
Par Finian Cunningham, le 17 septembre 2026
L'analyste basé en Russie Stanislav Krapivnik démolit les affirmations récentes du ministre polonais des Affaires étrangères selon lesquelles l'OTAN "vaincrait rapidement" la Russie dans une guerre conventionnelle.
L'analyste basé en Russie Stanislav Krapivnik démolit les affirmations récentes du ministre polonais des Affaires étrangères selon lesquelles l'OTAN "vaincrait rapidement" la Russie dans une guerre conventionnelle.
Krapivnik a accordé cette interview à Strategic Culture Foundation. Son propre podcast régulier est disponible sur In The Eyes of Truth.
Le chef de la diplomatie polonaise, Radosław Sikorski, a tenu ces propos lors d'un forum public à Kiev le 11 septembre, où il a affirmé avec assurance que les forces aériennes européennes de l'OTAN submergeraient la Russie dans un affrontement ouvert.
Il a également prédit que les raids aériens de l'OTAN anéantiraient les capacités de raffinage de pétrole de la Russie en moins de six semaines. Sikorski, également vice-Premier ministre polonais, a cité des chiffres selon lesquels la flotte aérienne combinée de l'OTAN compterait 2 500 avions de combat, contre un total de 300 appareils de chasse pour la Russie. Même sans la participation militaire des États-Unis, les alliés européens pourraient facilement vaincre la Russie, a-t-il affirmé.
La bêtise de ce haut responsable polonais défie l'entendement et frôle la folie criminelle. Ne saisit-il pas que la doctrine nucléaire russe est telle qu'une guerre conventionnelle menaçant l'existence même de la Russie entraînerait le recours à son arsenal nucléaire, soit l'apocalypse pour l'Europe ?
"Sikorski fait partie de l'idiocratie européenne", a commenté Krapivnik, un ancien capitaine de l'armée américaine résidant en Russie et analyste militaire averti sur le conflit en Ukraine. Il affirme que les chiffres cités par Sikorski ne tiennent pas la route, même à première vue.
D'après les chiffres de Krapivnik, l'OTAN disposerait d'un effectif d'avions de combat deux fois supérieur à celui de la Russie, et non huit fois supérieur, comme l'affirme le ministre polonais. Et le calcul simpliste de Sikorski ne tient pas compte de l'état de préparation au combat ni de l'expérience de guerre dont dispose la Russie par rapport aux pilotes européens de l'OTAN.
De plus, les systèmes de défense aérienne russes, les S-300, -400 et -500, sont de loin supérieurs à ceux dont disposent leurs homologues européens, principalement le système américain Patriot, dont l'inefficacité à défendre l'Ukraine a été démontrée.
Par ailleurs, l'arsenal russe de drones de pointe pourrait détruire les centres de décision européens dès les premiers échanges des hostilités.
D'un point de vue strictement militaire, le Polonais Sikorski fait preuve d'une incroyable stupidité, pour ne pas dire d'une provocation imprudente. Alors pourquoi tient-il des propos aussi agressifs ?
Krapivnik fait remarquer que Sikorski incarne l'"idiocratie européenne" - cette classe politique élitiste de Bruxelles, Berlin, Londres et Paris toujours plus désespérée, car la guerre par procuration menée par l'OTAN en Ukraine contre la Russie s'est soldée par un échec cuisant.
"Le problème, c'est qu'ils [les élites de l'OTAN] sont à court d'Ukrainiens" pour leur guerre par procuration.
Sikorski et l'élite belliciste tentent d'attiser la fièvre militariste parmi les citoyens européens ordinaires pour les pousser à entrer en guerre contre la Russie. L'élite politique tente également de faire diversion face à la crise économique qu'elle a elle-même engendrée avec son objectif de longue date visant à "vaincre stratégiquement" la Russie.
Les pseudo-dirigeants politiques européens tels qu'Ursula von der Leyen, Friedrich Merz, Emmanuel Macron et le Britannique Andy Burnham, sans oublier le chef de l'OTAN Mark Rutte, ont persévéré dans leur intention d'entraîner le continent toujours plus loin dans un conflit sans issue avec la Russie.
Cette politique a ruiné les économies européennes et décimé l'Ukraine. La classe politique européenne et ses médias serviles ne peuvent admettre leur échec et doivent poursuivre leur agenda belliciste en rejetant toute diplomatie rationnelle.
Mais maintenant qu'ils sont à court de chair à canon ukrainienne, les élites européennes tentent de vendre la guerre contre la Russie à l'ensemble de la population européenne comme une fatalité et une victoire facile.
"Les élites européennes se moquent bien des Ukrainiens ou de leurs propres concitoyens... ils ne sont à leurs yeux que de la chair à canon", conclut Krapivnik.
D'où les propos déplacés du chef de la diplomatie polonaise, qui affirme que l'OTAN l'emporterait facilement face à la Russie. Lui et les élites européennes veulent la guerre. Ils en ont besoin.
Mais nous pouvons être certains que ce ne sont pas leurs enfants qui mourront... sauf si leur bellicisme insensé entraîne une conflagration nucléaire.
Traduit par Spirit of Free Speech
