
Jacques Baud a été sanctionné par l'Union européenne pour avoir dit la vérité au pouvoir. Il mérite le soutien de tous les amoureux de la liberté à travers le monde.
Cela fait neuf mois que l'Union européenne (UE) a mis en place un paquet de sanctions visant à imposer des "mesures restrictives face aux activités déstabilisatrices de la Russie". Ces sanctions sont entrées en vigueur en décembre 2025.
Parmi les personnes touchées par ces sanctions européennes figurent Jacques Baud, colonel retraité de l'armée suisse ; ancien analyste stratégique, spécialiste du renseignement et du terrorisme.
Jacques Baud est puni parce que sa position et son analyse de la guerre en Ukraine diffèrent de celles de l'UE, qui accuse Baud d'être "un invité régulier dans les émissions de télévision et de radio pro-russes", d'être un "porte-parole de la propagande pro-russe", et affirme que Baud "élabore des théories du complot, par exemple, accusant l'Ukraine d'orchestrer sa propre invasion pour rejoindre l'OTAN."
L'UE accuse en outre Baud d'être "responsable de, de mettre en œuvre ou de soutenir des actions ou politiques attribuables au gouvernement de la Fédération de Russie qui sapent ou menacent la stabilité ou la sécurité dans un pays tiers (l'Ukraine) en utilisant la manipulation et l'ingérence de l'information".
Les sanctions contre Baud "prévoient le gel des avoirs des personnes sanctionnées, une interdiction d'entrée dans l'UE et une interdiction de leur mettre des fonds à disposition".
En résumé, l'UE a emprisonné Jacques Baud, citoyen suisse, contre sa volonté, l'obligeant à rester en réalité assignée à résidence à Bruxelles, en Belgique, tout en lui refusant l'accès aux moyens de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
C'est ce qui passe aujourd'hui pour la démocratie en Europe.
Jacques Baud nie ces allégations, déclarant aux journalistes peu après l'imposition des sanctions que "je n'utilise jamais de matériel russe pour mes livres, mais exclusivement des informations ukrainiennes et occidentales, et que j'ai donc refusé les invitations des médias russes."
Il se sent particulièrement vexé par l'accusation selon laquelle il aurait promu une théorie du complot selon laquelle l'Ukraine aurait orchestré sa propre invasion, notant qu'il a plutôt cité un Oleksiy Arestovych, prononcé en 2019 alors qu'il était conseiller principal du président Zelensky, dans lequel il avertissait que les ambitions de l'Ukraine envers l'OTAN pourraient déclencher une guerre avec la Russie.
L'affaire de Jacques Baud est en cours d'examen devant l'UE, et dans ce contexte, il est crucial que le plus grand nombre possible d'Américains comprennent ce qui se passe aujourd'hui en Europe, et que les personnes et institutions que nous, Américains, considérons comme des défenseurs des valeurs partagées, s'engagent réellement dans des actions qui sont ouvertement anti-américaines au sens du terme.
Je vais me rendre en Europe en octobre pour éclairer l'affaire Jacques.
Le but de ma visite est de rencontrer et d'interviewer Jacques Baud (il a accepté pleinement cette démarche).
Je prévois une série d'interviews qui présenteront Jacques Baud à un public américain plus large, explorant son parcours professionnel, ses évaluations du conflit ukraino-russe, les détails de l'affaire de l'UE contre lui, la vie sous sanctions européennes, et l'importance de la neutralité suisse pour la paix et la sécurité internationales.
En tant que journaliste indépendant, mon travail n'est possible que grâce aux dons généreux et généreux de soutiens et de partisans.
Je vous remercie d'avance pour votre soutien dans ce travail important. La liberté d'expression est un droit humain, pas seulement une valeur américaine, et ceux qui disent la vérité au pouvoir, comme Jacques Baud, devraient bénéficier du soutien de toutes les personnes éprises de liberté dans le monde.
Par Scott Ritter
Source: Scottritter.substack.com