L'Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA) a mis à jour sa liste des navires ayant enfreint les protocoles iraniens relatifs au transit dans le détroit d'Ormuz et a mis en garde les prestataires de services contre toute assistance à ces navires.
La PGSA a fait cette annonce lundi dans un message publié sur X, précisant que la liste noire, qui comprend au total 77 navires, est disponible sur son site web.
Elle a également mis en garde les compagnies d'assurance, les clubs de protection et d'indemnisation (P&I) ainsi que les sociétés de classification contre la fourniture de services aux navires non conformes, afin d'éviter d'éventuelles conséquences.
L'Iran a créé la PGSA au début du mois de mai afin de superviser le transit par le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ un cinquième de la demande mondiale de pétrole. Cependant, le département du Trésor américain a sanctionné cet organisme de réglementation, dans une tentative désespérée d'empêcher la République islamique d'Iran d'exercer sa souveraineté sur cette voie maritime.
Le pays a restreint le transit par le détroit d'Ormuz en réponse à l'agression illégale américano-israélienne qui a débuté le 28 février.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé un mémorandum d'entente négocié par le Pakistan, dont l'article 5 place la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit entièrement entre les mains de l'Iran.
Cependant, Washington a tenté de saper la souveraineté de l'Iran sur ce point de passage énergétique mondial vital en établissant un corridor dangereux près des côtes omanaises.
Les États-Unis ont également repris leurs frappes aériennes contre l'Iran et imposé un blocus naval, en violation de ce mémorandum d'entente signé pour mettre fin à la guerre.
Les mesures illégales prises par les États-Unis ont incité l'Iran à déclarer le détroit d'Ormuz fermé à toute navigation.
Le trafic maritime dans le détroit a désormais atteint son niveau le plus bas depuis des mois, ce qui a fait grimper les prix du pétrole à leur plus haut niveau.
La République islamique d'Iran affirme que la réouverture de cette voie navigable essentielle dépend du respect, par les États-Unis, de leurs obligations en vertu du mémorandum d'entente d'Islamabad.
