Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué qu'un accord attendu avec Oman ne signifiait pas la réouverture du détroit d'Ormuz, en soulignant que la condition posée par l'Iran pour la réouverture de cette voie maritime stratégique est le retour des États-Unis à leurs engagements en vertu du mémorandum d'entente d'Islamabad.
Dans un entretien accordé au journal Al-Araby Al-Jadeed, Araghchi a déclaré que l'ordre du jour de la réunion de lundi à Oman comprendrait la discussion d'une nouvelle route maritime dans le détroit d'Ormuz.
"Nous communiquerons aux pays participants les détails de l'accord avec Oman ainsi que les cartes relatives à la nouvelle route", a-t-il déclaré.
Araghchi a par ailleurs précisé qu'un accord avec le Sultanat d'Oman ne signifiait en aucun cas la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que seul l'Iran est responsable de la réouverture du détroit d'Ormuz, conformément au mémorandum d'entente signé entre Téhéran et Washington.
La condition posée par l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz était "le retour des États-Unis à leurs engagements pris dans le cadre du mémorandum d'Islamabad", a-t-il martelé.
Araghchi a également déclaré que Téhéran estimait que la responsabilité d'assurer la sécurité et la stabilité régionales incombait exclusivement aux pays de la région.
"Nous espérons que ces discussions ouvriront la voie à de futures consultations sur les questions qui préoccupent les pays de la région", a-t-il noté.
Ces commentaires interviennent à la veille d'une réunion régionale qui se tiendra lundi demain 14 septembre à Oman et qui réunira l'Iran, l'Irak et d'autres pays riverains du golfe Persique et du golfe d'Oman.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré vendredi que la réunion porterait sur les questions régionales ainsi que sur l'issue des négociations irano-omanaises concernant l'établissement de routes maritimes sûres pour le commerce maritime à travers le détroit d'Ormuz.
Baghaï a décrit cette initiative comme une étape importante vers le renforcement de la confiance et de la coopération entre les pays de la région et le développement d'une sécurité régionale commune, sans ingérence extérieure
L'Iran et Oman négocient depuis près de trois mois les modalités de navigation sécurisée dans cette voie maritime stratégique. Le 25 août, les deux pays ont annoncé des discussions sur un cadre progressif prévoyant dans un premier temps la création d'un corridor maritime conjoint temporaire, ainsi qu'un projet conjoint de déminage.
Le détroit d'Ormuz est un point de passage stratégique majeur pour l'énergie mondiale, environ un cinquième de la demande mondiale de pétrole transitant par cette voie maritime.
L'Iran a maintenu des restrictions de navigation renforcées depuis le début de l'agression militaire américano-israélienne contre le pays, le 28 février, invoquant des raisons de sécurité et la nécessité de préserver sa souveraineté.
