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⚔️ 12/09/2026 french.presstv.ir  4min 5 #326447

Iran : les attaques américaines contre Lamerd constituent clairement un crime de guerre

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Les investigations menées sur les frappes américaines contre la ville de Lamerd, dans la province du Fars, survenues le 28 février, au premier jour de l'agression américano-israélienne contre le pays, ont conclu qu'il s'agissait clairement d'un crime de guerre. C'est ce qu'a déclaré ce samedi 12 septembre le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui s'exprimait devant des journalistes dans la salle de sport de Lamerd, elle-même visée par les attaques américaines.

Les États-Unis ont utilisé des armes interdites ainsi que des missiles à sous-munitions contenant de nombreux projectiles lors de leurs frappes contre Lamerd, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne, avant de souligner que celles-ci ont visé des sites civils, notamment un complexe sportif, un terrain de football, une école, un centre de transfusion sanguine ainsi que des quartiers résidentiels.

Quatre missiles ont endeuillé la ville de Lamerd, qui compte 30 000 habitants, en l'espace de 35 secondes, a-t-il déploré, soulignant le caractère criminel et délibéré de ces attaques, qui ont fait 21 morts et près de 180 blessés.

 Le porte-parole de la diplomatie iranienne présente Lamerd, ville du sud de la province du Fars, comme un symbole de la résistance, de la résilience et de la force du peuple iranien.

M. Baghaï a déclaré que l'Iran attend de la communauté internationale et des consciences éveillées à travers le monde qu'elles l'accompagnent dans sa quête de justice et condamnent le crime commis par les États-Unis à Lamerd. Il a ajouté que l'Iran s'appuiera sur des éléments techniques et juridiques documentant les faits afin de poursuivre cette affaire devant les tribunaux et les instances internationales.

Dans ce droit fil, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que la procédure judiciaire visera à demander des comptes à toutes les autorités et personnes ayant fourni des rapports trompeurs ou des justifications médiatiques qui ont ouvert la voie à la commission de ce crime.

Dans un autre volet de ses propos, Esmaïl Baghaï a déclaré que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et son directeur général, Rafael Grossi, ont contribué à cette attaque en publiant des rapports ambigus et erronés sur le programme nucléaire iranien, fournissant ainsi aux États-Unis et au régime israélien le prétexte pour mener ces attaques criminelles.

"Les Iraniens n'oublieront pas que, seulement un jour après la publication du rapport de l'Agence, les États-Unis et le régime sioniste ont commis des crimes et lancé des frappes contre l'Iran. On s'attendait à ce que l'Agence et son directeur général en tirent les leçons, mais il s'est malheureusement avéré qu'il s'agit d'une pratique récurrente, qui porte atteinte à la crédibilité de l'Agence et fragilise le régime de non-prolifération", a-t-il fustigé, en faisant allusion à la récente résolution anti-iranienne adoptée par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

Ces remarques ont été formulées quatre jours après que les États-Unis et leurs alliés européens ont invoqué les rapports de l'AIEA sur le prétendu non-respect par l'Iran de ses obligations en matière d'inspections, pour saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies du dossier nucléaire iranien.

La République islamique d'Iran a rejeté cette démarche, aux côtés de la Russie et de la Chine, toutes deux dotées d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. Les trois pays affirment que l'AIEA traite de manière injuste le dossier nucléaire iranien alors même que des sites militaires ainsi que des infrastructures civiles du pays font l'objet d'attaques non provoquées israélo-américaines.

 Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité se sont livrés à une âpre bataille procédurale concernant la validité juridique des sanctions internationales imposées à Téhéran.

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