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Usine en Algérie. [Photo d'illustration]
L'Algérie développe à Adrar un mégaprojet laitier de 3,5 milliards de dollars avec le groupe qatari Baladna, dont les 270 000 bovins doivent à terme couvrir jusqu'à 50% des besoins nationaux. Les 30 000 premières vaches sont attendues dès novembre, avant une première production fin 2027.
L'Algérie veut réduire drastiquement sa dépendance aux importations de poudre de lait grâce à un projet agricole hors normes. Dans la wilaya d'Adrar, le groupe qatari Baladna et le Fonds national d'investissement (FNI) développent un complexe agro-industriel intégré représentant environ 3,5 milliards de dollars d'investissement. L'objectif est de produire localement jusqu'à la moitié des besoins algériens en poudre de lait.
Le projet doit réunir sur un même site la production de fourrage, l'élevage, la traite et la transformation industrielle du lait. L'entreprise annonce à terme un cheptel de 270 000 bovins et une production annuelle d'environ 1,7 milliard de litres de lait. Une première récolte d'orge a déjà été réalisée à Tamest en mai dernier, confirmant le lancement de la production fourragère en plein Sahara.
Rapprochement Doha-AlgerLa prochaine étape doit avoir lieu en novembre 2026, avec l'arrivée des 30 000 premières vaches Holstein. La production de poudre de lait est, elle, attendue pour fin 2027. Le projet doit également soutenir l'emploi local : Baladna Algérie a lancé début septembre une campagne visant à recruter 1 000 personnes d'ici 2027.
L'investissement est aussi devenu un symbole du rapprochement économique entre Alger et Doha. En avril, un deuxième ensemble de contrats de plus de 635 millions de dollars a été signé avec des entreprises algériennes et étrangères pour l'acquisition du cheptel et la construction des infrastructures.
Pour Alger, l'enjeu est stratégique. L'importation de poudre de lait pèse depuis longtemps sur la facture alimentaire du pays. En produisant localement une partie substantielle de ses besoins, les autorités cherchent à réduire les sorties de devises et renforcer la sécurité alimentaire nationale.