📑 15/09/2026 ssofidelis.substack.com  6min 13 #326748

Un nouvel ordre mondial courageux

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Par  Hans Vogel, le 11 septembre 2026

Au cours de l'hiver austral de 2002, alors que je me promenais dans la rue Florida à Buenos Aires, je suis entré dans ma librairie préférée. Parmi les nouveautés, mon regard a été attiré par la couverture d'un livre de Thierry Meyssan : L'effroyable imposture. Il s'agissait d'une traduction espagnole du livre paru un peu plus tôt en France.

C'était une analyse rigoureuse et factuelle des événements du 11 septembre 2001, axée sur le vol qui aurait percuté le Pentagone. Meyssan a prouvé qu'aucun avion n'a percuté le bâtiment, avant d'affirmer que ce qui s'est réellement passé ce jour fatidique était en fait un coup d'État orchestré par les néoconservateurs.

J'ai trouvé le livre de Meyssan convaincant et bien argumenté ; de retour en Europe, j'ai donc appelé le responsable des critiques littéraires du NRC-Handelsblad. À l'époque, ce journal était considéré aux Pays-Bas comme le journal de référence, l'équivalent néerlandais du New York Times, du Monde en France, de la Frankfurter Allgemeine Zeitung en Allemagne ou de La Stampa en Italie.

J'avais des contacts parmi les rédacteurs du journal, car j'y avais déjà publié des articles sur l'Amérique latine et notamment sur l'Argentine. Je pensais qu'ils accueilleraient favorablement une critique du livre de Meyssan, car celui-ci n'avait pas été traduit en néerlandais. La traduction anglaise n'avait pas non plus retenu l'attention du public. Le sujet étant d'une grande actualité et le livre pouvant constituer un apport précieux au débat public, j'estimais qu'il était important de s'y intéresser.

Cependant, à ma grande surprise, la réponse à ma proposition de rédiger une critique du livre de Meyssan fut négative et le ton hostile :

"Nous ne consacrons pas d'espace aux théories du complot !"

La conversation s'est arrêtée là.

Pourquoi diable un journal réputé, un journal de qualité, voire un journal de référence, avec toutes les responsabilités qui en découlent et le devoir d'être ouvert d'esprit, impartial et juste, refuserait-il une critique littéraire sur un sujet important ? Pourquoi le responsable de la rubrique des critiques littéraires s'est-il montré si catégorique et résolu ? N'aurait-il pas dû au moins y réfléchir d'abord et en discuter avec d'autres membres de la rédaction ? J'ai eu le sentiment que le responsable de la rubrique des critiques littéraires avait reçu des consignes précises au sujet du 11 septembre.

C'est la première fois que j'entendais l'expression "théorie du complot". Après avoir raccroché, j'ai réfléchi à ce nouveau terme et l'ai trouvé pour le moins étrange. Et quelle manière ignoble de couper court à toute conversation avant même qu'elle ne commence en accusant l'autre de croire à une théorie du complot ! Effectivement, depuis, ce terme est entré dans le langage courant, devenant soit une insulte, soit plutôt une sorte de dard linguistique que les médias traditionnels n'hésitent pas à utiliser contre quiconque ose remettre en question les récits officiels. Par extension, le terme "théoricien du complot" s'est également imposé. C'est une insulte assez intéressante, surtout quand on essaie de visualiser quelqu'un assis dans une bibliothèque bien pourvue, avec des piles de livres sur son bureau, prenant des notes tout en réfléchissant à une conspiration bizarre et mystérieuse. Cette insulte sous-entend que tout ce que cette personne pense et écrit est faux et absurde, alors qu'en réalité, elle fait ce que tout universitaire qui se respecte devrait faire : étudier un sujet de manière approfondie jusqu'à pouvoir enfin formuler une hypothèse plausible. C'est précisément ainsi que fonctionne la recherche !

Au final, les termes "théorie du complot" et "théoricien du complot" servent donc à discréditer la recherche universitaire. C'est précisément le résultat d'un quart de siècle d'utilisation aveugle de ces termes : la récente affaire Jason Arday à l'université de Cambridge symbolise de manière éloquente la destruction totale du monde universitaire occidental.

  Les hordes majoritaires ne se dispersent que lorsqu'on retrouve le corps

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Aug 20

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Les hordes majoritaires ne se dispersent que lorsqu'on retrouve le corps

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Ces termes utilisés comme des armes font partie d'un véritable arsenal de propos absurdes qui jouissent d'une popularité particulière parmi les légions de "presstitutes", de fonctionnaires, de spécialistes universitaires et d'"experts" (dont la plupart sont désormais vénaux), de larbins d'ONG et d'innombrables citoyens politiquement corrects partout dans le monde. Parmi les autres termes favoris de cet arsenal, lancés à tout va contre quiconque remet en question ou met en doute un discours officiel, quel qu'il soit, figurent "antisémite", "climatosceptique", "négationniste" et "antivax".

Le terme "antisémite", lancé à quiconque critique l'État voyou d'Israël, son gouvernement, le "Gazacaust" en cours, ou encore à l'ancien chef du Parti travailliste  Jeremy Corbyn pour avoir mal (!) prononcé le nom "Epstein", est particulièrement absurde. Depuis le livre d'Arthur Koestler La Treizième Tribu (1976) et surtout depuis celui de Shlomo Sand, L'Invention du peuple juif (2008), on ne peut plus vraiment continuer à affirmer que les Juifs sont des Sémites. Seul un pourcentage très faible de Juifs peut revendiquer un héritage sémitique. Par conséquent, le terme "antisémite" pour désigner quelqu'un censé ne pas aimer les Juifs n'a absolument aucun sens. On pourrait même dire que les Juifs d'Israël sont les véritables antisémites, puisqu'ils mènent une guerre d'extermination contre leurs voisins sémites !

Les insultes "négationniste de l'Holocauste", "négationniste climatique" et "antivax" peuvent être démontées de la même manière, menant à la conclusion inévitable qu'elles sont elles aussi totalement idiotes. Pour autant que j'aie pu le constater, aucun terme péjoratif n'a encore été inventé pour désigner ceux qui, en Occident, refusent de croire aux informations optimistes selon lesquelles l'Ukraine serait sur le point de remporter le conflit avec la Russie. Cela tient peut-être à ce que les propagandistes sont à court d'imagination ou qu'ils sont simplement fatigués. Dans les deux cas, c'est une raison de se réjouir.

Après le 11 septembre 2001, date à laquelle trois grands gratte-ciel de New York ont été détruits, la guerre linguistique contre quiconque ne croit pas aux récits officiels s'est intensifiée d'année en année. Même ceux qui prétendent rechercher la vérité derrière ces récits, faisant ainsi preuve du scepticisme salutaire que tout citoyen responsable (en âge de voter !) se doit d'afficher, se voient insulter. On les appelle les "véritéistes" [truthers], ce qui, bien sûr, relève de l'idiotie la plus totale.

On ne peut que conclure qu'après "Le Grand Show du Covid", une ligne de démarcation divise l'humanité en deux : d'un côté, les personnes dotées d'un cerveau opérationnel et d'une conscience (peut-être 40 % de la population au total) ; de l'autre, tous ceux qui croient et suivent docilement tout ce que leur dicte leur gouvernement, les médias traditionnels et tous ces pseudo-universitaires.

Un "nouveau monde" courageux, en effet !

Traduit par  Spirit of Free Speech

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