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Centre d'information de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie, le 17 septembre 2026. [Photo d'illustration]
À l'approche du scrutin des 18 au 20 septembre, la Commission électorale centrale russe affirme avoir finalisé les principaux dispositifs destinés à assurer le vote dans l'ensemble du pays. Sécurité des bureaux, vote à distance, vote anticipé et organisation du scrutin à l'étranger doivent permettre le bon déroulement des élections à la Douma.
La présidente de la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie, Ella Pamfilova, a fait le point, le 17 septembre, sur la préparation des élections à la Douma d'État, la chambre basse du parlement russe. À la veille du début du vote, elle a assuré que le système électoral était prêt, tout en soulignant que le scrutin se déroulerait dans des "conditions extrêmes", dans un contexte qu'elle décrit comme marqué par une forte pression des pays occidentaux.
Les électeurs russes sont appelés aux urnes du 18 au 20 septembre pour renouveler les 450 sièges de la Douma. Le scrutin se tiendra sur trois jours, parallèlement à de nombreuses élections régionales et locales organisées à travers le pays.
Cette campagne se distingue notamment par la participation, pour la première fois à des élections fédérales à la Douma, des habitants de la République populaire de Donetsk (RPD), de la République populaire de Lougansk (RPL), ainsi que des régions de Zaporojié et de Kherson. Ella Pamfilova a précisé qu'un dispositif particulier y serait appliqué dans le cadre de la loi martiale. Des règles spécifiques concerneront au total douze régions, parmi lesquelles la Crimée, Sébastopol et plusieurs territoires.
La campagne se caractérise également par le nombre de candidats en lice. Au total, 4 361 personnes ont été enregistrées pour les élections à la Douma : 2 774 sur les listes fédérales de dix partis et 1 587 dans les circonscriptions uninominales. Plusieurs candidats s'affronteront dans chacune de ces circonscriptions. Huit régions organiseront par ailleurs des élections directes de gouverneurs, avec 38 candidats issus de huit partis.
Une sécurité renforcée sur le terrain et dans l'espace numériqueDans ce contexte, la sécurité constitue l'une des principales priorités de la CEC. Selon Pamfilova, l'organisation du vote sur trois jours doit notamment permettre d'adapter le déroulement du scrutin aux conditions locales et de renforcer la protection des électeurs et des commissions.
Chaque commission électorale dispose d'un responsable chargé d'organiser une éventuelle évacuation. Des locaux de repli, des sources d'alimentation électrique, des détecteurs de métaux et du matériel de premiers soins ont également été prévus lorsque la situation l'exige.
La protection des infrastructures numériques fait elle aussi l'objet d'une attention particulière. Pamfilova a annoncé qu'une tentative visant à discréditer le système automatisé d'État "Vybory" ainsi que l'infrastructure du vote électronique avait été déjouée. La présidente de la CEC a indiqué que les mécanismes nécessaires avaient été mis en place pour faire face à d'éventuelles nouvelles attaques.
Le système "Vybory" fonctionne par ailleurs de manière autonome par rapport à internet, un élément que la CEC met en avant dans son dispositif de protection face aux menaces extérieures.
Plusieurs dispositifs pour permettre aux électeurs de voterEn parallèle des mesures de sécurité, plusieurs modalités de vote ont été mises en place afin de garantir l'accès au scrutin dans des conditions très différentes selon les régions.
Le vote électronique à distance sera accessible dans 33 régions. Plus de 4,05 millions de demandes avaient déjà été enregistrées pour utiliser ce dispositif et plus de trois millions d'électeurs avaient demandé à voter dans un autre bureau grâce au système "Mobilité électorale".
Le vote anticipé a, lui, débuté dès le 30 août. Au 17 septembre, 203 952 électeurs avaient déjà voté, principalement dans des zones éloignées ou difficiles d'accès. Ella Pamfilova a également présenté les militaires et les participants à l'opération militaire spéciale comme l'un des groupes d'électeurs les plus actifs.
Le dispositif s'étend enfin au-delà des frontières russes. Au total, 333 bureaux de vote ont été mis en place dans 152 pays grâce au travail conjoint de la CEC et du ministère russe des Affaires étrangères. Environ 14 000 Russes avaient déjà voté par anticipation à l'étranger.
Malgré les contraintes sécuritaires, logistiques et techniques, Pamfilova a assuré que la CEC entendait maintenir "l'ouverture et la transparence" du processus électoral, présentées par la Commission comme des conditions essentielles à la confiance des électeurs et au bon déroulement du scrutin.