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Site sacré de La Mecque. [Photo d'illustration]
Riyad affirme avoir intercepté un drone houthi au sud de La Mecque, avant son entrée dans l'espace aérien de la ville sainte - une accusation aussitôt démentie par les rebelles yéménites, qui dénoncent un "mensonge éculé". Cet incident survient alors que les attaques houthies contre le territoire saoudien se multiplient depuis début septembre.
L'escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis touche désormais un lieu particulièrement sensible. Riyad a accusé, mercredi 16 septembre, les rebelles yéménites d'avoir lancé un drone en direction de La Mecque, ville la plus sainte de l'islam. Une version catégoriquement rejetée par le mouvement soutenu par l'Iran.
Selon la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, les défenses aériennes du royaume ont intercepté mardi 15 septembre un drone au sud de La Mecque, avant son entrée dans l'espace aérien interdit entourant la ville. Son porte-parole, Turki al-Maliki, affirme que l'appareil avait été lancé par les Houthis et présente l'incident comme une tentative de viser la ville sainte. Il a prévenu que la sécurité des deux saintes mosquées, à La Mecque et Médine, constituait une "ligne rouge".
Un démenti catégorique des HouthisLes Houthis opposent une tout autre version. Un responsable de leur bureau politique, Hazm al-Assad, a qualifié l'accusation de "mensonge éculé", tandis qu'une source militaire du mouvement a assuré qu'aucune menace provenant du Yémen ne visait La Mecque ou les autres lieux saints musulmans.
L'incident survient dans un contexte de forte reprise des hostilités entre les Houthis et l'Arabie saoudite. Depuis le début du mois de septembre, le mouvement yéménite a multiplié les tirs de missiles et de drones contre le territoire saoudien. Lundi, des attaques contre Khamis Mushait, Abha et Taïf ont notamment fait 13 blessés civils selon la coalition.
La dimension symbolique de l'accusation saoudienne est considérable. La Mecque accueille chaque année des millions de musulmans pour le Hajj et l'Omra. Une alerte de sécurité y avait d'ailleurs été déclenchée mardi, une première depuis près d'une décennie. Riyad affirme qu'il s'agit de la deuxième tentative houthie visant La Mecque, après le lancement d'un missile balistique en juillet 2017, une attribution que les Houthis avaient également contestée.