos de ce dernier document : "contient des notes manuscrites et des calculs mathématiques concernant l'altitude de vol". Un me]bre de l'équipe juridique des familles des victimes du 11 septembre à l'origine de l'action en justice a déclaré ] la BBC :
[["Il s'agit du calcul mathématique du crash [du Pentagone]]]]]i].]q]
Le 22 septembre 2001, cette trouvaille apparemment incontestable se trouvait en possession du Bureau. Tout comme des cassettes vidéo amateurs très révélatrices montrant Bayoumi arpentant Washington, D.C. en 1999, soulignant les mesures de sécurité en place au Capitole, discutant ouvertement de l'aéroport national Reagan situé à proximité et faisant référence à un "plan" non précis] devant la caméra. D'autres enregistrements]montrent Bayoumi en étroite collaboration avec des personnalités d'Al-Qaïda telles que le religieux né aux États-Unis Anwar Awlaki, tué lors d'une frappe de drone américain au Yémen en septembre 2011.
Alo]s que les enquêteurs britanniques semblaient estimer]que ces preuves pouvaient justifier une demande d'extradition, le FBI n'a pas fourni les éléments nécessaires pour étayer une telle demande. Bayoumi a été relâché au bout de sept jours sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui et est ensuite rentré en Arabie saoudite.
La réaction américaine prend une connotation plus inquiétante au vu des allégations selon lesquelles la CIA aurait utilisé son agent de liaison saoudien pour approcher Hazmi et Mihdhar tout en dissimulant leur présence au FBI.
Elle conforte toutefois la nécessité d'enquêter pour déterminer si une opération de recrutement avortée a été dissimulée après avoir tourné à la catastrophe. La réticence des médias à examiner les allégations de "mandataires" contenues dans le dossier pe]met de s'assurer que ces questions ne soient pas soulevées devant les tribunaux.
La loi de 2016 sur la justice contre les commanditaires du terrorisme (JASTA), qui a permis]aux familles des victimes du 11 septembre de poursuivre Riyad devant les tribunaux américains, a-t-elle été délibérément adoptée pour empêcher la famille royale saoudienne d'agir ?
Les gouvernements saoudiens successifs se sont battus bec et ongles pour faire annuler cette loi, tandis que des correspondances rendues publiques indiquent que des représentants saoudiens ont sollicité l'aide de Jeffrey Epstein, trafiqu]nt sexuel condamné, pour faire pression en faveur de son abrogation à huis clos.
La loi JASTA s'est avérée controversée dans certains milieux, certains critiques avertissant qu']lle pourrait déclencher l'adoption de lois similaires dans des pays étrangers, compte tenu des activités criminelles menées par les États-Unis à l'étranger. Des experts juridiques ont fait valoir qu'elle porte atteinte au principe de l' immunité souveraine.
Les]preuves présentées par les plaignants pourraient encore établir que des responsables saoudiens ont apporté un soutien matériel aux pirates de l'air. Le dossier militaire soulève la question distincte et plus délicate de savoir si certains de ces responsables agissaient en tant qu'intermédiaires de la CIA dans leurs relations avec les futurs pirates de l'air du 11 septembre.
Mais la CIA n'est pas défenderesse dans cette action civile, et Bayoumi n'est pas personnellement jugé. Le secret d'État a, à maintes reprises, protégé les opérations clandestines de l'agence d'un examen judiciaire approfondi.
À moins que ce prétendu canal de liaison ne soit examiné, l'affaire saoudienne risque de ne révéler qu'une partie du réseau de soutien aux attentats du 11 septembre, tout en épargnant la fraction la mieux protégée.
Traduit par Spirit of Free Speech
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